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ENFINE-ART
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(posté le 21/06/03)
Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin ;
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère ;
Elle entrait, et disait : « Bonjour mon petit père » ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre mes mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c'était un esprit avant d'être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme.
Elle me consultait sur tout à tous moments.
Oh ! que de soirs d'hiver radieux et charmants
Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
Tout près, quelques amis causant au coin du feu !
J'appelais cette vie être content de peu !
Et dire qu'elle est morte ! Hélas ! Que Dieu m'assiste !
Je n'étais jamais gai quand je la sentais triste
J'étais morne au milieu du bal le plus joyeux
Si j'avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.
Victor Hugo ( les Contemplations )
(posté le 18/06/03)

Histoire d'Enfiniens

Il était une fois un site nommé Enfine qui avait pour vocation de venir en aide aux personnes touchées par les TCA. Un forum des plus cathartique ( ) pour moi, toi, nous (Toinou, ) car il (Cary) favorise le dialogue (Dia). Ca balise ( ) notre route sans nous transformer en esprit gregaire (Chouchou), c'est un solide (ma tite Marmotte) appui. C'est l'île où ( ,Lilou) l'on pose ses valises (Valy + Val) pour s'absenter ( ) du réel quand celui-ci nous semble trop dur. On se repose parmi les anges ( ) et l'odeur des roses ( ) et de nouveau, on sourit (Souris). Comme quand Noé mit (Noémie) un couple de chaque espèce sur son arche pour les sauver de l'eau, là (Lola), Enfine met l'identité (Mély) de chacun à l'abri pour ne pas qu'il oublie (Kilou) qu'à l'issue (Calice) de la maladie, le bonheur nous attend. Grâce au forum, les filles ne sont plus lasses comme (Lasco) avant, elles win (Elween) tous les combats oubliant le mysticisme (Mysti) dans lequel elles avaient pu plonger. Il leur arrive même de trouver leur Jules ici (Julie) et il n'est pas improbable d'entendre parler de p'tite mariée (P'tite Marie) enfinienne un de ces jours (LOL). Parfois s'installe une jolie zizanie (Lysi) mais jamais longtemps car on se moque de savoir si les enfiniens sont au collège ou ont fait l'ENA, nous (Léna + Nanou) on veut juste partager un petit piou (Petipiou) de tendresse, déposé notre souffrance comme un missile inoffensif (Missiline) et prendre de la vie (Vi) ce que le christ offre (Xoff) de plus doux. Ce qu'Enfine m'a donné n'a (Néna la mouche) pas de prix...


Lodie
(posté le 16/06/03)
Regarder là dans son insouscience
courir à folle allure.
Sous ses airs d'innocence;
s'enfuir dans son aventure

Elle est partie dans ce vent de folie
Elle ne se sent pas jolie
Pourtant dans certain intant de gaïté
Là;se révèle sa profonde beauté

Ses moments rares;
ces moments de hasard;
où elle se sent elle,
où elle se sent pousser des ailes.

Si frêles
et pourtant bien réelles.
Ce soir,ne voulant pas rester au noir,
elle ne veut pas broyer du noir.

Elle rêve,
de ressembler à Eve,
d'un voyage paradisiaque,
de cet opéra du lac des cygnes.

Elle veut faire la trêve,
elle erre
son esprit flotte dans l'air,
de la brise légère.

Elle a décidé de s'offrir,
dans son beau délire
des bijoux,diamants ,rubis
emeraudes et saphirs.

manue :)
(posté le 16/06/03)
Grande Arche, porte du temps, passage entre deux dimensions, entre deux espace-temps.

Grande marche vers quoi ? vers qui ? vers toi ?

Ecrasée par le ciel et les tours, présente dans mes oreilles, espace absolu ou courbure de l'espace-temps...

Newton où es-tu ?




Cath
(posté le 30/05/03)
Avec mon paradigme ( manière Alanis Morrissette). @Diaphana

"I Think"

I Think the hungry are really a huge problem
I Think the soul are too much on my mind
I Think the infinity have got a lot to do with why the world sucks
But what can you do?

Like a Red rain, beating down on me
Like a Pollyanna line, which won't let go of my brain
Like my father's ass, it is in my head
Blame it on my body
Blame it on my body
Blame it on my body

I Think the reality are gonna drive us all crazy
And the food make me feel like a child
I Think the wide will eventually be the downfall of civilization
But what can you do? I said what can you do?

Like a Red rain, beating down on me
Like a Pollyanna line, which won't let go of my brain
Like my father's ass, it is in my head
Blame it on my body
Blame it on my body
Blame it on my body

Like a Red rain, beating down on me
Like my father's smile, cruel and cold
Like Pollyanna's ass, it is in my head
Blame it on my body
Blame it on my body
Blame it on my body

*******************************************************

"Will to Live"

I feel miserable
The hungry make me ill
I feel miserable
The soul tear at my foundations
I feel miserable
The infinity are dragging me down to the depths of misery
I want to die

Is it because of my body that I feel this way?
With the Red rays of misery pounding on my brain?
Or am I lost in tale of Pollyanna, adrift far from home
I don't think so, I don't think so.

My father Broke My Will to Live
My father Broke My Will to Live
My father Broke My Will to Live
I was getting better but then
My father Broke My Will to Live

I feel miserable
The reality rot the flesh from my bones
I feel miserable
The food defeat my purpose
I feel miserable
The wide are doing their best to impale my soul
I want to die

Is it because of my body that I feel this way?
With the Red rays of misery pounding on my brain?
Am I lost in tale of Pollyanna, adrift far from home
I don't think so, I don't think so.

My father Broke My Will to Live
My father Broke My Will to Live
Oh God, my father Broke My Will to Live
I was getting better but then
My father Broke My Will to Live

*******************************************************

"Why"

The hungry, the soul, the infinity
Why God, Why?
The soul, the reality, my body
Why God, Why?

What have I done to deserve this Red horror?
Surrounded on all sides with the Hell of my body
Like a Pollyanna character, I'm wordy and alone
Why God, Why?

The food, the hungry, the wide
Why God, Why?
My body, the wide, the infinity
Why God, Why?

What have I done to deserve this Red disaster that is my life?
Surrounded on all sides with the Hell of my body
Like a Pollyanna character, I'm wordy and alone
Why God, Why?

What have I done to deserve this Red misery?
Surrounded on all sides with the Hell of my body
Like a Pollyanna character, I'm wordy and alone
Why God, Why?

Why God, Why?
Why God, Why?
Why God, Why?
Why God, Why?

@ Diaphana( Coralie Adato) merci au travail de David Neilsen
(posté le 25/05/03)
Envie de liberté.
Pas l'emprise de drogue
Pas de prison vitale,
Juste un temps d'arrêt.
Frontière entre la vie, la folie,
Combat contre soi
Dissociation du moi
Pour un peu de répit.
Pas de pression du monde
Pas de temps qui défile
Un arrêt pour un repos
Un risque de perdre la vie.
Saut dans le vide, sans filet,
Plus de risques mesurés.
Un temps pour la vie, sans penser à la mort,
Un temps pour la folie, sans penser à la vie.
Une lutte pour revenir dans la vie
Jusqu'au prochain arrêt
Sans savoir s'il sera au paradis.

So
(posté le 24/05/03)

C'EST MA FAUTE

Il est bien tard je comprends
La terre a deja fait deux tours
Mais tu sais ça fait longtemps
Que je patiente jusqu'a ce jour
Plus on attend plus c'est dur
D'avouer qu'on a tous les torts
Mais je n'suis plus vraiment sur
Que cela nous serve encore
Si j'abuse de ton temps
Je m'excuse j'veux dire seulement

C'est ma faute, c'est ma faute
Si l'on est si loin l'un de l'autre
C'est ma faute, c'est ma faute
Si l'on est plus rien l'un pour l'autre

Je n'veux pas ue tu pardonnes encore
Ni meme que tu m'écoutes
Je veux que la nuit quand tu dors
Tu n'aies jamais plus aucun doute
Je dois partir maintenant
Et laisser tourner la terre
Et laisser la poussiere du temps
Recouvrir notre histoire entiere
Mais j'abuse de ton temps
J'n'ai plus d'excuse je pars maintenant
Je sais j'abuse de ton temps
J'n'ai plus d'excuse j'veux dire seulement

Kyo
(posté le 15/05/03)
Vilain petit canard,
Visage déformé et caché
Pour ne pas être démasqué,
Encore un comportement bizarre.
Personne ne voit ce monstre
Personne ne perçoit sa détresse,
Tout le monde est indifférent.
Tous ces gens ont peur.
Ils aiment parler de leur voisin,
Ils aiment médire et prédire,
Mais disparaissent quand on a besoin d'aide.
Quand on ne peut pas parler
Quand on est menacé,
Ils perdent leur goût du commérage
Et se disent qu'il faut laisser passer l'orage.
Que chacun est maître de son foyer
Que chacun est maître de sa chambrée.
Que l'enfant appartient au chef
Même celui de la pire espèce.
On ferme les yeux,
On ferme la bouche,
On se bouche les oreilles,
On fait le singe idiot qui ne comprend rien.
En attendant que passe la crise,
En attendant une petite fille va finir par mourir.
Que la vie leur donne tout ce qu'ils désirent,
Mais que leur mort se passe dans d'atroces souffrances.
Alors je ferai le petit singe
Qui ne les aidera pas à mourir
Car ce sont eux qui doivent prendre ce long chemin
Celui de l'enfer de ceux qui vont finir
Leur long périple à genoux
Devant le jugement de Lucifer.

So
(posté le 05/05/03)
Coeur, organe du savoir
Sang de notre histoire
Filtre de notre douleur
Passage du bonheur.

Coeur, absorption du mal
Blessure de l'anormal
Amour immorale
Asphyxie fatale.

Coeur, redistribution de l'amour
Équilibre d'un corps lourd
Pesée entre le mal et le pour,
Tout pour un peu d'amour.

Coeur, pompe de la vie
Prise des coups
Rejet de l'amour
Mais battement pour la vie.

Combat contre cet échange
Oxygène de la vie
Dioxyde de la mort
Lutte pour un équilibre .

Respiration pour la vie
Coeur, muscle de la souffrance
Balance de la mort
Avec un poids en plus pour la vie.

So
(posté le 04/05/03)

UN GRAIN DE SABLE

So est un grain de sable
Parfois doré
Mais souvent sale
Comme les traces que laisse la marée.

L'horizon n'a pas de fin,
L'horizon est sinueux,
Le tourment des vagues,
La mer dans un ébat avec le vent.

Le vent meurt lentement,
Mais la mer reste dans un grand tourment
Elle se vide d'une partie d'elle,
De son écume meurtrie et salie.

Comment la trouver belle,
Comment l'aider à s'en débarrasser
Quand l'écume devient incontrôlable,
Quand l'écume devient une barrière.

Une barrière qui empêche les autres de l'atteindre
Qui empêche les gens de l'approcher
Pour ne pas la pénétrer
Sans qu'elle ne soit prête à les accepter.

Souffrance d'une séparation avec le monde
Souffrance d'une peur du monde
Soulagement d'une certaine protection
Contre de mauvaises intentions.

So
(posté le 03/05/03)

DIS-MOI CE QUE VIVRE VEUT DIRE..

J'ai si souvent pensé que vivre n'était que pure logique
Je me disais, guéris, tu verras le soleil
Sors de ce vain carcan, de ces peurs maléfiques
Répands de la couleur, aie confiance en l'éveil..

Et puis, je me suis tue, j'ai préféré tomber
J'ai vu tous les abîmes, la mort était bégnine
Cette perfusion au bras, en horrible étranger
Me donnait l'illusion de ne pas franchir la ligne


Aujourd'hui, plus rien ne se voit, plus de trace
La souffrance est bien là, elle enfle, elle plonge,
Mais je cache, je souris, j'esquive, je me lasse
De ce corps qui me pèse, cette honte qui me ronge


Et je me sens indigne de tout ce que l'on m'offre
Tous les efforts d'autrui pour gommer la noirceur
J'ai rêvé d'un cristal à l'abri dans un coffre
Celui de tous vos mots atténuant la torpeur


Dis-moi, toi qui sais, ce que vivre veut dire
Fais -moi goûter le suc de ce fruit défendu
Accepterais-je un jour l'acte de me nourrir
Sans me sentir souillée, sans me sentir perdue ?

Sophie
(posté le 29/04/03)

Le noir ou la lumière

Silencieuse elle se glisse
souvent sans prévenir
noire et triste,
Elle apporte le chagrin
la tristesse
elle brise les coeurs,
quelques fois elle apaise
Quand la vie est insoutenable
par la souffrance
je l'appelle,
pour trouver la paix
Certaines personnes la provoque
inlassablement
pour rencontrer des sensations,
moi par dépression
Elle est le contraire de la vie
de la lumière
elle reste une énigme,
qu'y-a-t-il après
...
Mystère
le noir ou la lumière
Lilou
(posté le 29/04/03)

Viens à moi

Lève toi ,
et tue-moi!
Grâce à ta main je souhaite pouvoir m'allonger ,
dans ce lit d'âcre, sans rien regretter.

S'il te plaît met fin à ma vie ,
car sans toi rien ne me sourit.
Détruis-moi ,détruis mes rêves,
Achève-moi sans aucune trêve.

Ne crois pas que je veuille mourir,
mais je ne peux survivre sans ton sourire.
Je serai comme un corps sans coeur,
un cadavre habité par le malheur.

Poignarde-moi brutalement!
Mets fin à ma vie violemment !
Je n'ai pas peur de mourir
si c'est toi qui me fais souffrir.

Tu peux y mettre un terme quand tu le souhaites.
Tout de suite ou demain peut-être.
Peut m'importe ,car tu seras là.
Je trépasse ... Je me meurs ...Grâce à toi

Lilou
(posté le 27/04/03)
Je voudrais pouvoir m'évader
Ouvrir une fenêtre et m'envoler
Ne plus réfléchir, ne plus penser
Effacer les questions obsessantes
Je veux pouvoir me lever
Sans savoir où je vais aller
Ne plus vivre de situations courantes
Partir à l'aventure.
Il est temps de me réveiller
Et de constater cette rupture
Entre rêve et réalité.


Un pas, deux pas, j'avance

Heureuse, malheureuse, qui sait ?

Je marche vers une autre existence

Je quitte ma vie, je meurs et je renais.


Qu'est-ce qui m'attends là-bas

Derrière ce mur de lumière

Qui pourrait m'aider à faire ce pas

Qui m'amène à ce mystérieux univers


Je verrai bien plus tard

Quand je serai derrière ce mur

Ce que c'est d'être mort, d'en avoir marre

De vivre dans le néant, l'absurde


Je verrai bien, alors j'avance

Vers ce monde de Paradis

Vers cette lumière fluorescente

Pour renaître et puis...

Lilou
(posté le 26/04/03)

Larme l'arme alarme

C'est une larme tombant du ciel
sa chute est longue et douloureuse
arrachée par le vent
allourdie par l'attraction
elle tombe sur un imperméable
la personne fait semblant de ne pas la voir
elle sait d'où vient la larme
elle sait pourquoi
elle en connaît le sel
mais elle fait semblant de ne pas la voir

Cath
(posté le 25/04/03)

La vie

Parfois on ne vit plus sa vie
On ne fait que l'imaginer
Souvent on aimerait la transformer
Mais on ne fait que rêver

On se crée cette magie,
On se perd dans ses songes
Qui absorbent comme une éponge
Toutes ces idées; cette mélancolie

De vouloir faire de sa vie
Un véritable conte de fée
Mais au lieu de la rêver
Réussir à la concrétiser

En toute simplicité
Dans cette réalité;
Ne plus inventer cette vie

A laquelle on a tant espéré

C'est l'heure d'ouvrir les yeux
Et de se mettre en quête
De cette vie si parfaite...

Lilou
(posté le 22/04/03)
Le décalage est le mot maître de sa vie.
Elle s'est toujours sentie différente des autres.
Elle connaît le mot amour mais ressent de la souffrance.
Elle ne contrôle pas son environnement,
Elle dirige son propre monde.
Un monde qui la protège de la souffrance de la réalité qu'on lui impose.

Une chose l'empêche d'entrer totalement dans ce monde : LE CORPS.
L'unique rappel à la réalité.
Les formes de son corps ne sont que des kilos superflus
Qui ne servent qu'à persécuter son esprit.

Le temps devient peu à peu synonyme d'autodestruction.
Elle reste seule avec elle-même.
Elle doit sûrement beaucoup aimer la vie pour ne pas en finir radicalement avec elle.

Elle prend ce qu'elle lui donne,
Souffre de ce qu'elle lui prend,
Elle lui a tellement pris qu'elle la déteste
Mais aussi tant donné
Qu'elle ne peut que l'aimer.

Je voudrai juste qu'elle soit moins égoïste.

so
(posté le 22/04/03)
Est-ce que la mélancolie est une maladie ?
Tout semble être maladie mais rien ne guérit.

C'est lourd, étouffant, oppressant,
C'est l'angoisse du soir.
Elle arrive avec le monde des songes,
Le moment propice, le moment des démons,
Le passage du cauchemar d'une vie
Aux cauchemars du monde des endormis.
Ya pas de fées, ya pas de gardiens,
La porte est grande ouverte
A tous ceux qui ne veulent pas que du bien.

Monde de la nuit, monde de la lune,
Vie nocturne des démons qui font mal,
Des démons du passé qui font peur
Et qui frappent à la porte du présent,
Que de monstres malveillants,
Que de cauchemars effrayants.
Qui sont ces démons ?
Un papa sans frontière
Une maman, vraie vipère
Un frère, prostituant,
Pas pour de l'argent
Pour jouer les grands
Et finir par détruire ce qui reste dedans.

Dans quoi ?
Dans mon coeur, dans ma vie,
Dans mon corps, tous très souffrants.
Je veux plus souffrir, aidez moi à trouver
Un esprit paisible et un corps acceptable,
Pour une vie moins misérable
Et des nuits pleines de songes, de rêves,
Mais plus de peur, plus de douleur,
Détruisez ces démons
Ses monstres qui veulent entrer dans mon monde.
Je vous en supplie, aidez-moi à les tuer.

So
(posté le 19/04/03)

LE FLOU A UNE IMAGE

so vit dans le trouble, dans la transparence
so vit dans la solitude et un flou apparent.
Mais so existe car elle a un corps
so existe car elle a un poids.
Une pesée de souffrance
Un coeur de plusieurs kilos
Qui lui rappelle qu'il y a encore du chemin
Pour atteindre des jours un peu plus chauds.
so se sent triste mais c'est signe de vie
so baigne dans une folie
Une psychose de la vie
Cause d'une naissance difficile
Cause d'être née fille.
so montre le visage de la souffrance qu'elle supporte
Pour se rappeler qu'un jour elle oubliera la porte
Qui l'emmène toujours dans le passé
La torture, le viol et la différence qui l'emporte
Vers un monde bien caché
Mais qui ne lui permet pas d'exister.

J'ai peur de me laisser aller,
J'ai peur de me laisser vivre,
Et de faire du mal à tous ceux qui sont prêts
A m'aider, à me nourrir pour réussir à vivre.
A m'écouter et me serrer pour me dire qu'ils sont là
Et me le montrer.
J'ai peur et ya pas de médicaments pour ça J'ai peur et j'vais devoir apprendre à vivre comme ça.
J'ai peur mais heureusement ça ne m'empêche plus d'aimer.

So
(posté le 19/04/03)
la solitude du cristal
transparence intolérable
netteté inégalée
du désir de pureté
cassée en mille morceaux
brisée sous un marteau
multitude émerveille
pour un millier de soleils

pars avant que je ne casse
explosant vers ta cuirasse
de verrières pénétrantes
et de lumières aveuglantes

pars avant de regretter
mon amour pailleté
piquant, rugueux, ensanglanté
mais brillant par le passé
pars avant...

Cath
(posté le 19/04/03)

C'est sophie, elle a mal

C'est sophie, elle pleure
Et c'est la seule chose qui montre qu'elle a un coeur.
On l'abandonne, elle abandonne,
On vit alors qu'elle meurt,
Elle pleure de tout son coeur,
Un coeur sans aucune valeur
On le laisse pleurer, saigner, se détester
Jusqu'à étouffer.

C'est sophie, elle pleure,
Elle doit faire le deuil d'une vie,
Elle doit faire le deuil d'une famille,
Elle oublie ses rêves de petite fille,
Rêves qui deviennent impossible,
Pour une vieille anorexique,
Une fille à l'âge où plus rien n'est permis,
Sauf garder son anorexie, sa seule ennemie fidèle.

C'est sophie, elle pleure,
Elle pleure pour ne pas crier sa peine
Pour ne pas hurler sa haine,
D'une vie qu'elle n'a pas choisi,
Et qu'elle n'a plus le courage de transformer,
De quitter ce qu'elle connaît,
Les affres de la vie
Mais toujours avec l'anorexie.

C'est moi, je pleure
Parce que je ne sais plus si je veux guérir
Ou bien plutôt mourir,
Quitter une vie de douleurs
Ou vivre et risquer d'être toujours aussi malheureuse.
C'est la décision d'une vie, pour la mort...pour la vie...
Qui aura de toute façon la même conclusion a priori
La fin plus ou moins rapide, d'une vie merdique.

so
(posté le 17/04/03)

Incertitude

Depuis si longtemps,
J’erre dans un océan
Sans borne, sans fond.
Pas un récif, pas un écueil,
Aucune terre pour m’y attacher.

Je progresse dans ces eaux,
Tantôt chaudes tantôt glacées,
Tantôt calmes tantôt tempétueuses.
Dessous, le néant.
Dessus, peut-être un ciel,
Mais une brume opaque le cache,
Laissant juste assez de lumière
Pour voir que je pense, donc je suis
Je ?


Parfois j’imagine approcher quelque île.
Mais en tentant de la toucher,
Celle-ci s’enfonce dans l’abîme.
Je ne sais pas pourquoi je suis.
Je ne sais pas où je vais.
Je ne sais pas pourquoi continuer.
Une certitude : c’est que j’en ai aucune.
Un but : c’est d’en trouver un.
Me laisser noyer, j’aurai toujours le temps.
Je continue donc de progresser
Dans cet océan infini
Tant qu’il y a force et espoir…

lilou
(posté le 14/04/03)

DISSOCIATION POUR PROTECTION

Chuuuuttttt......
Ne pas faire de bruit, être invisible, pour ne pas être violée et encore menacée
Chuuuuttttt......
Marcher sur la pointe des pieds pour ne pas le réveiller avant que je ne sois lavée
Chuuuuttttt.......
Il faut arrêter de respirer car il est entré.

Je bascule dans un autre monde, le monde des âmes réfugiées, pour ne pas avoir à supporter parce que le corps est en train d'être transpercé et à nouveau ensanglanté.
Je suis paralysée, terrifiée, humiliée, souillée, désabusée d'être encore vivante dans un corps objet.

Je reviens pour le désouiller, le désinfecter.
Mais cette odeur persistante de l'amour immodéré d'un être qui ne voit qu'un objet,
Mais ce goût immonde de la fin de son sacrilège de pervers,
Font de moi une chose perdue et irrécupérable.

Je vis encore, je subis encore,
Je dois être tombée dans la folie
Je dois être comme lui
Pour continuer à subir.

Je suis un esprit maléfique dans un corps de petite fille,
Je suis un monstre démoniaque qui finira par faire du mal,
Je suis dans un monde de haine et de colère
Je ne veux pas être comme mon père.

Je suis dans un monde plein de mystère
Personne ne peut l'atteindre ni le comprendre
Personne ne peut l'accepter ni me protéger
Alors j'ai décidé de le garder.

Je veux y rester
Tant que personne ne pourra me sauver
D'un futur qui tend à dépeindre du passé.
J'y disparais pour ne pas me tuer.

Mais s'il vous plaît, ne me laissez pas m'y suicider.

so
(posté le 15/04/03)
Mère de sang, fille en sang, coeur sanglant,
mère de la peur, mère de la terreur,
mère de la haine, mère sans gêne,
mais mère quand même.
J'ai peur d'être la fille de ma mère,
de faire du mal à ceux que j'aime,
de leur faire vivre un enfer,
mais c'est de la haine !
Alors que moi je les aime !


Comment peut-on dire va-t-en à sa mère ?
Comment peut-on renier cette consanguinité mortifère ?


Entaille de ma paume,
tu ne purifieras jamais ce sang en un tome.
Tu écoules ce sang de la violence,
ce sang de la maltraitance
qui se renouvelle sans cesse
et prend sa source au coeur de ma souffrance.

Marques d'appartenance au clan de la différence,
à la tribu de la violence,
sang qui s'écoule, s'arrête et marque la tête
quand le miroir fait apparaître
la marque d'appartenance,
la marque de reconnaissance,
qui fait de moi à jamais,
un membre du clan effrayant,
la fille d'une mère et d'un père menaçant.

so
(posté le 14/04/03)

amie ? ennemie ?

Je ne sais pas quoi en dire
Je l'aime ou je la déteste ?
Les gens en ont peur comme de la peste
Moi je ne sais pas quoi dire.

Anorexie tu me gâches la vie
Du moins ce qu'il en reste
Toi et ton côté funeste
Tu te joues de moi et tu ries

Anorexie tu me protèges de la vie
Tu es devenue ma carapace
Sur ce corps qui si souvent se casse
Avec toi je me sens à l'abri

Alors que choisir
Amie ou ennemie
Ennemie ou amie
Les deux voilà le pire

Autour de moi tout me fait peur
Les proches, les amis, les gens
Alors je reste cachée en dedans
Laissant place à la torpeur

J'ai peur alors je dis toujours
Mais je suis anorexique
Fragile comme un élastique
Et là je fais le vide aux alentours

Mon excuse je l'ai trouvée
Puisque je n'ai plus d'ailes
En toi j'ai trouvé une aide
Je me sens moins abandonnée

Anorexie
Amie ?
Ennemie ?
Pour la vie ?

lilou
(posté le 14/04/03)

ROUTINE MORTELLE

Souffrance du passé
Souffrance du présent
Souffrance pour le futur
Mais souffrance dans toute sa démesure

Souffrance qui fait la guerre à la douleur
Celle du corps, celle du coeur
Douleur persistante qui perd des batailles
Pour renforcer la confiance en soi qu'a la souffrance.

Deux mots, deux entités, deux saignements
Saignements de mes entrailles
Saignements de mon oesophage
Saignements du bien être étranger

Sang de la féminité
Sang de la virginité
Corps souillé qui devient asexué
Corps torturé que l'âme doit abandonner

Souffrance dans la tête
Douleur dans le corps
Guerre inachevée de deux entités
Qui ne pourront jamais être séparées.

pppfffff, c'est la routine
De deux inséparables qui vont s'entre-tuer
Pour finir par ouvrir les portes fermées de la vie
Sur un océan de vide et mortuaire

So
(posté le 13/04/03)
Prostitution pour mission
Donner aux autres et refuser de prendre
Objet de déplaisir, squelette déambulant
Mourir à chaque blessure me pénétrant

Jeter ce corps au cimetière
Balancer cette vie en enfer
Seules récompenses
Pour avoir laisser faire ses monstres vivants

Je me tue, je meurs, je pleure
Je me venge du mal par le mal
Corps, souillure de la vie
Que la mort rejette aussi

Pas de place sur cette terre,
Sûrement pas de place au paradis
Porte de l'enfer barricadée
Fermée à un monstre perdu

Monstre du monde perdu
Rejetée pour avoir offert son corps
Abandonnée après avoir été suicidée
Détestée pour avoir survécu.

So
(posté le 13/04/03)

Elle est partout...

Un soir elle s'est présentée
A ce moment là je n'y croyais pas
Ce n'est toujours pas le cas
Elle est venue sans avoir été invitée

Elle est entrée en moi
Je n'ai rien dit n'ai rien vu
J'ai juste eu peur de sa venue
Trop tard, elle ne s'envolera pas

Peu à peu elle m'a tout pris
Elle me laissait tomber
Elle me laissait sombrer
M'éloignant de la vie

Aujourd'hui je n'ai plus rien
Ni envie ni espoir
Seule la peur me hante tous les soirs
Avec des souvenirs bien lointains

On te nomme anorexie
Tu t'installes où bon te semble
A aucun moment tu ne trembles
Anorexie tu m'a pris ma vie

Alors tu deviens la plus forte
Tu diriges, tu décides tout
Et avec moi tu joues
Bien installée tu as verrouillé la porte

Jours suivants : je n'y pense pas
Jours présents : trop de souffrances
Jours passés : trop de méfiances
Alors jusqu'à ma mort tu seras là...

Tu as jeté la clé et tu vas rester

Lilou...
(posté le 13/04/03)

SOUVENIR D'OUBLI

Cuir de souffrance
Coups de maltraitance
Pour combattre l'ennui
Jeux d'adultes sur enfant soumise.

Héritage incontrôlable,
Génétique mal connue,
Peur d'être héritière
De jeux d'adultes qui marquent au fer.

Défigurée pour supprimer
Les cris d'une enfant déjà trop maltraitée
Cris insupportables de la souffrance
Étouffés par l'enfermement et l'oubli.

Amnésie de la vie
Oubli d'une petite fille
Dans un lieu sordide
Qui la défigure pour la vie.

Le miroir est le reflet de mon passé qui est marqué à jamais.

so
(posté le 11/04/03)

ANOREXIE DE LA VIE

Qui est Sophie sans toi ?
Pourquoi est-il si difficile de t'abandonner ?

J'ai peur d'être abandonnée.
Sophie existe sans l'anorexie.
Elle a une famille et c'est Enfine.
Elle n'a qu'une famille qui appelle à la vie.

Tourments de ma vie
Vous avez oublié de me voler,
De me prendre le sentiment d'aimer
Qui fait souffrir mais qui va me sauver.

Amour sans coups
Amour sans viols
Amour sans peur
Amour de la confiance.

Glisser vers le futur
Pour ne plus remonter dans le passé
Pour ne plus avoir de regrets
Pour ne plus culpabiliser

Coupable d'être née
Coupable d'être différente
Coupable de vouloir vivre
Vivre sans la peur de subir.

Tout quitter, s'enfuir,
La rue est un souvenir
Froid en ce temps là
Doux me disant que je suis là.

Peur d'être atypique
Détruite par la vie
Peur d'être trop hermétique
Mais d'être vouée à l'hôpital psychiatrique.

A la recherche de soi
A la recherche de l'autre
A la recherche de la vie
Sans crainte pour l'avenir.

so la marmotte
(posté le 09/04/03)

Crawling

Crawling in my skin
Consuming all I feel
Fear is how I fall
Confusing what is real
There's something inside me that pulls beneath the surface
Consuming, confusing
This lack of self control I fear is never ending
Controlling
I can't seem to find myself again
My walls are closing in
[Without a sense of confidence and I'm convinced
that it's too much pressure to take]
I've felt this way before
So insecure
Discomfort, endlessly has pulled itself upon me
Distracting, reacting
Against my will I stand beside my own reflection
It's haunting how I can't seem...

Linkin Park, "Hybrid theory [#5]"
(posté le 06/04/03)
Depuis six mille ans la guerre
Plait aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs.

Victor Hugo,
Depuis six mille ans la guerre, Recueil : Les chansons des rues et des bois.
(posté le 06/04/03)

FIN DE L'ANOREXIE

Mirage de ma vie, anorexie,
Illusion qui se confond
Entre mon monde et la vie.
Anorexie, je n'ai que du mépris.

J'ai froid avec toi
Je meurs avec toi
Je veux mourir sans toi
Je veux partir pour te détruire

Création de mon esprit
Réaction à la vie que j'ai subie
Tu as réussi
A faire de moi tienne mais ennemie.

Je suis l'anorexie
Elle est moi, je suis elle
Nous sommes en symbiose
Pour le meilleur et surtout le pire.

Je ne suis personne
Juste une immonde chose
Que tu as prise
Pour l'utiliser à ta guise.

Je ne suis rien
Une poussière dans un univers
Un univers vide de tout
Rempli de rien.

Je dois te tuer, anorexie,
Il est temps de faire le choix
La vie que tu as détruite
Ou la mort qui nous séparera.

Tu as eu une longue vie
Vingt trois ans exactement
Et moi un long cauchemar
Entre toi et des gens malmenants

J'ai droit à une mort paisible
Celle qui va me libérer
De cette vie impossible
Dont personne ne voudrait sans tenter de se tuer.

so
(posté le 06/04/03)

RECHERCHE CORPS DÉSESPÉRÉMENT

Jeune fille, 23 ans
Et déjà une vie pleine de tourments
Âme perdue, corps déchu
Symbiose corrompue.

Corps volé
Dés les premières années
Souffrances démesurées
Pour amour inadapté.

Brûlures d'amour
Cicatrises de maltraitance
Souillure de semence
Pourquoi tant d'amour ?

Univers sans mystère
Pour une fillette et son père
Tant de douleur
Donner avec tant de coeur.

Un corps foutu
Cause d'un amour éperdu
Faute d'une petite fille
Qui ne sait pas être gentille.

Ce corps vit
Mais est poursuivi par l'anorexie
Maladie de la pureté
Maladie de la saleté.

Recherche corps désespérément
Perdu il y a 23 ans
Dans un émoi de torture
Dans un départ plein de ratures.

so
(posté le 05/04/03)
Tu es venue, La Mort, ce matin de printemps.
Te rappelles-tu, il n'y a pas si longtemps.
Je ne t'avais pas invitée.
Tu n'as pas eu peur d'entrer.

Tu n'étais pas de noir vêtue,
La nuit ou tu m'es apparue.
Pas de ride pas de faux,
Pas même ce long manteau.

Tu étais douce et fraîche,
Amicale et accueillante.
Tu n'es pas ce que l'on prêche.
Tu es bien plus troublante.

Tu es venue, La Mort, cette nuit de printemps.
Te rappelles-tu, il y a déjà longtemps.
Je ne t'avais pas invitée.
Tu n'as pas eu peur d'entrer.

Tu m'as séduite, tu m'as soumise.
Je t'avais presque ouvert les bras.
Que croyais-tu? La Mort !
Qu'à vingt ans j'accepterai la méprise ?

Tu es venue, La Mort, cette nuit de printemps.
Te rappelles-tu, il y a déjà longtemps.
Je ne t'avais pas invitée.
Ils ne t'ont pas laissée m'emporter.

Lilou...
(posté le 05/04/03)

Copyright Enfine

Cath
(posté le 04/04/03)

La mort était pour moi un compagnon de route
souvent elle vient me voir, mais jamais ne me prend.
Mon amitié pour elle, la fait fuir sans doute ?
Elle sème la terreur et rit à nos dépends.

Viens Douce, me serrer dans tes bras infidèles
Je veux t'accompagner, suivre ta farandole
Au pays du Néant, du sommeil éternel,
Là où l'oubli est roi : sans souffrance ni paroles.

Je t'attends et t'espère, mais dans ta cruauté
Tu frappes la jeune mère, ou l'enfant qui jouait
Tu ne connais ni justice, ni la moindre équité,
Tu prends selon tes cartes, et fait rouler les dés !

Comme une âme égarée pour le cri de tes pas
Je ressens ta présence comme un vent sur la mer
Caressant de douceur je m'éloigne de moi
Et partant en dérive je voudrais tout refaire

Par cette perle de vie mes silences se sont tus
Un éclat de soupir qui me souffle son vent
J'imagine tes mains sans jamais avoir vu
Mon amour loin de tout comme un songe suit ce vent

Ainsi c'en est fini, Elle arrive déjà.
Un régiment sordide défile sous mes yeux :
Tous ces gens qui m'appellent pour la dernière fois,
S'appliquent à m'embrasser dans un ballet curieux.

En effet, ils se suivent, un par un, deux par deux,
Les uns me disent un mot, les autres me tiennent le bras,
Ces visages me sourient dans un effort affreux,
Mais tel est le programme, je ne leur en veux pas.

Un autre défilé s'insinue devant eux,
Des images s'animent doucement devant moi,
Je crois me souvenir qu'alors j'étais heureuse.
Voilà, tout est fini : Elle m'a touché le doigt.

Lilou...
(posté le 02/04/03)
Non, parles, tu souffres alors parles
Tu souffres alors dis pourquoi
Pourquoi souffres-tu dans ce silence ?
Pourquoi es-tu présente sans faire de bruit ?

Ça dérange, oui ça dérange
Parles, on doit tout savoir
Sinon que fais tu là
Tu lis, tu restes passive derrière ton écran.

On ne peut pas souffrir dans le silence
C'est un manque de volonté
Nous, on est là alors parles
Et ça ira mieux pour toi.

OK, je vous entends
Voilà ce n'est rien d'original
Mais j'ai du mal à mettre des mots sur ma souffrance
Voilà je suis malade, vous savez maintenant.

Ah tu es malade OK.

Les maux ne doivent pas attendre d'être exprimés par les mots
Pour être entendus et considérés,
Ce mot exprime mes maux face à l'intolérance
Il est pour toi Nanou, pour te dire de prendre ton temps

Les mots viennent avec le temps.

Sophie
(posté le 02/04/03)
cette vie est une déchéance
cette vie n'est qu'une torture
on ne peut pas vivre comme ça
on ne peut pas vivre avec des cicatrises
personne ne peut accepter de se voir mourir
personne ne peut accepter de se montrer dans cet état
un état de cachexie
qui tarde encore à en finir
je suis née seule
j'ai vécu seule
j'ai rencontré des miracles de la vie
j'ai croisé des humains
j'ai finalement vu ce que je devais voir
j'ai sûrement fait ce pourquoi je suis née
il ne faut pas avoir de regrets
si, aucune reconnaissance de ma souffrance
des barbares ne peuvent pas comprendre
j'ai peur, pour changer.
comment c'est après ?
comment c'est pendant ?
Encore une fois, aucune maîtrise
Pas de contrôle sur la vie, pas de contrôle sur la mort
Juste la liste d'attente pour l'au-delà
juste une attente pour ne plus souffrir
merci
Sophie
(posté le 31/03/03)

LE MONDE PERDU DE SOPHIE

Un monde fait de mots d'amour
Un monde de souffrance
L'amour, grande souffrance
Le point G, illusion de l'amour

Bataille pour le vitaliser
Tour à tour
Comme pour donner de l'amour
Amour, comble de la naïveté.

Monde perdu entre les mondes
Monde de l'évasion
Monde de la prostitution
Monde de la honte...l'immonde.

Toute cette crasse
Toutes ces traces.
Monde de déplaisir
L'immonde... où papa déchire.

Rêves agressifs
Monde incompréhensible
Cauchemar et réalité
Monde perdu dans le possible.

Crime d'un mort
Souffrance d'une vivante
Monde scarifié de sophie,
Qui crie...

...Cours te réfugier dans le monde de sophie !
...Cours te cacher dans le monde perdu !
...Quitte ce monde de tordus !
...Vas, vas dans le monde perdu !

Monde perdu qui ne protège pas
Monde perdu qui ne reconstruit pas
Monde perdu dans l'esprit
Monde perdu de sophie.

So
(posté le 20/03/03)

je cristallise ma souffrance dans un mot
chaque lettre est un petit cristal de mica, de quartz, de feldspath
une retombée du souffle de mes maux
une densification sur la terre
pour oublier l'évanescence éparpillée
et pour te ramener en pesanteur

le mot se joint à un autre
il se démultiplie en cristaux plus grands
les mêmes que les petits
semblables à des fractales
je les prends et les rassemble
je les écrase et les rends poussières

ils repartent dans l'espace
souffles de mes maux
vers quel amas d'étoiles ?
vers quel trou noir ?
qui va les happer
et s'en nourrir

se nourrir de mes maux...

Cath
(posté le 19/03/03)
Mal, j'étais déjà
Mais quand tu es partie
Pour l'au-delà
Ce jour-là,
Le vide est entrée en moi.

La nourriture n'a plus sa place
Elle n'a plus rien à faire en moi
Avant ton départ c'était la restriction
Maintenant c'est devenu tout et n'importe quoi

Je refuse tous aliments
Comme je refuse d'accepter ton départ.
Tu étais ma lumière, ma protection, mon refuge
Maintenant, j'ai peur car je suis dans le noir
L'obscurité la plus complète

Tu m'écoutais, tu me comprenais, tu m'éclairais
Tu étais tout pour moi
Maintenant je seule et abandonnée

Je n'ai pas eu le temps de prendre mon envol
Tu es partie trop vite
Brisé, je suis
Car la confidente que tu étais a disparu

J'ai si mal que la destruction est inévitable.


TIT.
(posté le 15/03/03)

L'anorexie de Corps-à-lit

Elle dit non avec la tête
Mais elle dit oui avec son coeur

Elle dit non avec sa voix
mais elle dit oui avec ses larmes

Nantie d'un langage qui la néantise
Recouverte d'un manteau qui la démantèle

Elle unit avec jouissance et souffrance
La philosophie d'un NON catégoriel
à une philosophie d'un OUI, non moins catégorique.

Parfois elle soulève une de ses mains

Et se met à crier: " LIBERTE !"
Mais son autre main la baîllonne et lui crie: " Silence l'obstinée."

Alors-

Elle dit non avec son corps
Et son coeur ne comprend plus

Alors-

Elle s'endort et s'accouple à sa propre mort.
Le coeur l'a lâchée.
Y'avait plus rien à en tirer..


Coralie Adato ( Diaphana)
(posté le 15/03/03)

La guerre est déclarée

Cela fait bien des années
J'ai perdu tant de batailles
Qu'un rien va tuer mon moral.
Je suis pourtant une pacifiste
Mais la vie a fait de moi une guerrière
Je suis contre la guerre
Je suis contre le mal
Je ne veux pas faire de mal
Je préfère me faire du mal
Et quelle surprise
Ma pire ennemie
Devient alors ma meilleure amie.
Mon combat est une question simple
La vie ou la mort ?

La mort avant Enfine
La survie depuis Enfine
Et désormais la vie avec Enfine
La lutte avec Enfine.
J'ai laissé tomber mon armure
J'ai enlevé cette carapace
Pour dire à ceux que j'aime
Que la perte des batailles n'est rien
Face à la victoire contre la maladie
Qui m'attend.
C'est long, c'est dur, et ça détruit,
Le plus long est passé
Le plus dur est sûrement fait
Reste à reconstruire sur les mêmes fondations.
Et ma peur se situe là
Devoir construire sur et avec la destruction.
Tout ça est une véritable obsession
Mais qui me dit :
sophie, j'existe parce que tu existes !
La mort n'est pas la solution
La vie va trouver la solution
sophie va apprendre à vivre
sophie va trouver la solution
Elle n'est plus une guerrière contre la mort et avec l'autodestruction
Elle est une guerrière pour la vie et la guérison.
Sa couleur restera le violet
La couleur de la mort à appréhender
Le violet sera désormais sur un fond rosé
Qui montre que la mort viendra en son temps
Et que ce temps n'est pas encore venu
Car sophie a décidé de dire à la vie
Qui reste pourtant si difficile
Et souvent trop destructrice :
BIENVENUE !!!!!!

sophie
(posté le 09/03/03)
Enfant sauvage, enfant sans éducation, enfant de l'autoconstruction, enfant de l'autodestruction.
C'est moi ça, une vraie définition du dictionnaire. De psychiatrie ? Ou de philosophie ?
Peu importe, il y manque des mots, ceux de ma douleur, qui ne trouve aucune définition.
Abandon, maltraitante, torture, méprise, néant, violence, corps, âme, coups, objet, erreur, inceste, viol, sang, folie.
C'est pas une définition, c'est un gouffre qui n'a pas de fond et dans lequel je soufre.
Dissociation, association, schizophrénie, paranoïa, peur, malheur, dépression, compulsion.
La vie est une maladie, tout positif a son négatif
La vie est une calomnie, avec trop de passages dépressifs.
Souffrance, errance, différence, indifférence, solitude, trahison, méfiance, carapace, cabane, protection, déformation, interprétation, phobie.
Ça c'est le passé, le présent mais ai-je un futur ? SANS ÇA !!

sophie
(posté le 06/03/03)

Vol, viol, violet,

Le vol de la vie n'a pas été puni,
le viol de vie est resté enfoui.
Il n'existe plus que le violet,
couleur de la mort à appréhender.

Le rapt de vie est transparent,
personne ne le perçoit,
la vie est juste un corps, une image,
la vie n'a pas d'autre importance.

Le viol n'est qu'une intrusion,
qui n'attend pas d'approbation,
il entre et sort sans cesse,
jusqu'à ce que la nature l'arrête.

Le viol recommence à l'infini,
seule la mort peut le stopper,
mais la mort de qui ?
Du violeur ou de la violée ?

Le viol est juste un vol,
un vol de vie,
qui se répète à l'infini,
dans le corps et à travers l'esprit.

Le viol montre que j'existe,
il montre que mon papa m'aime,
il dit que l'amour est une douleur,
une déchirure des entrailles et de la vie.

La vie a un goût de violet
un goût qui donne envie de dégueuler
Le viol a une odeur de violet
une odeur dont je suis imprégnée à jamais.

Une vie gâchée au nom de l'amour
De l'amour qu'on veut marquer pour toujours
Un marquage au fer violet
Témoin de toute cette saleté !

Témoin de mon coeur déchiré !
C'est mon ventre qui s'est fait tatouer.
Il est le gardien de ce passé
qui m'a détruite à jamais.
Destruction pour la plus grande satisfaction
de ceux qui m'ont torturée par obligation
de suivre cette grande tradition.

Le viol est vol pour une vie en violet.

sophie
(posté le 05/03/03)

Suppose que tu me demandes
Si un jour tu pourras me convaincre
Et que je te demande
De convaincre un oiseau
D'arracher ses ailes.

Suppose que tu m'ouvres ton coeur
Pour me dire enfin que tu m'aimes
Et que je te réponde
Que jamais aucun coeur ne pourra m'émouvoir.

Suppose que pour toi
La vie est si belle
Qu'un diamant semble éteint
Et que je te demande
De cesser de mentir.

Suppose que tu me jures
Que tes promesses sont sincères
Et que je te demande
Pour une fois de te taire.

Suppose que l'on se jure
Une amitié pour la vie
Et que je te demande un jour,
De te retourner
Pour ne pas me voir mourir...

Suppose que je sois comme la mer
Hésitante, calme et violente
Et que je ne sache t'offrir que des larmes salées...

Suppose que tu aies perdu ton temps
En voulant me faire gagner le mien
Et que je te demande de t'en aller
Sur la pointe des pieds.

Suppose que
Je n'ai
Qu'un clou
A la place du
Coeur
Et qu'il se plante dans le tien
Assassin !

Suppose que tous les jours
Je ne sois que plainte
Plinthe à clous
Clous à lier
Comme tes mots qui
Pleurent de se perdre
Dans le vide de mon coeur perforé
Par ces clous insensés
Qui ont perdu le sens,
Sans penser

Qu'il suffit que tu supposes
Pour que je te demande:
Quand aurais-je le droit de respirer ?

Suppose, suppose
Tant que tu veux
Et demande-toi
Ce que tu pourrais supposer encore

Pour que je ne cesse
De te demander.

Coralie Adato@
(posté le 25/02/03)


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SOMMAIRE


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