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Association d'information et d'entraide autour des Troubles du Comportement Alimentaire
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N° d'urgence |
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car il (Cary) favorise le dialogue (Dia). Ca balise ( 
Larme l'arme alarmeC'est une larme tombant du cielsa chute est longue et douloureuse arrachée par le vent allourdie par l'attraction elle tombe sur un imperméable la personne fait semblant de ne pas la voir elle sait d'où vient la larme elle sait pourquoi elle en connaît le sel mais elle fait semblant de ne pas la voir Cath |
La vieParfois on ne vit plus sa vieOn ne fait que l'imaginer Souvent on aimerait la transformer Mais on ne fait que rêver On se crée cette magie, On se perd dans ses songes Qui absorbent comme une éponge Toutes ces idées; cette mélancolie De vouloir faire de sa vie Un véritable conte de fée Mais au lieu de la rêver Réussir à la concrétiser En toute simplicité Dans cette réalité; Ne plus inventer cette vie A laquelle on a tant espéré C'est l'heure d'ouvrir les yeux Et de se mettre en quête De cette vie si parfaite... Lilou |
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Le décalage est le mot maître de sa vie.
Elle s'est toujours sentie différente des autres. Elle connaît le mot amour mais ressent de la souffrance. Elle ne contrôle pas son environnement, Elle dirige son propre monde. Un monde qui la protège de la souffrance de la réalité qu'on lui impose. Une chose l'empêche d'entrer totalement dans ce monde : LE CORPS. L'unique rappel à la réalité. Les formes de son corps ne sont que des kilos superflus Qui ne servent qu'à persécuter son esprit. Le temps devient peu à peu synonyme d'autodestruction. Elle reste seule avec elle-même. Elle doit sûrement beaucoup aimer la vie pour ne pas en finir radicalement avec elle. Elle prend ce qu'elle lui donne, Souffre de ce qu'elle lui prend, Elle lui a tellement pris qu'elle la déteste Mais aussi tant donné Qu'elle ne peut que l'aimer. Je voudrai juste qu'elle soit moins égoïste. so |
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Est-ce que la mélancolie est une maladie ?
Tout semble être maladie mais rien ne guérit. C'est lourd, étouffant, oppressant, C'est l'angoisse du soir. Elle arrive avec le monde des songes, Le moment propice, le moment des démons, Le passage du cauchemar d'une vie Aux cauchemars du monde des endormis. Ya pas de fées, ya pas de gardiens, La porte est grande ouverte A tous ceux qui ne veulent pas que du bien. Monde de la nuit, monde de la lune, Vie nocturne des démons qui font mal, Des démons du passé qui font peur Et qui frappent à la porte du présent, Que de monstres malveillants, Que de cauchemars effrayants. Qui sont ces démons ? Un papa sans frontière Une maman, vraie vipère Un frère, prostituant, Pas pour de l'argent Pour jouer les grands Et finir par détruire ce qui reste dedans. Dans quoi ? Dans mon coeur, dans ma vie, Dans mon corps, tous très souffrants. Je veux plus souffrir, aidez moi à trouver Un esprit paisible et un corps acceptable, Pour une vie moins misérable Et des nuits pleines de songes, de rêves, Mais plus de peur, plus de douleur, Détruisez ces démons Ses monstres qui veulent entrer dans mon monde. Je vous en supplie, aidez-moi à les tuer. So |
LE FLOU A UNE IMAGEso vit dans le trouble, dans la transparenceso vit dans la solitude et un flou apparent. Mais so existe car elle a un corps so existe car elle a un poids. Une pesée de souffrance Un coeur de plusieurs kilos Qui lui rappelle qu'il y a encore du chemin Pour atteindre des jours un peu plus chauds. so se sent triste mais c'est signe de vie so baigne dans une folie Une psychose de la vie Cause d'une naissance difficile Cause d'être née fille. so montre le visage de la souffrance qu'elle supporte Pour se rappeler qu'un jour elle oubliera la porte Qui l'emmène toujours dans le passé La torture, le viol et la différence qui l'emporte Vers un monde bien caché Mais qui ne lui permet pas d'exister. J'ai peur de me laisser aller, J'ai peur de me laisser vivre, Et de faire du mal à tous ceux qui sont prêts A m'aider, à me nourrir pour réussir à vivre. A m'écouter et me serrer pour me dire qu'ils sont là Et me le montrer. J'ai peur et ya pas de médicaments pour ça J'ai peur et j'vais devoir apprendre à vivre comme ça. J'ai peur mais heureusement ça ne m'empêche plus d'aimer. So |
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la solitude du cristal
transparence intolérable netteté inégalée du désir de pureté cassée en mille morceaux brisée sous un marteau multitude émerveille pour un millier de soleils pars avant que je ne casse explosant vers ta cuirasse de verrières pénétrantes et de lumières aveuglantes pars avant de regretter mon amour pailleté piquant, rugueux, ensanglanté mais brillant par le passé pars avant... Cath |
C'est sophie, elle a malC'est sophie, elle pleureEt c'est la seule chose qui montre qu'elle a un coeur. On l'abandonne, elle abandonne, On vit alors qu'elle meurt, Elle pleure de tout son coeur, Un coeur sans aucune valeur On le laisse pleurer, saigner, se détester Jusqu'à étouffer. C'est sophie, elle pleure, Elle doit faire le deuil d'une vie, Elle doit faire le deuil d'une famille, Elle oublie ses rêves de petite fille, Rêves qui deviennent impossible, Pour une vieille anorexique, Une fille à l'âge où plus rien n'est permis, Sauf garder son anorexie, sa seule ennemie fidèle. C'est sophie, elle pleure, Elle pleure pour ne pas crier sa peine Pour ne pas hurler sa haine, D'une vie qu'elle n'a pas choisi, Et qu'elle n'a plus le courage de transformer, De quitter ce qu'elle connaît, Les affres de la vie Mais toujours avec l'anorexie. C'est moi, je pleure Parce que je ne sais plus si je veux guérir Ou bien plutôt mourir, Quitter une vie de douleurs Ou vivre et risquer d'être toujours aussi malheureuse. C'est la décision d'une vie, pour la mort...pour la vie... Qui aura de toute façon la même conclusion a priori La fin plus ou moins rapide, d'une vie merdique. so |
IncertitudeDepuis si longtemps,J’erre dans un océan Sans borne, sans fond. Pas un récif, pas un écueil, Aucune terre pour m’y attacher. Je progresse dans ces eaux, Tantôt chaudes tantôt glacées, Tantôt calmes tantôt tempétueuses. Dessous, le néant. Dessus, peut-être un ciel, Mais une brume opaque le cache, Laissant juste assez de lumière Pour voir que je pense, donc je suis Je ? Parfois j’imagine approcher quelque île. Mais en tentant de la toucher, Celle-ci s’enfonce dans l’abîme. Je ne sais pas pourquoi je suis. Je ne sais pas où je vais. Je ne sais pas pourquoi continuer. Une certitude : c’est que j’en ai aucune. Un but : c’est d’en trouver un. Me laisser noyer, j’aurai toujours le temps. Je continue donc de progresser Dans cet océan infini Tant qu’il y a force et espoir… lilou |
DISSOCIATION POUR PROTECTIONChuuuuttttt......Ne pas faire de bruit, être invisible, pour ne pas être violée et encore menacée Chuuuuttttt...... Marcher sur la pointe des pieds pour ne pas le réveiller avant que je ne sois lavée Chuuuuttttt....... Il faut arrêter de respirer car il est entré. Je bascule dans un autre monde, le monde des âmes réfugiées, pour ne pas avoir à supporter parce que le corps est en train d'être transpercé et à nouveau ensanglanté. Je suis paralysée, terrifiée, humiliée, souillée, désabusée d'être encore vivante dans un corps objet. Je reviens pour le désouiller, le désinfecter. Mais cette odeur persistante de l'amour immodéré d'un être qui ne voit qu'un objet, Mais ce goût immonde de la fin de son sacrilège de pervers, Font de moi une chose perdue et irrécupérable. Je vis encore, je subis encore, Je dois être tombée dans la folie Je dois être comme lui Pour continuer à subir. Je suis un esprit maléfique dans un corps de petite fille, Je suis un monstre démoniaque qui finira par faire du mal, Je suis dans un monde de haine et de colère Je ne veux pas être comme mon père. Je suis dans un monde plein de mystère Personne ne peut l'atteindre ni le comprendre Personne ne peut l'accepter ni me protéger Alors j'ai décidé de le garder. Je veux y rester Tant que personne ne pourra me sauver D'un futur qui tend à dépeindre du passé. J'y disparais pour ne pas me tuer. Mais s'il vous plaît, ne me laissez pas m'y suicider. so |
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Mère de sang, fille en sang, coeur sanglant,
mère de la peur, mère de la terreur, mère de la haine, mère sans gêne, mais mère quand même. J'ai peur d'être la fille de ma mère, de faire du mal à ceux que j'aime, de leur faire vivre un enfer, mais c'est de la haine ! Alors que moi je les aime ! Comment peut-on dire va-t-en à sa mère ? Comment peut-on renier cette consanguinité mortifère ? Entaille de ma paume, tu ne purifieras jamais ce sang en un tome. Tu écoules ce sang de la violence, ce sang de la maltraitance qui se renouvelle sans cesse et prend sa source au coeur de ma souffrance. Marques d'appartenance au clan de la différence, à la tribu de la violence, sang qui s'écoule, s'arrête et marque la tête quand le miroir fait apparaître la marque d'appartenance, la marque de reconnaissance, qui fait de moi à jamais, un membre du clan effrayant, la fille d'une mère et d'un père menaçant. so |
amie ? ennemie ?Je ne sais pas quoi en direJe l'aime ou je la déteste ? Les gens en ont peur comme de la peste Moi je ne sais pas quoi dire. Anorexie tu me gâches la vie Du moins ce qu'il en reste Toi et ton côté funeste Tu te joues de moi et tu ries Anorexie tu me protèges de la vie Tu es devenue ma carapace Sur ce corps qui si souvent se casse Avec toi je me sens à l'abri Alors que choisir Amie ou ennemie Ennemie ou amie Les deux voilà le pire Autour de moi tout me fait peur Les proches, les amis, les gens Alors je reste cachée en dedans Laissant place à la torpeur J'ai peur alors je dis toujours Mais je suis anorexique Fragile comme un élastique Et là je fais le vide aux alentours Mon excuse je l'ai trouvée Puisque je n'ai plus d'ailes En toi j'ai trouvé une aide Je me sens moins abandonnée Anorexie Amie ? Ennemie ? Pour la vie ? lilou |
ROUTINE MORTELLESouffrance du passéSouffrance du présent Souffrance pour le futur Mais souffrance dans toute sa démesure Souffrance qui fait la guerre à la douleur Celle du corps, celle du coeur Douleur persistante qui perd des batailles Pour renforcer la confiance en soi qu'a la souffrance. Deux mots, deux entités, deux saignements Saignements de mes entrailles Saignements de mon oesophage Saignements du bien être étranger Sang de la féminité Sang de la virginité Corps souillé qui devient asexué Corps torturé que l'âme doit abandonner Souffrance dans la tête Douleur dans le corps Guerre inachevée de deux entités Qui ne pourront jamais être séparées. pppfffff, c'est la routine De deux inséparables qui vont s'entre-tuer Pour finir par ouvrir les portes fermées de la vie Sur un océan de vide et mortuaire So |
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Prostitution pour mission
Donner aux autres et refuser de prendre Objet de déplaisir, squelette déambulant Mourir à chaque blessure me pénétrant Jeter ce corps au cimetière Balancer cette vie en enfer Seules récompenses Pour avoir laisser faire ses monstres vivants Je me tue, je meurs, je pleure Je me venge du mal par le mal Corps, souillure de la vie Que la mort rejette aussi Pas de place sur cette terre, Sûrement pas de place au paradis Porte de l'enfer barricadée Fermée à un monstre perdu Monstre du monde perdu Rejetée pour avoir offert son corps Abandonnée après avoir été suicidée Détestée pour avoir survécu. So |
Elle est partout...Un soir elle s'est présentéeA ce moment là je n'y croyais pas Ce n'est toujours pas le cas Elle est venue sans avoir été invitée Elle est entrée en moi Je n'ai rien dit n'ai rien vu J'ai juste eu peur de sa venue Trop tard, elle ne s'envolera pas Peu à peu elle m'a tout pris Elle me laissait tomber Elle me laissait sombrer M'éloignant de la vie Aujourd'hui je n'ai plus rien Ni envie ni espoir Seule la peur me hante tous les soirs Avec des souvenirs bien lointains On te nomme anorexie Tu t'installes où bon te semble A aucun moment tu ne trembles Anorexie tu m'a pris ma vie Alors tu deviens la plus forte Tu diriges, tu décides tout Et avec moi tu joues Bien installée tu as verrouillé la porte Jours suivants : je n'y pense pas Jours présents : trop de souffrances Jours passés : trop de méfiances Alors jusqu'à ma mort tu seras là... Tu as jeté la clé et tu vas rester Lilou... |
SOUVENIR D'OUBLICuir de souffranceCoups de maltraitance Pour combattre l'ennui Jeux d'adultes sur enfant soumise. Héritage incontrôlable, Génétique mal connue, Peur d'être héritière De jeux d'adultes qui marquent au fer. Défigurée pour supprimer Les cris d'une enfant déjà trop maltraitée Cris insupportables de la souffrance Étouffés par l'enfermement et l'oubli. Amnésie de la vie Oubli d'une petite fille Dans un lieu sordide Qui la défigure pour la vie. Le miroir est le reflet de mon passé qui est marqué à jamais. so |
ANOREXIE DE LA VIEQui est Sophie sans toi ?Pourquoi est-il si difficile de t'abandonner ? J'ai peur d'être abandonnée. Sophie existe sans l'anorexie. Elle a une famille et c'est Enfine. Elle n'a qu'une famille qui appelle à la vie. Tourments de ma vie Vous avez oublié de me voler, De me prendre le sentiment d'aimer Qui fait souffrir mais qui va me sauver. Amour sans coups Amour sans viols Amour sans peur Amour de la confiance. Glisser vers le futur Pour ne plus remonter dans le passé Pour ne plus avoir de regrets Pour ne plus culpabiliser Coupable d'être née Coupable d'être différente Coupable de vouloir vivre Vivre sans la peur de subir. Tout quitter, s'enfuir, La rue est un souvenir Froid en ce temps là Doux me disant que je suis là. Peur d'être atypique Détruite par la vie Peur d'être trop hermétique Mais d'être vouée à l'hôpital psychiatrique. A la recherche de soi A la recherche de l'autre A la recherche de la vie Sans crainte pour l'avenir. so la marmotte |
CrawlingCrawling in my skinConsuming all I feel Fear is how I fall Confusing what is real There's something inside me that pulls beneath the surface Consuming, confusing This lack of self control I fear is never ending Controlling I can't seem to find myself again My walls are closing in [Without a sense of confidence and I'm convinced that it's too much pressure to take] I've felt this way before So insecure Discomfort, endlessly has pulled itself upon me Distracting, reacting Against my will I stand beside my own reflection It's haunting how I can't seem... Linkin Park, "Hybrid theory [#5]" |
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Depuis six mille ans la guerre
Plait aux peuples querelleurs, Et Dieu perd son temps à faire Les étoiles et les fleurs. Victor Hugo, Depuis six mille ans la guerre, Recueil : Les chansons des rues et des bois. |
FIN DE L'ANOREXIEMirage de ma vie, anorexie,Illusion qui se confond Entre mon monde et la vie. Anorexie, je n'ai que du mépris. J'ai froid avec toi Je meurs avec toi Je veux mourir sans toi Je veux partir pour te détruire Création de mon esprit Réaction à la vie que j'ai subie Tu as réussi A faire de moi tienne mais ennemie. Je suis l'anorexie Elle est moi, je suis elle Nous sommes en symbiose Pour le meilleur et surtout le pire. Je ne suis personne Juste une immonde chose Que tu as prise Pour l'utiliser à ta guise. Je ne suis rien Une poussière dans un univers Un univers vide de tout Rempli de rien. Je dois te tuer, anorexie, Il est temps de faire le choix La vie que tu as détruite Ou la mort qui nous séparera. Tu as eu une longue vie Vingt trois ans exactement Et moi un long cauchemar Entre toi et des gens malmenants J'ai droit à une mort paisible Celle qui va me libérer De cette vie impossible Dont personne ne voudrait sans tenter de se tuer. so |
RECHERCHE CORPS DÉSESPÉRÉMENTJeune fille, 23 ansEt déjà une vie pleine de tourments Âme perdue, corps déchu Symbiose corrompue. Corps volé Dés les premières années Souffrances démesurées Pour amour inadapté. Brûlures d'amour Cicatrises de maltraitance Souillure de semence Pourquoi tant d'amour ? Univers sans mystère Pour une fillette et son père Tant de douleur Donner avec tant de coeur. Un corps foutu Cause d'un amour éperdu Faute d'une petite fille Qui ne sait pas être gentille. Ce corps vit Mais est poursuivi par l'anorexie Maladie de la pureté Maladie de la saleté. Recherche corps désespérément Perdu il y a 23 ans Dans un émoi de torture Dans un départ plein de ratures. so |
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Tu es venue, La Mort, ce matin de printemps.
Te rappelles-tu, il n'y a pas si longtemps. Je ne t'avais pas invitée. Tu n'as pas eu peur d'entrer. Tu n'étais pas de noir vêtue, La nuit ou tu m'es apparue. Pas de ride pas de faux, Pas même ce long manteau. Tu étais douce et fraîche, Amicale et accueillante. Tu n'es pas ce que l'on prêche. Tu es bien plus troublante. Tu es venue, La Mort, cette nuit de printemps. Te rappelles-tu, il y a déjà longtemps. Je ne t'avais pas invitée. Tu n'as pas eu peur d'entrer. Tu m'as séduite, tu m'as soumise. Je t'avais presque ouvert les bras. Que croyais-tu? La Mort ! Qu'à vingt ans j'accepterai la méprise ? Tu es venue, La Mort, cette nuit de printemps. Te rappelles-tu, il y a déjà longtemps. Je ne t'avais pas invitée. Ils ne t'ont pas laissée m'emporter. Lilou... |

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La mort était pour moi un compagnon de route
souvent elle vient me voir, mais jamais ne me prend. Mon amitié pour elle, la fait fuir sans doute ? Elle sème la terreur et rit à nos dépends. Viens Douce, me serrer dans tes bras infidèles Je veux t'accompagner, suivre ta farandole Au pays du Néant, du sommeil éternel, Là où l'oubli est roi : sans souffrance ni paroles. Je t'attends et t'espère, mais dans ta cruauté Tu frappes la jeune mère, ou l'enfant qui jouait Tu ne connais ni justice, ni la moindre équité, Tu prends selon tes cartes, et fait rouler les dés ! Comme une âme égarée pour le cri de tes pas Je ressens ta présence comme un vent sur la mer Caressant de douceur je m'éloigne de moi Et partant en dérive je voudrais tout refaire Par cette perle de vie mes silences se sont tus Un éclat de soupir qui me souffle son vent J'imagine tes mains sans jamais avoir vu Mon amour loin de tout comme un songe suit ce vent Ainsi c'en est fini, Elle arrive déjà. Un régiment sordide défile sous mes yeux : Tous ces gens qui m'appellent pour la dernière fois, S'appliquent à m'embrasser dans un ballet curieux. En effet, ils se suivent, un par un, deux par deux, Les uns me disent un mot, les autres me tiennent le bras, Ces visages me sourient dans un effort affreux, Mais tel est le programme, je ne leur en veux pas. Un autre défilé s'insinue devant eux, Des images s'animent doucement devant moi, Je crois me souvenir qu'alors j'étais heureuse. Voilà, tout est fini : Elle m'a touché le doigt. Lilou... |
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Non, parles, tu souffres alors parles
Tu souffres alors dis pourquoi Pourquoi souffres-tu dans ce silence ? Pourquoi es-tu présente sans faire de bruit ? Ça dérange, oui ça dérange Parles, on doit tout savoir Sinon que fais tu là Tu lis, tu restes passive derrière ton écran. On ne peut pas souffrir dans le silence C'est un manque de volonté Nous, on est là alors parles Et ça ira mieux pour toi. OK, je vous entends Voilà ce n'est rien d'original Mais j'ai du mal à mettre des mots sur ma souffrance Voilà je suis malade, vous savez maintenant. Ah tu es malade OK. Les maux ne doivent pas attendre d'être exprimés par les mots Pour être entendus et considérés, Ce mot exprime mes maux face à l'intolérance Il est pour toi Nanou, pour te dire de prendre ton temps Les mots viennent avec le temps. Sophie |
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cette vie est une déchéance
cette vie n'est qu'une torture on ne peut pas vivre comme ça on ne peut pas vivre avec des cicatrises personne ne peut accepter de se voir mourir personne ne peut accepter de se montrer dans cet état un état de cachexie qui tarde encore à en finir je suis née seule j'ai vécu seule j'ai rencontré des miracles de la vie j'ai croisé des humains j'ai finalement vu ce que je devais voir j'ai sûrement fait ce pourquoi je suis née il ne faut pas avoir de regrets si, aucune reconnaissance de ma souffrance des barbares ne peuvent pas comprendre j'ai peur, pour changer. comment c'est après ? comment c'est pendant ? Encore une fois, aucune maîtrise Pas de contrôle sur la vie, pas de contrôle sur la mort Juste la liste d'attente pour l'au-delà juste une attente pour ne plus souffrir merci Sophie |
LE MONDE PERDU DE SOPHIEUn monde fait de mots d'amourUn monde de souffrance L'amour, grande souffrance Le point G, illusion de l'amour Bataille pour le vitaliser Tour à tour Comme pour donner de l'amour Amour, comble de la naïveté. Monde perdu entre les mondes Monde de l'évasion Monde de la prostitution Monde de la honte...l'immonde. Toute cette crasse Toutes ces traces. Monde de déplaisir L'immonde... où papa déchire. Rêves agressifs Monde incompréhensible Cauchemar et réalité Monde perdu dans le possible. Crime d'un mort Souffrance d'une vivante Monde scarifié de sophie, Qui crie... ...Cours te réfugier dans le monde de sophie ! ...Cours te cacher dans le monde perdu ! ...Quitte ce monde de tordus ! ...Vas, vas dans le monde perdu ! Monde perdu qui ne protège pas Monde perdu qui ne reconstruit pas Monde perdu dans l'esprit Monde perdu de sophie. So |
je cristallise ma souffrance dans un mot chaque lettre est un petit cristal de mica, de quartz, de feldspath une retombée du souffle de mes maux une densification sur la terre pour oublier l'évanescence éparpillée et pour te ramener en pesanteur le mot se joint à un autre il se démultiplie en cristaux plus grands les mêmes que les petits semblables à des fractales je les prends et les rassemble je les écrase et les rends poussières ils repartent dans l'espace souffles de mes maux vers quel amas d'étoiles ? vers quel trou noir ? qui va les happer et s'en nourrir se nourrir de mes maux... Cath |
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Mal, j'étais déjà
Mais quand tu es partie Pour l'au-delà Ce jour-là, Le vide est entrée en moi. La nourriture n'a plus sa place Elle n'a plus rien à faire en moi Avant ton départ c'était la restriction Maintenant c'est devenu tout et n'importe quoi Je refuse tous aliments Comme je refuse d'accepter ton départ. Tu étais ma lumière, ma protection, mon refuge Maintenant, j'ai peur car je suis dans le noir L'obscurité la plus complète Tu m'écoutais, tu me comprenais, tu m'éclairais Tu étais tout pour moi Maintenant je seule et abandonnée Je n'ai pas eu le temps de prendre mon envol Tu es partie trop vite Brisé, je suis Car la confidente que tu étais a disparu J'ai si mal que la destruction est inévitable. TIT. |
L'anorexie de Corps-à-litElle dit non avec la têteMais elle dit oui avec son coeur Elle dit non avec sa voix mais elle dit oui avec ses larmes Nantie d'un langage qui la néantise Recouverte d'un manteau qui la démantèle Elle unit avec jouissance et souffrance La philosophie d'un NON catégoriel à une philosophie d'un OUI, non moins catégorique. Parfois elle soulève une de ses mains Et se met à crier: " LIBERTE !" Mais son autre main la baîllonne et lui crie: " Silence l'obstinée." Alors- Elle dit non avec son corps Et son coeur ne comprend plus Alors- Elle s'endort et s'accouple à sa propre mort. Le coeur l'a lâchée. Y'avait plus rien à en tirer.. Coralie Adato ( Diaphana) |
La guerre est déclaréeCela fait bien des annéesJ'ai perdu tant de batailles Qu'un rien va tuer mon moral. Je suis pourtant une pacifiste Mais la vie a fait de moi une guerrière Je suis contre la guerre Je suis contre le mal Je ne veux pas faire de mal Je préfère me faire du mal Et quelle surprise Ma pire ennemie Devient alors ma meilleure amie. Mon combat est une question simple La vie ou la mort ? La mort avant Enfine La survie depuis Enfine Et désormais la vie avec Enfine La lutte avec Enfine. J'ai laissé tomber mon armure J'ai enlevé cette carapace Pour dire à ceux que j'aime Que la perte des batailles n'est rien Face à la victoire contre la maladie Qui m'attend. C'est long, c'est dur, et ça détruit, Le plus long est passé Le plus dur est sûrement fait Reste à reconstruire sur les mêmes fondations. Et ma peur se situe là Devoir construire sur et avec la destruction. Tout ça est une véritable obsession Mais qui me dit : sophie, j'existe parce que tu existes ! La mort n'est pas la solution La vie va trouver la solution sophie va apprendre à vivre sophie va trouver la solution Elle n'est plus une guerrière contre la mort et avec l'autodestruction Elle est une guerrière pour la vie et la guérison. Sa couleur restera le violet La couleur de la mort à appréhender Le violet sera désormais sur un fond rosé Qui montre que la mort viendra en son temps Et que ce temps n'est pas encore venu Car sophie a décidé de dire à la vie Qui reste pourtant si difficile Et souvent trop destructrice : BIENVENUE !!!!!! sophie |
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Enfant sauvage, enfant sans éducation, enfant de l'autoconstruction, enfant de l'autodestruction.
C'est moi ça, une vraie définition du dictionnaire. De psychiatrie ? Ou de philosophie ? Peu importe, il y manque des mots, ceux de ma douleur, qui ne trouve aucune définition. Abandon, maltraitante, torture, méprise, néant, violence, corps, âme, coups, objet, erreur, inceste, viol, sang, folie. C'est pas une définition, c'est un gouffre qui n'a pas de fond et dans lequel je soufre. Dissociation, association, schizophrénie, paranoïa, peur, malheur, dépression, compulsion. La vie est une maladie, tout positif a son négatif La vie est une calomnie, avec trop de passages dépressifs. Souffrance, errance, différence, indifférence, solitude, trahison, méfiance, carapace, cabane, protection, déformation, interprétation, phobie. Ça c'est le passé, le présent mais ai-je un futur ? SANS ÇA !! sophie |
Vol, viol, violet,Le vol de la vie n'a pas été puni,le viol de vie est resté enfoui. Il n'existe plus que le violet, couleur de la mort à appréhender. Le rapt de vie est transparent, personne ne le perçoit, la vie est juste un corps, une image, la vie n'a pas d'autre importance. Le viol n'est qu'une intrusion, qui n'attend pas d'approbation, il entre et sort sans cesse, jusqu'à ce que la nature l'arrête. Le viol recommence à l'infini, seule la mort peut le stopper, mais la mort de qui ? Du violeur ou de la violée ? Le viol est juste un vol, un vol de vie, qui se répète à l'infini, dans le corps et à travers l'esprit. Le viol montre que j'existe, il montre que mon papa m'aime, il dit que l'amour est une douleur, une déchirure des entrailles et de la vie. La vie a un goût de violet un goût qui donne envie de dégueuler Le viol a une odeur de violet une odeur dont je suis imprégnée à jamais. Une vie gâchée au nom de l'amour De l'amour qu'on veut marquer pour toujours Un marquage au fer violet Témoin de toute cette saleté ! Témoin de mon coeur déchiré ! C'est mon ventre qui s'est fait tatouer. Il est le gardien de ce passé qui m'a détruite à jamais. Destruction pour la plus grande satisfaction de ceux qui m'ont torturée par obligation de suivre cette grande tradition. Le viol est vol pour une vie en violet. sophie |
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Suppose que tu me demandes
Si un jour tu pourras me convaincre Et que je te demande De convaincre un oiseau D'arracher ses ailes. Suppose que tu m'ouvres ton coeur Pour me dire enfin que tu m'aimes Et que je te réponde Que jamais aucun coeur ne pourra m'émouvoir. Suppose que pour toi La vie est si belle Qu'un diamant semble éteint Et que je te demande De cesser de mentir. Suppose que tu me jures Que tes promesses sont sincères Et que je te demande Pour une fois de te taire. Suppose que l'on se jure Une amitié pour la vie Et que je te demande un jour, De te retourner Pour ne pas me voir mourir... Suppose que je sois comme la mer Hésitante, calme et violente Et que je ne sache t'offrir que des larmes salées... Suppose que tu aies perdu ton temps En voulant me faire gagner le mien Et que je te demande de t'en aller Sur la pointe des pieds. Suppose que Je n'ai Qu'un clou A la place du Coeur Et qu'il se plante dans le tien Assassin ! Suppose que tous les jours Je ne sois que plainte Plinthe à clous Clous à lier Comme tes mots qui Pleurent de se perdre Dans le vide de mon coeur perforé Par ces clous insensés Qui ont perdu le sens, Sans penser Qu'il suffit que tu supposes Pour que je te demande: Quand aurais-je le droit de respirer ? Suppose, suppose Tant que tu veux Et demande-toi Ce que tu pourrais supposer encore Pour que je ne cesse De te demander. Coralie Adato@ |
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