![]() |
Association d'information et d'entraide autour des Troubles du Comportement Alimentaire
|
N° d'urgence |
Cliquez sur le bouton pour retourner à la page 1
Cliquez sur le bouton pour retourner à la page 2
|
Suppose que tu me demandes
Si un jour tu pourras me convaincre Et que je te demande De convaincre un oiseau D'arracher ses ailes. Suppose que tu m'ouvres ton coeur Pour me dire enfin que tu m'aimes Et que je te réponde Que jamais aucun coeur ne pourra m'émouvoir. Suppose que pour toi La vie est si belle Qu'un diamant semble éteint Et que je te demande De cesser de mentir. Suppose que tu me jures Que tes promesses sont sincères Et que je te demande Pour une fois de te taire. Suppose que l'on se jure Une amitié pour la vie Et que je te demande un jour, De te retourner Pour ne pas me voir mourir... Suppose que je sois comme la mer Hésitante, calme et violente Et que je ne sache t'offrir que des larmes salées... Suppose que tu aies perdu ton temps En voulant me faire gagner le mien Et que je te demande de t'en aller Sur la pointe des pieds. Suppose que Je n'ai Qu'un clou A la place du Coeur Et qu'il se plante dans le tien Assassin ! Suppose que tous les jours Je ne sois que plainte Plinthe à clous Clous à lier Comme tes mots qui Pleurent de se perdre Dans le vide de mon coeur perforé Par ces clous insensés Qui ont perdu le sens, Sans penser Qu'il suffit que tu supposes Pour que je te demande: Quand aurais-je le droit de respirer ? Suppose, suppose Tant que tu veux Et demande-toi Ce que tu pourrais supposer encore Pour que je ne cesse De te demander. Coralie Adato@ |
Nouvelles de Coralie Adato :"Tania et le loup"pour la lire, cliquez ici"Les Sorcières"pour la lire, cliquez ici |
|
L'astre mort et froid crie sa honte crépusculaire déçue. Son reflet s'est noyé dans le bassin d'Ana Dé. Elle se baignait, belle dans ce corps endiablé.Loreley, sa fidèle, épiait la nuit et tous ses bruits. L'astre réchauffé, écoutait l'ineffable musique montant aux cieux, de l'eau frémissante du corps d'Ana Dé, du chant trop angélique de la charmeuse Loreley. Pauvre astre ridicule ! Nimbé de cette fierté, sclérosée par des années de vanité, tu t'es cru invité à ce bain sacré. C'est oublier que ces corps ne sont que des ombres que tu as imaginées dans ton désir de revivre le temps de la piètre lascivité. Mais, pauvre niais, ta longévité à gangrainé ta lucidité...le chant et l'onde sont des spectres médusants qui s'amusaient à te méduser. Acéphalogramme dégénéré! Tu t'es noyé dans le lac d' Ana Dé, pris au piège de ta lubricité...Ana Dé et Loreley, te regardent sombrer...sans pitié...dans toute leur nudité. Coralie Adato@ |
DIADEMEQuand l'anorexie devient diadèmeQuand le jour devient dia Quand ce jour que l'on n'aime pas Devient un spectre d'apparat Je mets mon corps en latence Tout en lançant la danse D'un bal endimanché Au rythme endiablé Je me fiche des camps Les sabbats tolérants Je suis concentrée Etre ailée ou damnée Légendes oubliées Les gens engrillagés Dans un savoir brancart L'histoire est en retard Je mets ma robe de déesse L'anneau et la dague chasseresse Je suis Diane protectrice Je suis Diane rédemptrice Réflexion du miroir irlandais De la sublime Ana Dé Le dé est jeté Drapé moiré D'un mouroir Sans espoir La pomme d' Or Devient pomme de dys-corps Entre Artémis Et arte factice Je m'enivre de ce nectar Seule dans ma tour d'ivoire Je rêve aux femmes emmurées A toutes ces déesses voileés Je lève ma coupe Ma dague et mon diadème Et je bois à ma santé Gloire à ma liberté ! Coralie Adato le 16/02/03 ______________________________________ REGARDCette femme me ressembleTout comme moi Cette femme tremble Morte de froid Cette femme est là Si près de moi Cette femme me voit On s'aperçoit Regards croisés Interposés Corps décharnés Déracinés Cette femme s'approche De désarroi Cette femme s'accroche et ne sait pas.... Cette femme tremble Tout comme moi Cette femme semble Ce je-ne-sais-quoi Son corps gelé Bel entrelacs Son sein plaqué Tout contre moi Son visage pâle Un regard vide Resserre son châle Un cou aride Cette femme exsangue A disparu Le miroir est tombé Dyptique brisé La vie partagée Synoptique rêvée Cette femme exsangue A disparu Mais vous ? L'avez-vous vue ? Coralie Adato le 20/02/03 |
Nouvelle de Coralie Adato : "Neige"pour la lire, cliquez ici (taille 61 Ko, format .pdf) |
Je n'ose imaginer ma vie dans un astre froid et mort.Je n'ose imaginer la mort...J'ai envie de me faire mal, de détruire ce corps qui impose le silence à ma voix; ce corps qui me dévore, gonglé de l'intérieur, boursouflure immonde qui m'étouffe et m'offre un arrière-goût de nausée rance. J'ai envie de vomir toute cette amertume qui coule laborieusement dans mes veines et pénètre, irradie l'ensemble de mes organes. Ah oui ! Vomir, vomir ! Encore vomir cet intérieur putride, frelaté qui dégoûte chaque fibre de ce cadavre en vie. Mourir à l'absence, vomir cette présence vide de tout sens. J'étouffe, je suis pleine d'un rien qui, parce qu'invisible, échappe à toute tentative de saisissement. Tout se défile, tout défile, comme un défi. Cette vie-bobine qui se débine. Cette vie-fil qui file- pas la laine- mais l'haleine d'un souffle trop court qui hésite sans cesse essouflé dans cette course sans fin, sans faim...famine despotique, famille hiératique, femme étique. Etiquette anorexique collée sur un plafond-toile d'araignée où défilent les spectres, perspective prospective d'un film pathétique. Souffle court, court-métrage. Rien n'est jamais long car seule l'attente l'est. Interminable d'ailleurs. Absence, attente, j'attente à l'absence, au manque...de sens. J'halète, j'allaite au sein....d'une agonie qui nie tout...et fait son nid, au creux, au centre, au ventre-Ramifications sans fin, qui se déploient à l'infini- Là où l'un fini, l'autre débute et bute comme un dé sur un rebord et rebondit, dis-moi où ? Partout. Là où tout n'est pas, là où tout manque. J'ai la nausée, des remous sages qui grossissent en vague à l'âme. Lame de rasoir invisible qui coupe les synapses, les syllabes, les connexions, déconnexion. A cerveau coagulé, visage fermé, langue nouée. Visage, vie-sage...Anthropophage, autophage. Tout est intérieur, la lutte est cachée, rien ne déborde, alors rien ne m'aborde, sauf l'idée de la corde. Pas pour me pendre mais pour me hisser. Facile, car pour moi tout est noeud. Tout est noué- Pratique pour les pieds et pour le nez. Comme un mouchoir. Le noeud pour mémoire, le noeud dans le tiroir. Mais il fait si noir. Rien ne remonte, rien ne se hisse, tout est lisse- Mémoire patinoire où je dérape. Râpe à dé, ce même dé sur le rebord qui rebondit. Hasard, destinée, destin nié. Hôpital Castelviel. Coralie Adato Spectre à l'âmeParfois, l'âme enchevêtrée à des lianes de neurons, se débat dans l'espoir de dégager ses ailes. Anéantie par tant de lutte elle s'arrête un instant, savourant le silence sombre de cet antre clos. Scrutatrice et spectatrice, l'oeil engrillagé, elle observe la duplicité des images, à l'affût d'un signe qui lui permettrait de démêler ces noeuds qui la ligotent. Malheureusement, le noir a gommé les loupes de lumière ophtalmique et ce qu'elle voit, ne sont que des spectres sans ombre qui défilent dans le silence, la mine cassée et le regard éteint. L'âme désespérée se convulse à nouveau, cristallisant ses ultimes forces dans une décharge neuro-musculaire. Son énergie s'électrise et les lanternes paroisseuses éclaires les ombres effacées. La lumière, d'abord tamisée, irise les spectres qui s'éclatent en rais multicolores. L'âme éblouie ne voit rien, tout semble vide dans un silence inquiétant. La clarté a agrandi l'espace et les couleurs se sont figées au mur, immobiles pour que ce silence les ignore. L'âme est sans préhension, et ne peut donc saisir au travers des mailles, la chandelle qui brûlerait les lianes. Bientôt, les bougies, consummées, s'éteignent et l'obscurité se vautre dans le silence compacté. Alors l'âme, emprisonnée voit se détâcher des parois les ombres médusées...elles se mettent à marcher, au pas des spectres sidérés.Coralie Adato |
Déformation:Mourir d’angoisse, vision d’un corps à la dérive poussant les vagues diaphanes et claires d’un espoir transi. Disparaître d’amertume au son d’une cymbale ébranlée par un cri, un désespoir sans révolte, où seul le regard perce énorme et démesuré sur un visage éclairé par le scintillement d’étoiles noyées de larmes. Geste d’égarement et de rejet face à ce dégoût au goût nauséeux qui prend à la gorge et vient se répandre à terre, recouvrant d’un voile d’écume putride le vernis écaillé. Les ongles déchirent l’âme égarée et la rende invisible au monde tangible. Des lames transpercent ce corps qui se débat sous l’emprise d’une force infernale, d’un démon aux yeux chassieux qui mord et arrache les dernières chairs sur des os poreux. Le cri recommence plus aigu et meurtrier, les lames s’enfoncent et les yeux jaillissent sur ce terrain exsangue et lunaire aux orbites creusées. La main tremblante et livide se porte à ces lèvres effarées, étouffant un dernier sanglot refoulé. La glace se déforme sous le poids d’un regard trop lourd et se perd dans un brouillard aveuglant. Les bords –spectres sidérés- s’effacent dans un éclair noir et l’aura dernière disparaît dans un horrible face à face avec la meurtrière. Tout est mort, le silence interroge le corps privé d’âme qui dans un ultime sursaut se galvanise. Des étincelles s’éparpillent, ocelles miroitantes sur les restes pathétiques d’une lutte frénétique. Le miroir s’érige majestueux, neutre et inébranlable, spectateur ravi d’une anorexie à l’agonie… Coralie Adato _________________________________ BALDAQUINSIl marche seul dans une étoile sans nuit, où l'aigle dit au singe que sa toile éclaire vivement l'aube des crépuscules endormis. Mais attention à l'ipséité absurde des hommes abêtis par l'auréole de leur chou, humble légume aux feuilles desséchées qui palpent fiévreusement les déchets du passé ancrés dans la torture acidulée de la solitude, qui tirent les spectres hors de leur berceau mortuaire, mausolée aux tristes baldaquins de chairs pendantes sur le sang giclé des poignets étirés par la lame profonde de la mer, qui soulève au creux de ses reins, les os élimés des anciens qui inspirent l'amère déception des journées langoureuses. La main, n'oublie pas la main, attrape-la et pends-toi à ses jointures osseuses qui perforent cisailleuses, les tissus sanguinaires des yeux désorbités des pauvres hères sur le sol rocailleux qui expire, asphyxié par les corps dépouillés de leur souffle, entaillés par la pointe aiguisée du cœur retourné, dégoulinant d'oursins abandonnés au flux tournoyant comme une fronde, qui perforent, moustiques aiguisés, les nerfs prostrés des peureux habitants des cathédrales s'élevant à la gloire de l'ignominie, abjection putride qui enchaîne les tentations et délices refoulés dans les fibres meurtries des cadavres en vie. Coralie Adato ______________________________ Clair-hier de femmeLa saison est sauvage La clairière, belle et inattendue, Inextinguible sagesse Attentive aux bruits qui passent Par le hasard d'une chaude nuit Irréelle et lointaine Mourante de cris entendus Sur le devant d'une porte Indécemment fermée A clef. Nuit lugubre de passage forcé Si la serrure d'espace se nourrit Alors crier d'amertume le loquet Hoquet, Sésame, rebelle et femme. Voilée: anOgramme L'étrange déception - amère - d'un être éparpillé Mère d’un être épars pillé Fourmille d'égarement aux spectres sidérés. La lune écoute, miroitante, sur un océan vaste Et démesurément BEAU. Des flaques d'amertume soufflent un vent Fiévreux et innocent - et les voiles magiques Se gonflent intensément. Alors, l'écart voluptueux de jambes nonchalantes Se fend d'un coup de langue vorace et tremblante. Ô cris anodins d'immensités déçues Par les gouffres latents de volcans fuyants ! Magnifique perfection d'un monde sublimé Où êtres et choses se mêlent, dans un cercle suranné. Parlons enfin des tirades - fameuses allégories Sanguinaires qui bâillonnent d'un éclair Sidéral, les bouches médusées. Magnifique instinct d'une parole volée Où scrute l'œil figé d'une enfant violée. |
SorcièreUn jour peut-être oserPeur de transpercer d'un coup de Hache cet âge Si lent à se séparer de ma tête. Crier, se tenir à une fente Agrandissement qui éblouit comme la tanière D'un arbre mort. Eclat jeté Sur Une sortie plutôt non assortie. Le sort a jeté les dé Coup de poker Aurais-je droit à un joker. A toi de jouer Qu'est-ce que t'attends ? Que j'arrête de jouer. Ok, hoquet, j'ai pas assez d'air. Peut-être un jour Si ce jour existe Tristes ces mots Sans rien, Dépouillée, de tout. Pas voulue Pas crue Pourquoi le diable ? Pour cuire Pour en décuire Toute sa vie Et sa mort. Un jet De pierre, Par terre. J'ai dévalé une montagne, Prise pour un rocher Pour Le rocher. C'est rigolo: monter, descendre Des cendres plein les enfers. Je suis partie de rien Pour faire un peu de tout. C'est ma cuisine, ma sauce. Un peu sorcière, Un peu vipère. Un peu de ci, Un peu de ça. Abracadabra Fais disparaître Mon estomac. |
PETITE FILLE GRANDEGrande pour les autresMais si petite en elle. Déchirure de l'intérieur Sclérosant un mal rongeur Toujours sourire et se vider d'amour Aimer à vomir S'oublier à aimer. Petite fille et tes rêves colorés Que tu ranges sous l'oreiller Tu rêves d'une maman Et d'un nounours, De manèges enchantés Et de bonbons glacés Mais le matin, Femme tu redeviens, Cils allongés et parfum velouté. Pourtant l'enfant que tu es Ne peut rester cachée. Parfois elle éclate, crie et pleure Tourmentant ce corps pesant. Tu rêves alors de fuir Loin de ce monde cruel Où la petite fille fragile que tu es Ne peut trouver sa place. Tous les jours tu erres dans tous les sens Cherchant repères et reconnaissance Petite fille, personne ne te croit On rit de toi Sans comprendre Ce regard, si tendre . Si seule dans sa tour d' ivoire Recouverte d'un linceul Qu'elle seule peut voir, Elle pleure Des nuits entières Elle a peur Sans repères Serrant son nounours Sur son corps décharné Elle regrette la course A la mort- éplorée- elle est Si seule Dans ce vide intérieur Recouverte d'un linceul Si seule- elle a peur. ANOREXIESatané AnorexieSatané Anorexie Veux-tu partir Me laisser agir ! Maigre mais heureuse Mais grosse et affreuse. Merde aux obligations Merde aux interdictions. Se laisser aller, Se laisser voler Manger comme tout le monde, Chasser idées immondes. Ras-le-bol de souffrir ! Quel est le pire ? Vivre malheureuse Ou mourir heureuse ? CACHEXIQUECache-sexe sic,L'anneau au doigt, L'anorexique S'est mariée au roi. Si puissance elle gagna, Mère elle perdit, Car en boule, l'y lis. L'anneau de Lune est vide Et tourne avide La boule de l' Eau-tr' est pleine Et cache sa p'haine. PRENDS LA GARE DE TA VIE.Souci d'anorexieD'exhiber un corps amaigri De crier aux autres: " Ma vie n'est pas la vôtre". Je vis d'isolement et d'eau fraîche De peau jaunie et sèche. Ma salade est nettement plus savoureuse Que vos abjects morceaux de macreuse. Elle craque sous les dents Et je me délecte doucement De ce bout de verdure Qui me rend si pure. Regardez vos joies, vos rires Ce ne sont que piètres délires Comparés à mon ascétisme maîtrisé Qui me rend libre à crever. Je ne vous envie pas. D'ailleurs je ne vous regarde même pas. Je vous suis juste des yeux Pour m'assurer un peu mieux Que mon corps transparent Me porte sur le devant De votre scène futile Ô combien puérile. Malheureusement, ma rivale de tous les soirs, L'autre fille dans le miroir Qui me ressemble et me dit : " Tu sais l'anorexie, Maladie narcissique qui te rend cachexique N'est qu'une illusion Dépourvue de passion. Ta puissance n'est qu'un leurre Qui fera sonner à son heure, Le gals de ta mort Ce glorieux passeport Qui te fera comprendre Mais un peu tard, Que rien ne sert d'attendre Comme sur un quai de gare Une vie idéale et utopique Avec un corps anorexique. Tu as perdu ton temps, Tu as fait perdre le nôtre, Alors mange dorénavant Et joins-toi aux autres." Oh train ! Arrête-toi ! Car , oh arrête-toi, Je veux quitter cette gare J'ai en-faim fait le choix D'être actrice de cette pièce à vivre Pour goûter les jours à suivre. |
LA VIE EST UNE MALADIE INCURABLEMa maladie, c'est la peurOui vous lisez bien la peur. Elle empêche de vivre Elle empêche de mourir Mais elle est là et me vole ma vie. Je la ressens, je la connais bien, Et pourtant je n'arrive pas à la chasser ! Je sais d'où elle vient et pourquoi elle est en moi. Elle vient de la famille ! Quel beau mot ! Parfois il me donnerait l'envie d'en fonder une. Hors de question, La famille est un leurre ! Sa définition est un leurre ! C'est juste une histoire de spermatozoïde et d'ovule. Après il faut survivre et subir On n'a pas notre objet transitionnel. On est l'objet de jeux sexuels. Le développement psychoaffectif a droit au jeu, Un jeu de barbares qui torture le corps Et fait s'échapper l'esprit. La peur est là pour me rappeler cette humiliation Qui fait de la vie une maladie Une maladie incurable Ma maladie, c'est la peur ! Y a-t-il quelqu'un pour me protéger du mot famille ? |
La naissance et la mortC'est juste une histoireAvec un début et une fin. C'est juste la vie Qui commence et se finit. Les gens ont peur d'en parler, Se croient-ils immortels ? Alors pour eux je n'ai pas de bonnes nouvelles ! La vie ne peut que se terminer. Ils ont le droit d'avoir peur Et sophie a peur Car la fin ne prévient pas, On peut juste l'estimer comme imminente ou pas ! Alors il faut vivre cette peur Mais dans la solitude. Personne ne veut en parler Encore moins écouter. C'est un sujet tabou, Il est préférable de dire que la vie est belle, Qu 'il faut profiter d'elle Sans dire qu'on arrive au bout ! Alors d'accord faisons comme ça ! Sophie est bien dans sa tête et dans son corps, Elle est rayonnante de bonheur Et son coeur n'est pas fatigué. Elle n'a pas besoin de se battre La vie lui apporte toutes les joies qu'elles désirent, Elle est entourée et aimée, Elle respire la joie de vivre ! Quel tableau magnifique ! Quel tableau de rêve ! Quel tableau impossible ! Parce que la vie a déjà été trop difficile. Sophie se bat, Mais pourquoi et pour qui ? Ça n'a aucun sens tout ça, C'est beaucoup trop de souffrance. Il lui manque de l'amour C'est ce qui lui paraît essentiel Mais les gens ont bien d'autres priorités Que d'écouter sa souffrance, essayer de la comprendre Mais surtout lui donner juste un peu d'amour Pour qu'elle ait envie de voir le prochain jour ! |
Sophie a peurJe me sens triste Qu'est-ce que ça veut dire ? Peut être juste que j'existe Et que je suis en train de vivre. Je me sens vide. Mais qui se sent vide ? Sophie, Qui Sophie ? Qui est Sophie ? Le corps ou l'esprit ? L'esprit, Le corps est bien trop sali. Le corps n'est pas digne de vivre Mais pourquoi priver sophie ? Parce qu'elle est coupable, Elle ne l'a pas protégé. On lui a offert ce corps, Le plus beau cadeau de l'existence. On lui a offert la vie avec lui, La plus terrible des punitions. Elle ne peut plus en changer Elle doit le garder Et surtout bien le laver Car il a été souillé. Comment le supporter ? Elle ne peut pas. Elle vit dans la souffrance Mais c'est une dette qu'elle doit payer. Elle lui laisse la vie Et prends même sa douleur. Elle fait tout pour se rattraper Mais elle se fait rattraper. Qui est entré dans ce corps ? Qui est entré dans cet esprit ? La maladie L'anorexie. Que veut-elle ? Elle veut aider sophie. Mais à quoi ? A supprimer le corps. Sophie n'a pas le droit ! Ce n'est pas elle, C'est la maladie C'est l'anorexie. L'anorexie est un autre cadeau ? Oui, la vie aime finalement beaucoup sophie. Elle veut la garder et lève la punition, Elle n'est plus obligée de garder ce corps si sale ! C'est grâce à l'anorexie ! Elle prend toute sa souffrance Et prend le corps ! Sophie va-t-elle pouvoir être libérer de toute cette saleté ? Sophie veut-elle vraiment mourir ? |
![]() MA VIE DOULEUR Ma vie je beurre A l'ombre matinale Dépourvue de ferveur D'un geste machinal Je cultive mes rondeurs Cette drogue infernale Ma vie mécoeure A la mélodie joviale Mes désirs vainqueurs De mes luttes frugales J'alimente mon malheur Cette appréhension glaciale Ma vie je pleure Au grincement crucial Exhaustif labeur Nébuleuse marginale Saigne mon coeur Cette overdose radicale Ma vie je meurs A la perle ancestrale Atrophiée ma maigreur Du stigmate abyssal Déchue par l'erreur J'habite ma pierre tombale |
![]() Anorexie, quand parfois tu reviens me prendre, je prends un levier pour soulever ce bloc si lourd que tu poses sur l'issue de sortie et de toutes mes forces je te soulèves et enfin la lumière revient. Si parfois je me sens fatiguée, j'ai commencé à trouver mon rythme et je m'obverve doucement si necessaire je me repose. Mais quel plaisir de me connaitre aujourd'hui ou de plus en plus souvent je maitrise ta vague. |
![]() PARS Je t'ai laissée entrer en moi Je me suis réfugiée dans tes bras Aveuglément, je t'ai vite obéie tu t'es aussitôt emparée de ma vie Trop intense, tu m'as fascinée Enivrée, je n'ai pas voulu me dégager Tu as tout erradiqué autour de moi mais ma chair infinie ne veut pas partir alors tu continues de me faire souffrir tu as semé un vide atroce en moi corps désert, froid, il ne reste rien juste la terreur d'avouer ma faim Tu as pris possession de mon âme entière Envahie, je ne parviens plus à m'échapper je suis devenue ta prisonnière tu fais de moi ce que tu veux et mon corps sonne de plus en plus creux Spectre vertigineux, tu m'as enlacée Depuis peu, je tente de lutter mais tu es plus forte que mes armées Fidèle, tu reviens toujours me hanter je t'aime et je te hais à la fois souffance et jouissance se sont mêlées Tout n'est plus qu'horreur et effroi Pars, Anorexie, car tu brises ma vie |
![]() Espace désert au fond de moi Un vide mortel qui tourne la tête Il fait trop chaud, trop mal, trop froid Mon ventre pleure sa dernière fête Espace acide au grand soleil Et qui réclame de plus en plus Et qui n'a que pour seule oreille Une âme sourde qui ne voit plus Espace hurlant caché de chaire Personne ne voit, personne n'entend Un corps se froisse dans le tonnerre Un corps qui rit couvert de sang Espace désert au fond de moi Une main de fer qui crisse ses toiles Il fait si beau, au loin là bas Quand notre âme reste sous les étoiles. |
![]() Sur l'oreiller...Sur l'oreiller, a glissé une larme désespérée, Ultime sanglot d'une souffrance trop longtemps dissimulée. Sur l'oreiller, elle a choisi de poser sa tête Pour ne jamais la relever : elle a enfin le coeur en fête. De ce mal qui la ronge, qui la détruit peu à peu, Elle ne veut plus être la prisonnière. Un seul remède à cela : le Feu ...Celui de la Mort qui l'arrachera à sa misère. Autrefois remplie d'espoir, Elle a depuis longtemps sombré dans le noir. Elle ne vit que pour ses regrets. Une évidence : elle ne s'en sortira jamais. Son corps tremble, elle a peur ; Et pourtant son visage est serein. Car passé l'acte dévastateur, Elle trouvera enfin la paix, son chemin... Ses doigts se crispent sur la détente. Elle a choisi une mort violente : Équivalente à sa souffrance, Pour que l'on sache ce qu'elle a subi en silence. Elle aurait tellement voulu crier sa peine, Déposer ce fardeau sous lequel elle ploie. Mais dans ce monde, pas de place pour les faibles. On ne lui a guère laissé le choix. C'est l'heure, on l'appelle. Elle jette un dernier regard autour d'elle, Puis ferme les yeux. Le coup retentit. S'en est fini, elle a quitté sa vie. Sur l'oreiller, dans le sang qui se répand, Il ne reste plus qu'un corps inanimé. Ne pleurez pas, et regardez plutôt prestement Le sourire qui illumine ce visage enfin apaisé. Sur l'oreiller, la Mort est passée. Sur l'oreiller, elle est heureuse, à jamais... |
![]() |
Ne plus avoir peur du soleil éclatant Ne plus avoir peur de ces corps différents Puisque je meurs, que je descends, dans la chaleur, d'un autre temps. Plus rien ne compte dans ma vie Marre de la jouer seule dans mon lit Je veux partir loin dans les cieux Je veux vomir au nez des vieux Eclabousser leur gueule de sang Hurler de haine en dégueulant J'emmerde les gens qui ferment les yeux Rire et souffrir, c'est tout c' que j' veux. |
![]() |
On se surprend à fuir les heures N'importe comment, glissant hors-piste Entre les rêves, la vie, les peurs Rayant nos noms sur les bonnes listes On se surprend à fuir les gens Ceux qui s'accrochent aux bons wagons Et qui résistent comme des enfants Sans se poser les vraies questions |
On se surprend à fuir son ombre Frôlant les murs de l'au-delà Cacher sa mort sous les décombres D'un autre temps qu'on regrettera Et à vouloir tout éviter On en oublie ce qui va bien On en oublie ce qu'on a fait Depuis qu'on a quitté le train |
Cliquez sur le bouton pour retourner à la page 1
Cliquez sur le bouton pour retourner à la page 2
| | Partenariat | Notre audience | Plan du site | Nous écrire | A propos d'enfine.com | Données | Copyright | |
|---|