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Il est préférable que les messages soient axés sur vos émotions et votre vécu plutôt que sur votre apparence et votre poids.



Je m’étais décidée à écrire il y a 3 ans de cela, en Janvier 2006 sur votre site.
J’ai été anorexique il y maintenant 13 ans, j’en ai aujourd’hui 28 et je peux dire que je n’ai jamais rechuté. J’ai été hospitalisé 1 mois coupée de mes parents, ma famille, le monde extérieur. Un passage « obligé » si je puis dire et d’une extrême violence pour la jeune adolescente sensible que j’étais et suis encore.
Mais je voudrais surtout vous parler de l’après…Je suis passée par des phases où je maigrissais mais jamais au point de retomber dans une phase anorexique. J’ai été rempli de doutes, de peur, d’angoisses, car l’anorexique est souvent une personne très sensible à fleur de peau. Maigrir, oui mais après lorsque vous prenez conscience que vous avez joué avec votre vie, d’autres angoisses voient le jour qu’il faut aussi gérer.
Je reste persuadée que l’on peut s’en sortir et mener une vie normale par la suite, le tout est de le vouloir, accepter de grandir, de rentrer dans le monde des adultes qui nous fait souvent si peur et le principal, d’être entouré par des personnes à l’écoute. L’anorexie n’est rien d’autre qu’un appel au secours, un besoin de gérer son corps alors que tout nous échappe. Une main que l’adolescence ne nous permet pas de tendre par pudeur, peur, rébellion.
J’ai conscience que sans l’aide de ma maman avec laquelle je suis très proche, je n’en serai pas là où je suis aujourd’hui. Elle a su m’écouter, m’épauler mais aussi me secouer lorsqu’elle a jugé nécessaire de le faire. Elle ne ma jamais forcée à manger, elle m’a simplement expliqué et fait comprendre que je devais dompter ma souffrance. Que ce n’était pas en me détruisant que je règlerai mes problèmes…et avec du recul je lui dois beaucoup, parce qu’elle a totalement raison. Elle m’a tendue cette main dont j’avais tant besoin.
Un soutien psychologique est nécessaire et personnellement j’ai suivi une psychothérapie de 2 ans et demi après ma sortie de l’hôpital et j’en ai suivi une nouvelle il y a presque 2 ans pour régler les derniers questionnements de la femme que je suis devenue. Bien sur il ne s’agit là que de quelques lignes sur un papier et il est sans doute facile de les écrire après coup. Mais j’espère si sincèrement que vous, les parents, les proches, qui allez lire mon témoignage, qui avez peut être envie de baisser les bras ou qui assistez impuissant au mal être de votre enfant, qui, alors que vous lui tendez la main, la repousse encore et encore, qui se coupe du monde extérieur, des amis, de la famille…reprendrez l’envie de gagner la partie. Je suis passée par cette phase si douloureuse ou faute de dialogue avec la famille, les amis, je me suis retrouvée seule et la seule main qui est restée tendue est celle de ma maman. J’ai toujours eu un relationnel très conflictuel avec mon père, un homme qui ne sait pas exprimer ses sentiments. Il s’est totalement renfermé et ne m’en parle encore pas aujourd’hui, mais le travail de psychanalyse m’a permis de passer outre et de le comprendre lui et son impuissance.
Le chemin de la victoire est laborieux, semé d’embûches, de doutes, n’ayez pas peur de dire à votre enfant combien il compte pour vous, ne le forcez pas mais essayez de le guider, de lui montrer le chemin de la vie.
Aujourd’hui je ne porte aucune trace « visible » de mon anorexie et c’est peut être là la victoire, je suis arrivée à force de dialogue et de soutien à me relever des échecs avec plus ou moins de peine mais sans repasser par cette phase de chantage alimentaire et de torture, peut être aurais je toujours un rapport plus sensible avec la nourriture, mais je suis guérie. Comment en ais je pris conscience ? Lorsque j’ai pu en parler autour de moi, aux gens qui m’avaient fermés la porte par impuissance…
Rien n’est jamais acquis mais l’espoir est là et il ne faut pas jamais baisser les bras…Le résultat en vaut la peine croyez moi.
Une dernière chose…merci maman.
Amicalement.
Laurianne
Pour m'écrire

(posté le 8/05/2009)

 

 Bonjour à tous,
Je m'appelle Marion et j'ai été hospitalisée pour anorexie.
J'ai longtemps hésité à vous écrire, en effet cela fait 3 ans que je n'étais pas revenue sur votre site.
En 2004, 2 mois après ma rentrée en terminale, mon médecin et mes parents m'ont fait hospitaliser car ils pensaient que j'étais soit disant en danger.... Je suis restée 2 mois puis encore 2 mois avec une coupure de 2 semaines. J'ai vite compris le but de l'hôpital : reprendre du poids pour pouvoir sortir ; alors j'ai bêtement  repris mon poids pour pouvoir retrouver mes parents au plus vite. Après ma sortie où je me suis plongée à fond dans mes cours pour le bac, j'ai reperdu tout le poids que j'avais repris. Comme quoi, quand on est forcé de faire quelque chose, ça ne mène à rien.
Aujourd'hui j'ai repris du poids, je ne suis plus en danger. Je dois être a mon poids d'avant, je dis ça car je ne peux pas remonter sur une balance, j'ai trop peur du résultat.
Aujourd'hui je ne souhaite qu'une seule chose, remaigrir... mon poids actuel (même si je le connais pas) me dégoute, je me déteste quand je me regarde...
Je me demande si je suis encore malade (anorexique mentale) ou pas, car je n'arrive pas a m'accepter alors que quand j'avais maigri je m'acceptais ...
Tous les témoignages me touchent énormément et je veux dire une seule chose : si vous n'avez pas la volonté et que vous ne cherchez mal au fond de vous même la force (car vous l'avez), vous n'arriverez pas a faire face.
Je vous laisse mon email si vous avez envie de communiquer.
Bon courage a tous
Pour m'écrire

(posté le 11/04/2008)

 

Je m'appelle Linda, j'ai 34 ans, je suis boulimique non vomisseuse et je souffre comme beaucoup d'entre vous.
Je passe mon temps à manger sans faim et sans fin (vous savez de quoi je parle !) et c'est horrible. Je prends du poids, j'approche de l'obésité : 74 kg pour 159 cm, à la dernière pesée.
Du coup, j'en suis venue à détester mon image dans le miroir. Quant à mon corps n'en parlons pas !
Je me sens minable car je suis accro à la bouffe. Je n'aime pas le café, ni l'alcool, ni la cigarette mais je suis trop gournande, j'adore manger (sauf quand je fais une crise...).
Parfois ,j'en veux à mes parents de l'enfance qu'ils m'ont fait vivre : violences verbales, tromperies, mensonges, hypocrisies et irrespect surtout de la part de mon père avec ses 5 enfants de 5 femmes différentes qu'il a rencontrées pendant son statut d'époux de ma père. Sans compter qu'il me traitait "d'idiote" quand j'étais enfant.
Je fais souvent le cauchemard qu'il frappe ma mère et j'ai peur qu'elle soit une femme battue. Je sais que si c'était le cas, elle ne dirait rien par honte et parce qu'elle a toujours tout supporté de mon père.
Je lui en veux pour cette attitude soumise alors qu'elle voulait me pousser à être une féministe endurcie. J'étais vouée à faire une belle carrière de vieille femme célibataire aigrie. Même si j'apprécie les féministes, ce n'est pas un rôle pour moi.
A mon âge, je cherche encore ma voie. Je cherche mon identité. Je ne désespère d'y arriver. Je m'en donne les moyens en commençant une nouvelle thérapie.
Sur ce, je vous embrasse tous et toutes. Il faut persévérer, s'armer de patience et tenir bon. Bon courage.
Linda

(posté le 25/10/2007)

 

Bonjour,
J'ai souffert d'anorexie boulimie de 16 à 20 ans, j'ai maintenant 28 ans.
Lorsque j'avais 16 ans, mon poids a chuté jusqu'à 35 kg et mon taux de potassium en-dessous de 2 (il faudrait que je vérifie les analyses pour mes souvenir des unités).
J'ai fait de nombreux malaises, ma vue se brouillait: je voyais tout noir et je perdais connaissance. A 2 reprises, j'ai fait un arrêt cardiaque dû à l'hypokaliémie, j'ai alors été hospitalisée plusieurs jours en réanimation cardiaque, puis en service de cardiologie.
Par la suite j'ai eu souvent des troubles cardiaques: extra-cystoles, crises de tachycardie allant jusqu'à épuisement et perte de connaissance. Si les extra-cystoles sont liées au stress, je ne suis pas persuadée qu'il soit normal de faire des crises de tachycardie après 2 cafés ou 2 thés verts, lorsque l'on n'est pas du tout stressé, je me demande si ce n'est pas une séquelle...
Quand je parle de crises de tachycardies, il ne s'agit pas seulement de la sensation d'avoir le coeur qui bat rapidement: ma vue se trouble, j'ai l'impression d'avoir beaucoup de "pression" dans la tête, envie de vomir, voire diarrhée et envies d'uriner fréquentes, comme si tout s'accélérer dans mon organisme. Cela peut aller jusqu'à des pertes de connaissance partielles (j'entends ce qui se passe autour de moi, je réponds, mais c'est un peu comme si j'étais à moitié endormie, je suis plus ou moins consciente entre les moments de somnolences), dans les jours suivants je suis très fatiguée.
Un psy charlatan (il prédisait que je ne serais pas capable de faire des études, je suis en master...) disait que c'était uniquement psychosomatique, je me permets de douter de son jugement, d'autant plus que ces crises peuvent avoir lieu à des moments où je me sens très bien et il m'est arrivée de me sentir très mal et de n'avoir aucune crise.
Aurélie.

(posté le 11/10/2007)

 

 

Je m'appelle Vanessa, j'ai bientôt 23ans. Cela fait bientôt cinq ans que je suis tombée dans les TCA.

Ca a commencé bêtement par une carte de cantine sans argent, alors j'ai décidé de ne pas la remplir, et j'ai commencé par ne plus mager les midi...puis l'engrenage a commencé...plusde petits déjeuners.... une fourchette de carotte rapée par jour... puis un jour j'ai fait un repas complet...que j'ai vomi...c'était le premier que je vomissais et j'étais sure que ce serait le dernier...puis à suivi peu de temps après une semaine sans rien avaler avec le bonheur de voir que l'aiguille de la balance déscendait chaque jour de plus en plus.... et puis les repas ont repris et les vomissements aussi...aller se cacher au sous sol pour vomir dans une bassine pour que mes parents ne me voyent pas, aller chez mes grands parents quand il n'était pas là....

Et là, l'engrenage a commencé...j'aic ommencé à manger plus que de normal et vomir...une fois, deux fois, trois fois...six fois par jour.... j'étais arrivée à ne plus savoir en me reveillant le matin, si je m'étais levée pour faire une crise... je ne dormais plus, j'étais devenue un zombie, me coupant de tout ce que j'aimais auparavant, de mes amis....aux crises, c'est donc ajouté la solitude, l'enfermement dans ma chambre...plus rien n'avait de goût, tout était fade, tout était noir... Tous les jours, je me levait en me disant que aujourd'hui allait être un jour nouveau, qu'aucune crise ne me dépasserait...mais ces bonnes résolutions étaient vaines... J'étais contrôlée par ce démon, sans aucune défense face à lui. Il contrôlait tout. Et puis suite à une crise de nerf, mes parents m'ont fait hospitalisé la semaine de noël. J'ai eu une permission de sortie pour le reveillon et noël...et de là, a découlé ma première auto mutilation...Je suis restée une semaine dans le service de psychiatrie, j'ai vu mon psy une fois en entrant, une fois en sortant... Le psy m'a dit: ' dans six mois au plus tout est fini'...je l'ai cru. Et puis une fois rentrée et après une semaine sans rien manger, les crises ont repris leurs court. A ça, se sont ajoutées les tentatives de suicides par médicaments. Les auto mutilations étaient de plus en plus fréquentes...la douleur physique calmait un moment la douleur psychologique. Dix mois après la première hospitalisation, après une nouvelle tentative de suicide médicamenteuse, mes parents m'ont reconduit à l'hôpital...cette fois ci une semaine coupée de tout, pas de visite, pas de téléphone, pas de télé, pas de musique...l'impression d'être punie...comme si j'avais fait une bétise délibérée... Cette semaine a été dur, j'avais l'impression que si j'étais malade c'était de ma faute, c'est ce que le psy m'avait fait comprendre. D'ailleurs je ne l'avais pas plus vue que la première fois... Les mois sont passés, et puis en janvier 2005, j'ai fait une dernière tentative de suicide...je n'ai aucun souvenir de ce qui s'est passé pendant 36heures... j'avais pris les cachets le mardi soir....mon cerveau s'est reveillé le jeudi matin comme si de rien n'était...J'avais l'impression d'être reposé ce jeudi matin là, je n'avais pas réfléchi pendant 24heures...je me sentais si bien...et puis après cet épisode, j'ai repris le dessus... j'ai 'moins' cherché à tout controler, mon corps en tout cas...ça été très long avant de voir le moindre changement dans mes attitudes ou sur mon corps...il a fallu un an avant que les changements n'arrivent vraiment et que je me resociabilise un peu, que je pense à mon avenir...

Ces changements datent d' il y a un an... Je mange normalement, je vomis toujours...En ce moment je stagne...je suis à une étape palier, je stabilise ces progrès avant d'en faire d'autre; je suis sure.... Ce qu'il y a de plus dur en ce moment, c'est de voir que les gens autour de moi, mes parents, dénigrent le peu de progrès, si petit soit-il, qui peut arriver en ce moment...

Je ne suis pas guérie mais je suis sur la bonne voie. Je me bats tous les jours contre même si cela ne se ressens pas pour les autres... Je m'efforce d'apprendre à aimer mon corps, mon esprit, ce que je suis tout simplement...c'est pas facile...mais j'y arriverais. Des sequelles, il en reste...une trace sur ma main droite, des cicatrices sur mes poignets, un blocage pour exprimer mes sentiments mes ressentis, un manque de confiance en soi...mais doucement je fais tout pour qu'elles s'estompent....

Je ne sais pas si ce que j'ai écrit servira...J'ai la chance de ne pas avoir été touchée aussi fortement que la plupart d'entre vous...Gardez l'espoir de voir ce jour où tout sera derrière, même si le combat est long et dur, même si le plus dur c'est de se battre seul contre soi même. Et comprenez que vous valez bien plus que ce que vous pensez.
Bon courage à vous tous. Prenez soin de vous.
Vanessa

(posté le 04/10/2007)

 

Bonjour,

Je m'appelle Patricia j'ai 44 ans et je suis anorexique et boulimique depuis plus de 20 ans, je vais voir un psy régulièrement mais çà ne m'avance
pas à grand chose. Je pense que je vais rester malade toute ma vie.
Il faut vraiment avoir envie de guérir et pourtant j'ai un fils de 12 ans qui a besoin de sa maman.
Malheureusement il ni a pas de centre ou d'association pour les gens de mon age. On me met en psychiatrie pour guérir, je suis juste anorexique et
boulimique je me suis déjà battu pendent tellement d'année que j'en ai assez, ma vie n'ai qu'une
souffrance ou trouver la force et le courage.

(posté le 04/09/2007)

 

Bonjour à toutes et à tous,


Il m'est très pénible de reconnaitre, mais surtout d'accepter le fait que je suis anorexique. Avant de poursuivre cette missive, je dois vous avouer que tout ce qui concernait cette maladie me laissait auparavant dans une indifférence totale.
Ignorance ou pur égoïsme de ma part, je vous laisse juge.
A ce jour, ma vision des choses à bien changée, étant moi même pris dans cet
engrenage.
Je suis surpris par la jeunesse de la plupart d'entre vous. J'ai 42 ans, et je vous prie de croire que j'ai du vécu à mon actif, j'ai beaucoup de peine de constater que des adolescents, voir des enfants subissent de telles souffrances.
J'aimerais tant pouvoir vous apporter mon aide, mon soutien... mais je suis dans l'immédiat incapable de me sortir moi même de cette situation qui me détruit chaque jour un peu plus.
Actuellement contraint à ne plus avoir le droit de travailler (décision irrévocable de mon employeur), je dispose de mes journées, pour faire le point sur ce qui m'a conduit à une telle déchéance. Pour cela, il faut remonter 4 ans en arrière; à cette époque, j'étais heureux, sans soucis, mes seules priorités étaient de tout mettre en ouvre pour apporter le bonheur à mon épouse et mes 4 enfants.
J'étais ce que l'on nomme couramment un "battant". Je faisais face aux problèmes à "bras le corps". J'étais animé d'une certaine fierté d'avoir réussi ma vie.
J'aimais, et à travers cet amour, rien ne pouvait m'atteindre...
Mais le bonheur est éphémère. Adultère, divorce et soudain tout s'effondre, tel un château de cartes. Pourquoi cette trahison ? Je n'ai pas trouvé de réponse. Je n'aurais jamais imaginé que l'être que j'aimais le plus au monde, puisse être capable d'une telle vilénie.
Vous comprenez maintenant les raisons qui font que je me retrouve en ce moment devant ce clavier d'ordinateur à chercher une entrée en contact avec vous. Je refuse que l'on me plaigne, j'ai simplement besoin d'une écoute, si furtive soit-elle, elle m'apportera un grand soutien. Il m'est difficile de vous demander cette aide vu votre jeunesse et les souffrances que vous devez également endurer.
Mais, vers qui d'autre me tourner ? Un petit mot de votre part m'apporterait un peu de réconfort, et vos conseils seraient pour moi du plus grand intérêt.
Je suis conscient de ce qui peut résulter du fait de cette anorexie, mais je suis incapable d'y remédier. Je suis si fatigué, qu'il m'arrive de ne plus avoir envi de poursuivre, ni même d'envisager avec sérénité l'hospitalisation qui est prévue pour le mois de Septembre.
La solitude est ma nouvelle compagne. Mes enfants me manquent tellement. Arriverais-je un jour à pardonner à celle qui fut mienne, le mal qu'elle m'a fait ? Je le souhaite, car je serais alors en paix avec moi même, et peut-être alors reprendrais-je goût à la nourriture.
J'ai eu une courte mais conséquente période de boulimie, avec une prise de poids excessive. Puis, cette "orgie de bouffe" à fait place à l'anorexie. Sournoisement, elle s'est installée. Je ne me suis pas rendu compte de ce qui m'arrivait. Lorsque je l'ai réalisé, il était déjà trop tard. Pour être tout à fait honnête, je refusais tout simplement d'admettre la vérité.
Les symptômes ne se sont pas fait attendre. Vomissements, sang dans les urines, pertes de connaissance puis coma. Ces 56 kg perdus en 8 mois, m'ont complètement transformé, tant sur le plan physique que mentalement. Je me découvre une personnalité que je ne me soupçonnais pas d'avoir. Dépressions multiples, (T.S) répétées, humeur exécrable, accompagné d'actes de violence verbale,incontrôlés,
vis à vis de certaines personnes de mon entourage (collègues et famille) qui jugent sans la moindre once de désir de compréhension. Elles n'ont aucun scrupuleà me qualifier d'aliéné mental. Mais les paroles qui me blessent le plus, et qui me font sortir de mes gons, sont :<< Il n'aime pas ses enfants, sinon il mangerait.>> Cette intolérance et ces remarques sarcastiques me blessent au plus profond de mon âme.
Quand la sagesse fait défaut, l'absurde prend le pas sur l'incompris.
Je ne m'étendrai pas plus sur ce que je vis au quotidien car vous devez être confronté a des réalités similaires ou pires encore. Et au final, ce sont peut-être eux qui sont dans le vrai...
Je me pèse plusieurs fois par jour, c'est une véritable obsession. Chaque grammes perdus, me confrontent à cette réalité, jamais je m'en sortirai. Je haïs ce corps
qui ne m'appartient plus. La laideur est en moi, c'est elle qui me nourri. Cette déchéance humaine est le reflet de mon image. Cette image de moi même que je n'ose plus regarder.
La vue, l'odeur de la moindre denrée alimentaire provoquent en moi des nausées, des sueurs, des tremblements.
Je mens à ma meilleure amie sur mon état de santé. L'intention est certes honorable (je ne souhaite pas attiser son inquiétude ni ne veux de sa pitié), mais quel ami digne de ce nom peut faire cela, et se sentir coupable n'excuse rien.
Je dissimule mon extrême maigreur en enfilant plusieurs vêtements les uns sur les autres (comme j'ai froid en permanence), ça ne me dérange pas trop. J'ai même été jusqu'à me cacher dans les toilettes pour endosser ma tenue de travail, afin que mes collègues ne puissent me dévisager. La honte m'habite en permanence.
Il y a une dizaine de jours, lors d'une conversation, un quidam m'a donné 60 ans.
Cela vous donne un aperçu de mon physique. Il est vrai que la chute des cheveux, est l'état de ma dentition de ces derniers mois y sont pour quelque chose.
Voila, vous connaissez maintenant quelques traits de mon histoire. J'ai passé la nuit sur le site sans m'en rendre compte, à lire vos témoignages, qui m'ont beaucoup touchés. A ingurgiter du café (c'est la seule chose qui passe), et à fumer des "clopes" (3 paquets/jour),comme à mon habitude. Je sais, il y a de l'abus, mais que voulez vous, à mon âge, on ne se refait pas. (P.S ne suivez pas ce mauvaisexemple).
Je vous souhaite bonne réception de cet "intermède" de ma vie, qui n'est certes pas très reluisante, mais la sincérité n'est pas toujours agréable à entendre, je l'ai appris à mes dépends.
Bonne journée à tous et à toutes. Courage, et bonne chance pour la suite.
Dans l'espoir d'avoir bientôt de vos nouvelles.

 

Martial, alias etèop

Pour m'écrire

(posté le 04/09/2007)

 

 

Bonjour, je m'appelle Marine, j'ai 21ans. Je suis anorexique boulimique depuis 5 ans. J'ai été hospitalisée l'année dernière. Aujourd'hui je ne le suis plus mais je continue à me battre pour guérir. J'ai écrit ce texte depuis mon lit d'hôpital à l'attention de toutes les autres qui souffrent du même mal que le mien.

 

"On a pu jouer avec le feu à un moment, c'est vrai. Mais est ce pour autant de notre faute? Moi je dis que non. On porte déjà le poids du monde sur nos épaules, on ne va pas en plus se tenir responsable de ce qui nous arrive.

Rien ne sert de vouloir revenir en arrière pour autant. Plus rien ne sera plus jamais comme avant. Ce n'est pas un mal. La roue tourne.

Si on avait su, on aurait tiré la sonnette d'alarme bien avant. Mais on a pas senti le danger. Pas assez tôt.

Maintenant qu'il est bien là et qu'on le sent, est-il trop tard? Jamais. Il n'est jamais trop tard pour se réveiller de ce cauchemar. La route est longue et elle le sera encore, mais nous vivons.

Chaque jour nous vivons la victoire et la défaite en alternance. La victoire de la privation, du contrôle de notre corps, mais quelques temps plus tard on vit la défaite, quand nous ne contrôlons plus rien pendant ces satanées crises, et quand nous nous rendons compte, après ça, que nous sommes happés par cette maladie.

Nous ne choisissons pas de céder à ces ivresses alimentaires, nous en sommes victimes, et là est la différence. La vie est un combat permanant, plus que jamais on le sait, on le sent. On ne sait pas si on s'en sortira, mais en tout cas on fera tout pour ça, parce qu'on est courageuses, nous avons cette qualité en commun, même si parfois on se demande quand ce courage nous reviendra enfin. Il reviendra par sursaut, pour nous tirer peu à peu hors de l'eau. J'espère, j'ai confiance en lui, en moi, en nous. Ce serait trop bête de nous laisser bouffer par ces maladies, il tient à nous de combattre vaillamment. Nous savons que nous ne sommes pas des cas isolés. Notre maladie s'apparente même de plus en plus à une épidémie. Mais nous ne céderons pas, nous combattrons jusqu'à la fin, jusqu'au dernier souffle de nos amies, qui elles n'ont pas eu la chance d'en sortir vivantes. De là haut elles nous regardent et avec leurs regrets, nous envoient les armes pour le combat, qui s'annonce long et pénible.

Le secret est de s'aimer. Oui. Comment on fait? On apprend. J'apprend à m'aimer, à me respecter et j'aurai déjà une arme dans chaque main pour combattre cette maladie sournoise. Elle est là pour nous détruire, mais ne cédons pas à la colère, ni à la fatalité. Nous ne devons pas être en colère parce que ce n'est la faute de personne, personne ne s'est levé un matin en se disant "tiens je vais inventer les maladies alimentaires" et nous ne devons pas céder à la fatalité parce que cela signifierai l'arrêt des combats. Et nous n'avons pas le droit. Nous ne trouverons jamais de vaccins contre ça, mais chacun peut trouver son antidote personnel. On peut y arriver, avec du courage et plein d'espoir. La route sera semée d'embûches et parfois on aura l'impression de redescendre plus bas que terre, mais n'oublions jamais que sous tout ça, notre cœur bât.

Un jour, nous nous en sortirons pour de bon. Ce jour, qu'il soit proche ou lointain, rêvons le chaque jour..."

(posté le 17/07/2007)

 

Bonjour tout le monde,

Pour ma part je suis anorexique depuis déjà 4 ans et vraiment boulimique depuis 1 ans et demi. Je souhaite témoigner avant tout pour l'entourage. Je sais que c'est très difficile pour eux de vivre avec une personne que l'on voit "mourir à petit feu" et de ne pouvoir rien faire. Ils se trouvent IMPUISSANTS face à une maladie qu'ils ne comprennent pas. Pour ma part, le fait que mes proches me soutiennent et essaient de comprendre ma maladie à jouer énormément en ma faveur même si je suis toujours malade. Je peux néanmoins dire que si je suis MALADE, JE NE SUIS PAS MORTE !!

Et ça, c'est quelque chose d'énorme. J'avoue qu'à 2 jours près il y a 2 ans, j'ai faillit y passer mais ma psy m'a fait hospitaliser. Rétrospectivement, je trouve cela indigne que ce soit ma psy qui m'ait fait hospitaliser avant les médecins, puisque j'ai été hospitalisée avant tout pour dépression, et lorsque je suis arriver en urgence, la seul chose que ce "con" de médecin a trouver à dire à mon père, c'est : "comment avez-vous fait pour la laisser crever comme ça ?!!".

La seule chose que j'ai à dire c'est que le médecin de famille nous connait trop bien pour nous regarder objectivement et malheureusement, les proches laissent tout leur poids sur celui-ci.

J'ai vraiment envie de m'en sortir, mais je me sens tellement seule et désemparer. J'ai été hospitaliser 4 fois, je ne dis pas que ce ne m'a pas aider, mais seul les hôpitaux spécialisés sont aptes à savoir gérer ce genre de problème. Quoi qu'il en soit, je tiens à dire aux parents, aux amis, à a la famille de ne pas se fixer sur l"anorexique" mais sur qui elle est, et tenter de ne pas focaliser sur elle tout en faisant attention. Je sais que ce n'est pas facile, car à la fois on cherche de l'aide, et en même temps on la repousse. Il faut savoir intervenir au moment où la faille "s'ouvre" pour laisser place à la personne. Si vous voulez m'écrire pour qu'on s'entraide, anorexique, boulimique, famille et proche, je suis là !!

       Laure BOURBIER

       6 rue wasse

       80000 amiens

Laure, 18 ans

(posté le 08/07/2007)

 

Bonjour à tous je m'appelle Déborah et j'ai 19 ans. J'ai envoyé une lettre accompagnée d'un poème à l'association il y a peu.
Je suis anorexique-boulimique depuis plus d'un an à ce jour et je souffre énormément. Je souffre du manque d'amour d'une mère, elle me délaisse chaque jour un peu plus comme si j'étais la honte de la famille.
Lorsque j'avais 11 ans j'ai été abusée sexuellement par mon propre père et ensuite jusqu'à l'âge de 14 ans par le petit ami de ma mère (car mes parents ont divorcé en 1996).
La ressemblance physique que j'ai avec ma mère me fait souffrir car c'est sous l'effet de l'alcool que mon père a cru voir en moi ma mère. Je suis passée par l'enfer d'une plainte déposée et tout ce qui s'en suit.
Plus jeune j'avais des rondeurs je pesais 70 kilos pour 1.55m. Je souffrais des injures de tous les gamins du collège. Puis j'ai entamé dépression sur dépression.
Ma mère ne m'a jamais défendu lorsque je lui ai avoué que j'avais subi des attouchements de son ami, elle a préféré le croire lui plutôt que moi et m'a fait retirer ma plainte en me faisant passer pour une folle devant les gendarmes. Aujourd'hui j'en souffre énormément. Je me sens sale, mon corps a été sali par deux hommes. L'année dernière a été douloureuse pour moi car c'est là qu'est apparue l'anorexie dans ma vie et je ne me le suis pas caché. Je me suis vue tomber dedans par la cause de régimes à répétition puis la privation a fait que je n'acceptais plus rien, jusqu'au peu qu'il me restait dans l'estomac que j'allais vomir dans les toilettes du lycée. J'ai tout de même passé mon bac L que j'ai obtenu durant mon hospitalisation.( j'avais perdu 20 kilos à l'époque, juillet 2006) à ma sortie j'ai continué à perdre encore et suis descendue jusqu'à 39 kilos.
J'ai ensuite commencé à travailler en même temps que mes études de secrétaire médicale.Mais une rechute à fait surface suite à un événement inadmissible:le viol de mon ex petit ami.
Depuis c'est la descente aux enfers, arrêts de travail à répétition, tentative de suicide et vomissement. J'avais retrouvé un poids normal mais je perds à nouveau et je perds espoir aussi. Je fais 1.55m pour 48 kilos à ce jour (poids encore normal mais pour combien de temps??)
J'ai aujourd'hui un homme dans ma vie qui désire avoir des enfants et un beau mariage!la situation qui me fait rêver. VAIS-JE POUVOIR LUI OFFRIR TOUT CECI??
Je sens ma force périr, mon espoir aussi j'ai une haine terrible envers ma mère que je n'arrive pas a l'exprimer malgré ma force de caractère, elle me voit me détruire et elle s'en moque totalement. Je ne supporte plus sa présence elle m'horripile elle me dégoûte tout comme mon corps me dégoûte, je me vois énorme j'aimerai avoir vos yeux pour m'admirer telle que je suis et non croire celle qui me fait du mal en moi. Je suis dévouée et je donnerai ma vie pour ceux que j'aime surtout pour l'homme que j'aime mais là c'est ma vie que je détruis tout en faisant du mal à mon entourage car me voir dans cet état les rend malheureux. On se sent impuissant moi-même je suis soumise à cette maladie, je perds espoir mais je me bats quand même. Tout cela pour dire qu'il ne faut pas tomber dans l'enfer du "je ne m'accepte pas je suis grosse" car pour en sortir c'est une galère immonde, on fait deux pas on recule de dix voilà ma pensée et mon mal-être. La question reste à ce jour POURQUOI? et il me tarde d'y répondre!
Déborah j'envoie mon courage et ma force à tous ceux et celles qui sont dans la même situation que moi.

(posté le 14/04/2007)

Bonjour à tous et toutes,
J'écris comme pour mieux me souvenir qu'il y a cinq ans, j'ai plongé dans l'enfer des TCA... Je suis étudiante en 3eme année, j'ai 20 ans et je suis anorexique-boulimique. Comme beaucoup, mon peu de confiance en moi et mon dysmorphisme excessif m'ont fait vivre un enfer qui laisse malheureusement des sequelles irreversibles sur mon corps et mon esprit. J'ai été anorexique au départ, sans mettre un nom à ma maladie. Je commencais "doucement" à manger plus sain, puis je réduisais les quantités jusqu'au jours où je me suis mise à décompter les calories, une par une. Puis la pression autour de moi pour me faire manger m'a conduit à la boulimie vomitive qui m'a véritablement détruite par mon comportement auto-destructeur mais aussi socio-destructeur. Je suis devenue lunatique et extremement tyrannique avec les personnes que j'aimais. Je me sentais méchante, et plus je maigrissais, plus je perdais confiance en moi.Enfin, viennent les sequelles physiques, estomac qui brule, potassium qui baisse et angoisse qui monte...
Puis un beau jour, j'ai regardé les bulles de savons que faisait ma petite soeur, elles montaient haut, trés haut, puis elles éclataient en goutelettes sur le sol froid...Comme moi, les bulles trop légères voulaient aller trop haut quitte à en perdre la vie. Moi, j'ai décidé de m'arreter avant, car je ne pourrais jamais etre parfaite et aujourd'hui j'en ai conscience. Ce jour là donc, j'ai mangé une escalope, puis des pommes de terre puis...J'ai pris l'air, je n'ai ni vomis, ni pleuré. Quelques temps aprés, aprés de nombreux efforts sur moi meme et avec l'aide d'une psychologue et de mes proches, j'ai eu mes règles. Aujourd'hui, je ne suis pas guérie mais je m'aide. J'aimerai un jour, ne plus jamais avoir peur de vivre.
Manger c'est dire oui à la jouissance et à la vie!

(posté le 11/04/2007)

 

 

Je suis la grand mère d'une petite fille, anorexique depuis l'âge de 15 ans. Elle vient d' avoir 22 ans le 21 février.
Elle a été hospitalisée plusieurs fois. Chaque séjour a été très difficile, assez peu concluant quant à l'aide apportée par le milieu hospitalier, avec comme thérapies essentielles, celles de la couper totalement de sa famille, avec des conditions qui rendraient fou la personne la plus normale et de la shooter aux médicaments. C'est un univers carcéral.
Il y a deux ans 1/2 elle a été aidée par un psychothérapeute, elle a présenté un concours difficile, qu'elle a réussi ( concours d'éducateur). Puis tout a rebasculé. Elle partie dans une incroyable errance, disparaissant des semaines entières avec les risques que vous imaginez. Sa mère a remué ciel et terre pour l'aider, elle ne la jamais abandonnée. je n'ose penser ce qu'elle serait devenue sans son aide.
Finalement elle est hospitalisée depuis 4 mois 1/2 dans un service psychiatrique de province, d'autres troubles sont apparus, boulimie, potomanie. Plusieurs fois elle a été perfusée, la baisse du potassium étant importante, à la suite de vomissements, avec une chute de poids.
Naturellement elle est de nouveau en chambre d'isolement, sous surveillance stricte :"On ne veut pas la retrouver morte" a t on dit à sa mère et son autre grand mère.
Ce que nous pouvons comprendre mais, et, c'est là le but de ce courrier : l' hôpital où elle se trouve n'est pas spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire, elle a changé 2 fois de psy, le premier a dit à ses parents en pleine salle d'attente, devant d'autres personnes qu'elle était perverse, et que finalement il la lâchait. Un autre médecin femme a pris le relais avec la mise en place d'un protocole très stricte, pas de visite, chambre d'isolement etc. Elle a eu 22 ans la semaine passée, sa mère n'a pas eu le droit de la voir 2 mn pour l'embrasser, elle n'a pas pu recevoir un coup de fil...rien, nous sommes coincés dans la toute puissance du système. J'ai pu hier l'avoir au téléphone à mon grand étonnement! ( elle a de nouveau droit à un coup de fil par jour, elle a dû reprendre un peu de poids), bouche empâtée, élocution difficile dans une conversation embrumée, dans sa camisole chimique.
Quelles que soient les méthodes thérapeutiques employées, je trouve qu'il y a là quelque chose inhumain, je ne pense pas que cela aide le patient à se guérir. Je sais qu' elle a besoin de sa famille, de l'amour inconditionnel des siens, comme tous ces jeunes dérivant dans ces comportements.
Aux Etats unis, on a arrêté de les soigner comme cela, on les hospitalise le moins possible, ils ont un suivi en ambulatoire et reste dans leur famille qui est accompagnée par une thérapie familiale.
Il y a aussi un autre point dont je voudrais vous faire part. Ses parents ont trouvé une clinique spécialisée à Lyon qui prend en charge ce type addiction. Le médecin est prêt à rencontrer cette petite, et à l'admettre dans son centre . Mais nous nous heurtons à une énorme difficulté, elle est hospitalisée sous HDT, signée par les psychiatre de hôpital qui ne veut pas la lâcher, même pour rencontrer ce spécialiste! Il faut attendre que l'hôpital lève l'HDT, ce qui peut durer des mois...La famille n'a aucun droit de regard sur son parent, ici sur son enfant. ll serait plus honnête de reconnaitre que cette structure n'est pas adaptée pour prendre en charge cette jeune, et qu'on peut essayer de voir ailleurs, dans intérêt de tous.
Les parents sont seuls à se battre, alors qu'ils devraient faire équipe pour sortir de l'enfer ses enfants, c'est terrible ce clivage.
Voilà j'ai fait le tour de ce que je voulais dire. Je sais que nous ne sommes pas les seuls à vivre ces situations

(posté le 07/03/2007)

 

 

Bonjour,
je suis anorexique depuis presque 3 ans, j'ai donc commencé a 12 ans et demi a avoir des TCA. Je suis passée par plusieurs hospitalisations dont une qui a été très difficile en pédiatrie a la Timone a Marseille ou j'ai été sondée. J'ai eu une période de vomissements mais grâce à mes parents qui me surveillent, j'ai réussi à ne plus le faire. Actuellement, je suis chez moi depuis 2 semaines et je mange très sélectivement en pesant mes aliments et en excluant la matière grasse et le sucre. J'ai extrêmement peur de la boulimie parce que je rencontre beaucoup de personnes dans le même cas que moi qui passent par cette phase. Je lis aussi beaucoup de témoignages sur enfine dont les personnes atteintes d'anorexie tombent dans la boulimie... Il est vrai que quelquefois je suis tentée par toute la nourriture qui m'entoure et dont je me prive mais je ne suis jamais passé à l'acte... surtout que je suis une personne qui a beaucoup de mal à vomir alors j'ai affreusement peur de ne pas arriver à évacuer le surplus au cas ou je ferais de la boulimie. Je bois beaucoup de tisanes et cafés la journée pour me sentir rassasiée.
Voilà, j'aimerais beaucoup que les personnes dans mon cas se manifestent et que les personnes boulimiques m'expliquent comment ça s'est passé pour elles. Je comprends la boulimie parce que que même si je n'agis pas, je ressens ce besoin de remplissage.
Laura 15 ans et demi

Pour m'écrire

(posté le 28/01/2007)

 

Bonjour,
Une nouvelle fois je vous remercie de m'avoir répondu,j'en suis trés touchée...
Vous avez raison: on ne peut aider dans ce genre de pathologie que quand on est soit-même passé par là, c'est tellement difficile de comprendre ce qui peut se passer dans la tête d'une personne anorexique...alors quand on ne le vit pas on ne voit que l'irrationnalité de ce comportement et le coté délirant de nos réactions...De plus je crois que pour les proches il est trés difficile de reconnaître et accepter d'être impuissant. Mais pour aider les autres efficacement il faut aussi être crédible à leurs yeux et donc s'être extrait si ce n'est totalement car on garde toujours une fragilité en soi, au moins en partie...
Chaque histoire est unique mais étant passé par là on trouve sans doute mieux les mots et la bonne distance, on a une crédibilité qu'une personne qui n'a pas vécu cet enfer ne peut pas avoir...On ne se laisse pas prendre non plus au "mensonge" de la personne qui est encore prise entierement dans les affres des tca.
Quoiqu'il en soit, si d'ores et déjà je peux vous être utile pour votre association, n'hésitez pas à me le faire savoir, je suis disponible et disposée à le faire...
je vous remercie beaucoup du soutien que vous m'apportez là pour tenir malgré tout, malgré la peur et les doutes qui ne cessent de m'envahir au quotidien...
Bien a vous
Et surtout n'oubliez pas de penser à vous également, donner c'est une chose mais savoir recevoir est essentiel également!
Bonne soirée
Raphaéle. Pour m'écrire

 

(posté le 19/10/2006)

 

 

Depuis maintenant 15ans, j'en ai aujourd'hui passés 30, je vis cet enfer sans parvenir à trouver une issue. Mais je garde malgré tout espoir.
Etant en surpoids, j'ai voulu faire un petit régime en janvier 92, je n'ai plusvraiment de souvenirs de cette période. En mai, pour la 1ere fois, une amie de lycée me fait remarquer mon amaigrissement plus que rapide mais dont je n'avais même pas conscience et me parle d'anorexie. Ne connaissant même pas ce terme, on n'en parlait pas à cette époque, j’en cherche le sens en rentrant dans le dictionnaire: je ne m'y reconnais pas...deux jours plus tard je suis hospitalisée pour une suspicion d'appendicite. Quand j'arrive a l'hôpital, on me demande mon poids: 70kg mais je fais un régime...regard ahuri des soignants: je pèse 56kg. Le médecin rencontre ma mère entre 2 couloirs: "votre fille ne veut pas manger c'est tout, elle n'a rien, elle est anorexique et ça va jusqu'ala mort" L'appendicite s'est transformée en péritonite opérée plusieurs jours après. A ma sortie, je consulte en CMP, je continue à maigrir et suis hospitalisée en HP pour adultes en juin. Malgré des débuts difficiles, je recommence peu à peu à manger et me sens mieux du fait de l'isolement alors que jusqu'a maintenant je n'avais jamais supporté l'absence de ma mère. Et puis en août, je sors contre avis médical car la famille décide que je ne suis pas malade que ça n'a que trop duré. A ma sortie, je suis confrontée à la séparation difficile et conflictuelle entre mes parents, séparation qui moi me soulage car je ne supportais plus la haine non dite entre mes parents que je n'ai jamais vus affectueux entre eux. Persuadée que c'est mon père le coupable, je refuse de le voir. Le médecin qui me suit me menace d'hospitalisation si je ne reprends pas du poids: je ne peux accepter cette idée car ce serait faire souffrir ma mère, j'accepte de prendre un traitement avec lequel je reprends du poids. Pour revenir à un poids faible mais hors de danger. Ce moment, ne supportant plus mon corps, je me lance avec acharnement dans le sport, jusqu'a plus de 4 heures par jour, tous les jours. Cela dure des années, malgré tout je parviens à faire des études et obtenir un DEA en psychologie (!).Tout semble aller bien pour moi. Sauf que pour préserver mes proches, ma mère, je mens sur la réalité de ma situation: isolement, acharnement dans le sport, restriction alimentaire. Mais je donne le change, on me croit...A la fin de ma maîtrise, en 2000, je connais une petite période de mieux: j'ai quelques amis, suite a des travaux universitaires en commun. Et je commence même à avoir des petits amis,j'ai le sentiment de vivre enfin.

Mais suite à la prise de la pilule, je prends 5kg en quelques jours, j'ai mal dans mon corps, je ne me supporte plus. Les efforts pour remaigrir sont vains.
Et je me sens de plus en plus mal avec mon ami. Fin 2002, je m'inscris dans une salle de sport, 'acharnement reprend de plus belle. Début 2003, j'ai fondu et bien plus que 5kg. Nouvelle menace d'hospitalisation, je refuse avant d'accepter car j'y vois l'occasion de me libérer d'une situation insupportable avec mon ami. Début février j'entre en clinique spécialisée. Pour la 1ere fois je commence à parler sincèrement. Mais je continue a maigrir malgré l'arrêt total du sport et une meilleure alimentation. Fin mars, le psychiatre interrompt l'hospitalisation car je refuse de prendre un traitement ayant pour effet secondaire la prise de poids. A ma sortie, je découvre les laxatifs.
Catastrophe en 2 mois, mon intestin est à la limite de la déchirure et je me retrouve hospitalisée en réanimation. Alimentée par sonde, je reprends quelques kilos, me sens un peu mieux, soulagée d'être prise en charge, mais mal dans ce corps. Au bout de 8semaines, je suis réorientée vers la clinique, je fais croire que je prends le fameux traitement que je recrache discrètement. Malgré tout, le travail se poursuit et je me sens toujours un peu mieux. Fin septembre, je sors de la clinique. Pleine de projets, je décide de trouver un emploi et de reprendre des études pour être professeur des écoles. 15 jours plus tard, je suis embauchée chez Mc Do'(!). Très vite, je me retrouve à plein temps et je n'arrive plus à suivre les cours, j'abandonne ce dernier projet.
Tant bien que mal je me maintiens dans une illusion de vie au yeux des autres: je continue à les rassurer en m'inventant une vie bien remplie et épanouissante...La réalité est toute autre: je m'auto détruis en travaillant tout en me donnant bonne conscience: il faut bien que je paie mon loyer. Et ma vie se résume à une fuite des autres, de moi-même dans le mensonge:ma "vie" est faite de solitude, de marche et le we, je ne fais que dormir pour ne pas penser.
En outre, compte tenu de mes horaires anarchiques, je repousse de plus en plus le moment fatidique des repas, pour n'en faire plus qu'un a 23h30 qui me prend heures.Toutes mes journées se ressemblent strictement à l'identique selon le mode we ou semaine. En septembre 2005, je suis à nouveau hospitalisée en réanimation suite à un trouble enzymatique. Au bout de 8 semaines, je sors puis je reprends le travail. Mais ça se passe de plus en plus mal avec mon patron, si bien qu'à bout de nerfs, je démissionne en avril 2006 avec l'idée de trouver un emploi dans mon domaine d'études. Mais face à mon vide et mon isolement total puisque je ne travaille plus. Et là, je m'effondre à nouveau, je suis hospitalisée a nouveau en clinique du fait de troubles dépressifs. Les troubles alimentaires n'y sont plus les bienvenus, les soignants les dénient tout en m'imposant le rythme et les choix de repas: je ne suis pas là pour anorexie mais je n'ai pas le droit de manger librement comme tous les autres patients,je ne suis pas autorisée aux sorties. La psychiatre décrète que je dois manger de tout comme tout le monde que j'aime ou non, mon estomac au bout de 10 jours est forcément réhabitué à une alimentation normale. Alors que depuis 3 ans je mange toujours la même chose: pain, pommes, yaourts majoritairement, je ne cuisine plus, je ne mange plus rien de chaud. C'est au dessus de mes moyens, je triche avec l'aide des autres patients, je ramène des aliments dont j'ai vraiment envie et je me cache pour pouvoir les manger...le comble...Seulement je me retrouve vite au poids ou je dois être hospitalisée en réanimation. Le professeur de réanimation intervient et menace la psychiatre de plainte pour non assistance à personne en danger. La j'obtiens enfin des aménagements alimentaires. Malgré tout, le travail psy me est fructueux et je lâche un peu sur ma résistance à toute épreuve...
En juillet je quitte la clinque dans l'attente d'une hospitalisation en laquelle j'ai beaucoup d'espoir en Allemagne avec des techniques axées sur le corps et le vécu émotionnel...Hospitalisation qui se révèle un échec, rien de ce qu'on m'avait dit n'est réel: pratiquement pas de suivi, pas de cadre...j'en sors au bout d'une semaine après avoir fait un malaise avec perte de connaissance qui n'a pas été vraiment pris en compte.


Depuis, n'ayant plus d'appartement personnel, je vis chez ma mère. La cohabitation avec son ami est plus que difficile: magnétiseur, il veut absolument me soigner, à sa façon...je me ferme de plus en plus. Et heureusement je trouve un psychologue avec qui la confiance s'établit d'emblée, pour la première fois je me sens autorisée a tout dire...Mais le quotidien reste difficile, j'essaie de tenir tant bien que mal entre crises d'angoisse et moments plus sereins. De plus en plus, je recommence à m'isoler : je ne me supporte plus, je ne supporte plus le regard et la présence des autres, leur injonction à faire de moi une personne heureuse. Toujours heureusement, je continue un travail avec le psychologue: prise de conscience, résurgence de souvenirs et sentiments enfouis. Ca fait mal mais je sais aussi que c'est un passage nécessaire pour apercevoir un espoir de mieux...j'aimerais trouver un petit emploi afin d'avoir à nouveau mon propre logement mais mon état physique semble faire peur aux employeurs. Enfin, actuellement, je me rattache à un concours qui me permettrait de devenir conseiller d'orientation psychologue tout en tentant de me préserver des autres, de leurs bonnes paroles dont ils ne se doutent pas de la culpabilité que cela suscite en moi: "mais tu as tout pour être heureuse".Et puis je m'investis le plus possible dans le suivi psychologique malgré mes doutes, malgré mes angoisses, malgré cette tentation de me laisser couler, malgré cette tentation de disparaître...


Pour être honnête, je pense que même si elle s'en défend et le nie toute personne anorexique est pro ana. Cette pathologie irrationnelle est tellement complexe et paradoxale. Dans l'esprit anorexique, tout s'inverse: le bien, le bon devient mal, mauvais et inversement.
Le paradoxe majeur reste qu'en nous faisant perdre toute personnalité,l'anorexie n'ou donne le sentiment de devenir enfin quelqu'un. Cette quête effrénée de la perfection nous rend insensible à tout même au plus dramatique.
Le seul drame devient alors de prendre du poids, d'alimenter cette part de nous que l'on déteste, qui nous dégoûte. En prenant du poids, on alimente le sentiment d'être mauvaise, de prendre trop de place, de prendre une place qui ne nous revient pas, que l'on ne mérite pas.
L'obsession du poids occulte une angoisse, un mal être bien plus profond que la simple entité de l'apparence physique.
On ne choisit pas de devenir anorexique, on l'est bien avant de le devenir. Il s'agit avant tout d'une structure de personnalité.
Cette pathologie est celle de l'irrationnelle: on a d'autre choix pour vivre, pour survivre que de se détruire afin de faire taire la voix de la culpabilité
qui nous assaille. Plus je me détruis plus je me sens protégée, anesthésiée de toutes sensations y compris de la souffrance. Le plus dur n'est pas de parvenir à un état cachectique mais bel et bien d'en sortir.
Par ailleurs, cette pathologie est celle de l'illusion, du mensonge envers les autres mais avant tout dans le but de mieux se convaincre qu'on a fait le bon choix. L'anorexie nous donne l'illusion d'une toute puissance, d'une force à toute épreuve venant contrer cette conviction que l'on n'est rien, ni personne.
C'est vraiment ce que j'ai pu ressentir au cours des années: pour la première fois de ma vie, j'avais réussi quelque chose, j'étais devenue anorexique. Mais la quête de perfection ne m'a jamais laissée satisfaite, il me fallait toujours maigrir, aller au delà de mes limites: toujours plus d'efforts, toujours plus de restriction afin de remplir mon vide intérieur. Aujourd'hui, je me rends compte à quel point je me suis laissée enivrée par l'illusion anorexique et à quel point je suis prise au piége. Bien sûr, j'affiche ouvertement ma volonté de m'en sortir mais au fond de moi, je ne veux pas m'en sortir car je suis
tiraillée par la peur de m'en sortir. Si je dis vouloir prendre du poids, c'est juste que mes proches soient rassurés et qu'on me laisse en paix pour mieux pouvoir 'enfoncer. La réalité est toute autre: je ne veux surtout pas prendre de poids. Aujourd'hui, j'ose le dire car je ne supporte de mentir ainsi, je me déteste de faire cet aveu, j'ai honte mais je me haïrais encore plus si je continuais à affirmer le contraire. Le mensonge n'est plus efficace et ne suffit plus à pallier au dégoût de moi-même, je n'ai plus d'autre choix que la sincérité: je ne peux plus me plaindre du froid, de la fatigue et tous ces symptômes alors qu'au fond ils me rassurent et ne plus les ressentir serait pire que tout car signifierait une prise de poids. Aujourd'hui, je ne peux me poser en victime d'une société, d'une image véhiculée par les médias, revendiquer une place qu'au fond de moi je ne veux pas assumer, certains diront que je ne peux pas assumer car trop dangereuse pour moi... Et puis, le psychologue m'a permis de prendre conscience que pour pouvoir changer il faut déjà commencer par reconnaître la réalité de la situation dans laquelle on se trouve, au lieu de mettre tout son temps et son énergie à la dénier par peur du jugement.


Aujourd'hui même si j'ai mal d'écrire et dire tout cela, je suis de plus en plus persuadée que c'est un passage nécessaire qui va enfin m'ouvrir la porte de l'espoir.
Et malgré la peur permanente, j'ai au fond de moi, le désir de pouvoir un jour crier haut et fort : je m'en suis sortie. Tout ce que je viens d'écrire au sujet de cette lutte avec soi même pour relater au plus prés la réalité au lieu de la fuir, j'aurais aimé que quelqu'un puisse m'en parler car même si le mécanisme du mensonge fonctionne à la perfection, il ne s'en dégage pas moins un sentiment de honte, de culpabilité, de dégoût de soi qui ne fait qu'alimenter ce mensonge et nous plonge dans la solitude la plus profonde...
Se détruire pour survivre...
L'anorexie représente, bien plus que ce que l'on assimile classiquement à un suicide lent,un réel désir de vivre mis à mal par la peur de ne pas savoir, de ne pas avoir le droit...Oui mais un jour la destruction se révèle irréversible et la fin...Si ce n'est la faim est la toute proche...Et, même si j'ai du mal me convaincre de sa nocivité, je ne veux pas que cette saleté qui m'a pourri la vie qui m'a donné l'illusion d'exister remporte cette ultime victoire...

Cette victoire me revient de droit, il n'y a que moi qui puisse la saisir...

Raphaéle. Pour m'écrire

(posté le 14/10/2006)

 

 

Bonjour,
Ca ne fait pas très longtemps que je pense beaucoup à ce que je mange, et je ne pense pas du tout être malade, juste que depuis quelques temps, je "fais attention", par exemple si je mange le matin, je ne mange presque rien le midi (seulement un yaourt ou un thé) et rien avant le soir, ce qui me fait assez peur, c'est que je me sens mieux (psychologiquement et physiquement) lorsque je me prive de nourriture.
C'est la rentrée des facs et j'ai hâte de me retrouver seule dans mon studio pour pouvoir manger ce que je veux , quand je veux et ne plus avoir à manger les repas préparés par ma mère. On verra bien, je n'ai jamais été malade avant et je n'ai pas du tout envie de l'être , j'ai juste envie de contrôler un peu plus mon poids, ne pas en prendre et en perdre un peu.

Le problème, c'est que lorsque l'on commence à perdre rapidement du poids, on se sent obligé de continuer pour ne pas le reprendre et c'est une sorte de cercle vicieux.

Je me pose aussi pas mal de questions : pourquoi suis-je obligée de faire ça ? D'où ça vient ? J'ai entendu dire que cela venait des problèmes relationnels au sein de la famille mais j'y crois pas, je vois pas le rapport entre son poids et sa famille. En plus j'ai de bonnes relations avec ma famille.

Voilà ça fait juste du bien de parler même si c'est juste un monologue.
Bye.
Zicas.

 

(posté le 08/10/2006)

 

 

Bonjour,
Je suis Amandine, 26 ans depuis peu... Je pensais être sortie de ma période boulimique mais voila, il y'a juste 30 mn je me suis projetée dans le passé...
Une violente crise vous savez celle qui vous fait vraiment mal a l'âme, celle qui vous dit tu es faible, tu m'appartiens, tu n'es rien....
Je me hais, je hais cette maladie ...
J'ai honte de me gaver, j'ai honte de me remplir ...
Pourquoi tout ça ???? Je n'en sais rien du tout ; pulsion, autodestruction, plaisir, satisfaction.... car c'est tellement paradoxal....car oui je suis fière de contrôler ce corps que je ne connais plus.....
Voilà j'ai du mal à dire tout cela, mais cela me semblait indispensable. Merci Enfine de laisser la libre expression. Je crois que l'on evite pas mal de drame.

 

(posté le 27/09/2006)

 

 

On peut s'en sortir !!!
Bonjour à tous. Je veux témoigner pour vous offrir un message d'espoir : on peut guérir de l'anorexie (et donc de la boulimie!). Attention, je sais que certains vous diront qu'on en guérit jamais totalement. certes, on garde quelques vieux réflexes mais qu'on combat de suite dès qu'ils apparaissent (ex : la tentation de sauter un repas en se trouvant une excuse bidon, type mal de ventre, ou alors prendre un yahourt 0% au lieu d'un normal...). Mais le principal c'est que l'on perd ce contrôle que l'on a trop eu sur nous même. Je suis tombée dans l'ano à 20 ans : au début, vos proches s'inquiètent pour vous, vous ne comprenez pas pourquoi parce que tout semble aller bien. Ben oui, pourquoi s'inquiéter quand on mange trois feuilles de salades par jour avec au minimum une heure de jogging par jour? Avec le recul, je me demande comment j'ai fait pour tenir aussi longtemps sans tomber... Comme quoi, le mental est une force insoupçonnée, et qui nous sert aussi à nous en sortir... Bref, pendant 1an, ça a été l'enfer absolu, notamment avec mon ami (auj mon mari!) et surtout avec mes parents. Au début, ils vous forcent à manger : et on se dit que ces s... ne cherchent qu'à vouloir nous faire grossir, alors qu'on est déjà assez grosses comme ça! Qu'est ce qu'on peut être bête... Non, ces personnes qui vous aiment vous demande simplement de redevenir normale : il m'a fallu 6 ans pour comprendre que
    1/ on n'a qu'une vie et on n'en fait ce qu'on en veut, soit un enfer, soit une bonne vie,

    2/ remanger normalement ne veut pas dire regrossir,

    3/ nos proches ne nous veulent pas de mal!!!
Bref, on en guerit, avec du courage et de la volonté : alors faites votre choix !

Mélanie

(posté le 18/08/2006)

 

Bonjour,
Voila aujourd'hui ça fait deux jours que je suis sortie de cet hôpital après six longs mois d'hospitalisation... et pourtant tant de choses qui me tracassent encore. Comment faire pour ne pas echaper a la cuisine ? Je me lève en pensant que je vais manger un petit déj pas trop copieux juste bien, parce que je sais qu'il est important de prendre un petit déjeuner même si la faim n'est pas là. Je prends un yaourt, sans sucre histoire d'avoir bonne conscience, puis un deuxieme, et puis tient ouvre le placard, maman a fait les courses alors pourquoi pas un petit pain au lait avec du chocolat ?Hummm c'était bon, alors un 2ième ne me ferait pas de mal, et puis je mangerais moins au déjeuner, et puis un troisième, je mangerais encore moins. Oh et puis un petit paquet de mes gateaux préférés. En quelques minutes il est terminé... Je me sens mal, prête à aller aux toilettes ... J'ai mal au fond de moi mais rien n'y fait je continue, que m'arrive t'il ? Pourquoi après tant de temps d'hospitalisation j'arrive pas presque au point de départ ? C'est trop dur ! Aidez moi, je ne sais plus quoi faire pour arréter tout ça, vous allez sûrement me dire d'aller voir un psy, un medecin generaliste, etc. Mais tout ça je le fais. Et puis c'est ma seconde hospi et rien n'y fait ! J'ai pris du poids, je me sens pas bien mais pourtant je continue à manger manger manger... Et vomir... Il faudrait que je sorte, que je vois mes amis, mais ils travaillent et puis pas le courage. Comment se sentir bien devant eux après avoir fait tout çà ? Et pourtant la vie est je pense fait de plein de belles choses. Et manger est vital, sur mais avec moderation. Pourquoi je n'ai pas de limite, trop de restriction qui entrainent trop de crises... Je voudrais m'en sortir, je fait partie d'un groupe de personnes atteintes de cette maladie et c'est vrai que je comprends petit à petit des choses mais ça ne m'empêche pas de continuer. Quelle est cette chose qui me dépasse, qui me domine ?
Pour m'écrire

(posté le 16/06/2006)

 

Bonjour,

Je voudrais que ce témoignage donne de l’espoir à toutes celles qui vivent les tourments des TCA.
J’ai connu cela pendant plus de 8 ans (entre 15 et 23 ans environ), une véritable obsession. J’ai connu les affres de la culpabilité, du mal être physique, de la haine vis-à-vis de soi-même et de ce corps envahissant. J’ai commencé des psychothérapies en annonçant le pb des le départ, mais dans l’impossibilité d’en parler ensuite.
Je faisais régime sur régime, m’interdisant des tas d’aliments pour ensuite me jeter dessus et m’en gaver dans les périodes de crise. Bref, pas la peine de vous décrire ce que vous devez connaître par cœur.
Je voulais surtout témoigner du fait que l’on peut sortir de ce cercle infernal.
Ce qui m’a aide ?
L’amour tout d’abord : je me suis installée avec mon ami, et sentimentalement les choses se sont stabilisées. A partir de la, j’ai cesse de faire des régimes et je me suis autorisée à manger ce dont j’avais envie. En cessant de me priver, j’ai perdu en qqs mois 10kg ! Mes amies me demandaient quel régime j’avais fait, et étaient surprises de justement apprendre que c’est en cessant de faire des régimes que mes troubles alimentaires avaient cesse et que j’avais pu retrouve un vrai poids d’équilibre.
La découverte d’une thérapie psycho corporelle basée sur le massage qui m’a permis de faire la paix avec mon corps, de me réapproprier mes sensations et de constater que je pouvais éprouver du bien être et ressentir une liberté de mouvement grâce a ce corps.

Je sais qu’on ne peut pas avoir vraiment de prise sur le fait de tomber amoureux, par contre je vous invite a vous intéresser aux thérapies psycho corporelles, a aller voir un somatotherapeute ou un thérapeute qui travaille sur le corps en même temps que sur la mise en mots.
Bref, c’est possible de voir le bout du tunnel.
Croyais-moi j’en suis sortie.

Je vous embrasse,
P’tite vero

(posté le 01/06/2006)

 

Bonjour,
Je m'appelle Amélie, j'ai 21 ans et je sors d'anorexie... J'ai commencé un régime il y a 2 ans et tout a commencé là!
Je ne voulais pas l'admettre au départ. En fait je voulais toujours être forte et ne rien montrer de mes émotions, je ne m'aimais pas du tout et je me suis dit qu'en maigrissant je m'accepterais plus..
Un an plus tard, j'ai commencé vraiment les "vraies" restrictions, j'avais enfin admise que j'étais malade, mais c'était la seule façon que j'avais à l'époque de me sentir vivre et d'avoir l'impression de contrôler quelque chose pour une fois. J'allais voir un psychologue ça m'a aidé un peu mais je ne remangeait toujours pas.Quand j'y repense c'était horrible : je voulais être comme tout le monde et manger mais je ne pouvais pas, je ne pouvais plus.
Personne ne peut comprendre ça sans l'avoir vécu. Heureusement mes parents ont été là, ils m'ont soutenu et pourtant je leur en ai fait voir!!
Je me détestais à cette période là : je me tapais la tête contre les murs, je prenais comme des crises de folies!
Je suis allée voir un médecin qui a essayé de m'en sortir sans hospitalisation.
Mais non! Rien à faire je ne m'aimais pas, je me sentais nulle, moche et grosse, sans intérêt, inutile, coupable de faire vivre ça à mes proches, coupable d'exister même.
J'avais honte de moi, honte d'avoir fait "ça" même si les médecins me disaient que j'était malade.
Plus le temps passait, plus je me sentais mal : j'aurais voulu sortir de mon corps, n'avoir qu'un esprit sans que l'on puisse me voir, me toucher.
Je me suis mise à faire des crises de boulimies peu de temps avant mon hospitalisation.
J'avais faim malgré ma tête qui ne voulait toujours pas ! J'avais l'impression de me dédoubler pendant ces crises : quand je commençais je ne pouvais plus m'arrêter et ensuite le cercle vicieux : culpabilité, honte, chute de l'estime de soi et on recommence!
Je suis donc allée en clinique presque 3 mois.J'étais vraiment à bout et j'ai tout donné pour m'en sortir, j'ai travaillé sur moi et ça a été très dur ...
Au bout du compte je suis en train de gagner mais c'est dur.
Certain jours je n'en peux plus, c'est trop dur, je me dis que ça vaut peut être pas la peine de se battre mais ces pensées là sont de plus en plus rares.
Cette maladie est pour moi le pire moment de ma vie mais aussi celui qui m'a fait grandir et prendre conscience de beaucoup de choses.
La vie est belle et quand on mange elle est encore plus belle, c'est dur à croire quand on est au fond mais c'est vrai!
Battez-vous, _voyez la bouffe comme le seul médicament qui existe pour s'en sortir_, les gens qui vous entourent vous aiment que vous soyez gros ou maigres!
Amélie

(posté le 04/05/2006)

 

Bonjour !

Je m'appelle Morgane, j'ai eu dix huit ans récemment et çà va faire un an et demi que je suis boulimique. Tout a commencé quand une copine a voulu qu'on fasse un régime ensemble ! J'avais déjà perdu deux ou trois kilos et je me suis que quelques autres ne seraient pas du luxe..bref c'etait difficile de me restreindre niveau alimentaire car j'adore manger et çà me fait du bien car je me sens souvent angoissée. Donc je faisais au moins une heure de sport par jour, je perdais mais pas assez vite à mon goût contrairement a mon amie et plus je perdais plus je me rendais compte a quel point j'étais grosse en réalité : c'était paradoxal, plus je m'affinais plus je me trouvais grosse et mal dans ma peau ...
Mon ami s'est arrêté autour de 60 kg mais moi je voulais moins, en tout j'ai perdu 10kg en trois ou quatre mois, mais à cause d'une boulimie vomitive ! C'était par période, çà me prenait le week et durait en général à peu près quatre jour...c'etait horrible cette peur de grossir...d'autant que le premier jour çà va mais les jours suivant vous avez mal a la gorge donc pour ma part c'etait assez dur de vomir bcp les jours suivant!
Il y a quelques mois j'allais mieux même si j'etais revenu a 60kg. Seulement j'ai pris la pilule et ai été victime de troubles digestif et de constipation pendant pas loin de trois semaines. Et voila j'ai repris sept kilos !!
C'est horrible !! je me dis tout çà pour rien!! Case départ ! Je n'ose plus me peser car, étant déprimé, je n'ai fait que manger ces trois dernier jours non stop, et sans me faire vomir!!
Je me sens horriblement grosse ! Ca peut paraître stupide mais je ne réponds plus aux appels et refuse de sortir ! Je me dis que tout le monde va me regarder et se dire que je sui grosse. Même des gens que je ne connais pas (pourtant, je sais que çà n'a pas de sens car je suis pas obèse ni rien donc j'ai pas de raison de trop attirer l'attention seulement en plus je me trouve laide et mes jeans me serre)
Je n'ose pas voir mes amis (ce sont les vacances). J'imagine leur regard et leur pensée (non mais t'as vu comment son jean la serre ?? Mais elle a pris combien pendant ces vacances ? C'est pas possible ta vu les joues que çà lui fait ? Et ses cuisses??)
C'est horrible. Je me sens stressée. C'est bientôt le bac et en plus moi je bouffe au lieu de réviser ; quelle cruche.
Enfin si quelqu'un a connu çà et s'en ai sorti, j'aimerais quelle me raconte son expérience ! Merci !!

Pour m'écrire

(posté le 01/05/2006)

 

 

Bonjour,


J'ai 27 ans aujourd'hui et j'ai eu une periode d'anorexie-boulimie de 15 ans à 18 ans.
Tout a commencé banalement par un regime lorsque j'ai rencontré mon petit ami, j'etais en 2nde et j'avais 15 ans. J'avais des rondeurs (j'ai toujours aimé manger et je faisais à l'epoque 50kg pour 1m52). A l'epoque j'etais en grande difficulté familiale.
Au bout de 3 mois, mon regime s'est transformé en anorexie, mon entourage s'est rendu compte de ma perte de poids importante (je faisais 36kgs à l'epoque) et apres une TS (Tentative de Suicide) medicament/alcool, j'ai commencé une therapie avec un psychiatre qui m'a beaucoup aidée. J'etais alors en 1ere.
J'ai arreté cette therapie au bout de 6 mois pensant en etre sortie et j'ai basculé dans la boulimie, sans vomissements, En terminale, j'ai repris 30kgs. Les crises se repetaient presque tous les jours, je me sentais en echec dans tous les domaines (poids, scolarité, sport, relations amicales), lasse, j'ai refait une 2eme TS, je me sentais au fond d'un puit, dans le noir complet et je ne pensais qu'à mourir.
J'ai pu finir ma scolarité à l'internat (Mars-Juin), j'ai eu mon bac de justesse et j'ai emmenagé avec mon petit ami à 18 ans.
Tous mes troubles se sont espacés puis ont cessés; je pensais avoir tiré un trait sur ce passé, c'etait comme un nouveau depart .
Je me suis mariée avec ce petit ami, j'ai fait des etudes infirmieres, eu mon diplome et à mon 1er enfant , j'ai completement deplombé; j'etais devenue invivable, violente, impulsive; à la menace de mon mari de me quitter, j'ai decidé d'entreprendre une analyse. Je me suis rendue compte que le trait n'etait pas tiré, j'avais juste mis de coté mon passé et il etait revenu avec force à l'occasion de la naissance de ma fille.
Cela fait maintenant 4 ans que je fais ce travail sur moi, c'est long, douloureux mais j'apprends à me connaitre, à comprendre mon fonctionnement et je vis cette analyse comme une re-naissance.
Aujourd'hui, je suis plus tolerante vis à vis de moi et des autres. Je n'ai plus toute cette violence contenue en moi, je suis toujours mariée, j'ai eu un petit garçon entre temps,je travaille et je me sens bien dans ma peau.
Bien sur, il ya des jours difficiles, je continue mon analyse, j'ai conscience que je suis une personne "hyperactive", qui redoute le vide (alors comblé par une sur-activité, ou la nourriture, ou les depenses financieres, ou le boulot...), mais je tends vers l'equilibre, la voie du milieu, je m'apaise...:o)

Je souhaite bon courage à toutes les jeunes filles souffrant de TCA, accrochez vous, battez vous, ne vous isolez pas et surtout, faites vous aider par un psychologue ou un psychiatre, ce n'est pas miraculeux, c'est long, mais apprendre à se connaitre, mettre des mots sur sa souffrance vous amenera vers un mieux etre et je vous le souhaite, la delivrance de cette maladie.

Stephanie

(posté le 20/04/2006)

 

Bonjour
Je m'appelle Marc et j'ai 50 ans! Non, il n'y a pas d'erreurs je vais parlé de MON anorexie.
Anorexie à 2 ans à la naissance de ma soeur. Placement en établissement de la croix rouge à Toulon.
Pas de suivi psychologique, ce n'était pas encore répandu.
Les années passent cahin-caha. Mariage, trois enfants... Loin l'anorexie?!
Mais d'un coup: Dépression, et épisodes anorexiques. Dix ans de psy...Sorti enfin!
Deux conseils:
     1.  Ecoutez-vous! Ecrivez si vous ne savez plus où vous en êtes.
     2.  Prenez conscience de l'aspect positif de vos épisodes. Portez fièrement votre acuité, l'humanité rare que vous avez sollicité en vous.
Soyez créatif!
Bon courage!
Marc

(posté le 19/04/2006)

 

Bonjour je m'appelle Chloé, j'ai 16 ans je suis boulimique anorexique depuis 2 années. Je me calme car j'ai compris que le gros problème c'était d'avoir confiance en soit. Le fait de se faire vomir nous dévalorise au lieu de nous sentir plus forte que toutes les calories que l'on a avalé ayant disparu dans la cuvette des wc. On voudrait remonter le temps pour ne pas s'être empiffré. Car on peut le dire : s'empiffrer est le mot approprié, manger tant de bonnes choses pour le simple plaisir du palais sans éprouver aucun sentiment de faim ni de dégoût. Mais le problème est-il notre masse ??Oui ressembler à toutes ces personnes minces donne tellement envie. Mais il y'a sûrement d'autres solutions que de mettre notre vie en danger. Car on peut le dire, ne nous voilons pas la face, le danger est bien la : le corps a beau suivre les règles que nous lui imposons, tôt ou tard c'est le coeur qui nous lâche. Évidement qui ne s'est jamais dit que personne me comprenait ??? Personne c'est ce que je ressens ... Toutes ces question auxquelles nous sommes les seuls à pouvoir répondre. Mais un conseil : contrôler votre vie plutôt que se ne soit elle qui vous contrôle et manger équilibré !!!

Chloé

(posté le 19/04/2006)

 

Bonjour a tous,
je m apelle Laure, je viens d'avoir 21 ans le 21 decembre et je suis anorexique et ancienne boulimique depuis juin 2000!tout a commencé lorsque j etais en seconde et que je demandais tj a ma meilleure amie de comparer mon ventre avc un aure,mes fesses avcd autres,a toujours lui demander si j etais plus mince ou pas!pourtant tout le monde a le souvenir d une LAURE qui mange trop,qui s ampiffre et qui a un immense plaisir a prednre de la nourriture!oui masi tout cela était avant!
Arrive l été juin 2001 ou les vacances et que je fais plus de 20km par jour en vélo et le soir quand je rentre,je mange des patates et de haricots verts écrasé!mais je garde tt biensur!
la 1ere fois que j ai vomis,je n ai aucun souvenir!!mais par la suite,je faisais tout pr que mes parents me laissent seul,tt les matins avt d aller en cours je vomissais!le plus a été 11fois en une journée!pr le sport,je me suis jamais arrété,j en fais tj et je veux toujours etre plus maigre!je suis passé de 65kg pour 1m72 a 48kg!en ce moment,je fais 55kg mais tt le monde me dit que je suis sec comme un coucou,sympa les expressions!
Par la suite,je suis parti en vacances en turkie avc ma maman(juillet2002) et je vomissais tt les soirs mes repas!apres 3semaines en corse avc une amie et la,j ai rien vomi!pour moi,c etait une victire immense!!j avais tenu le coup,j etais forte et je faisais mes 3repas par jour car ses parents étaient la et je n avais pas  le choix!en rentrant,j ai tenu encore 3semaines et apres j ai craqué et le calvaire recommencait!!
Noel biensur,je ne fais pas de repas,je suis a table,je bouffe tout mais seulement par le regard!!mais j en reve!j en pleure meme mais je prefere me priver!!
en fevrier 2003,je sors avc qq juska septembre 2004 et c est lui qui me fera arrété de vomir sans le savoir!un conseil,ne dites rien,il ne comprenne pas ce que l on peut ressentir!!
aujourdui,ns sommes en 2006,je pese environ 55kg,je ne mange tj rien et je fais enormement de sport!j ai trop de mal a passer les hivers et je ne voudrais meme pas vq montrer la couleur de mes mains tellement elles sont blanches!
le matin,je mange bien,a midi,c est une tranche de pain grillé et le soir pareil!il y a encore qq semaines,je mangeais 1yaourt le soir mais c est fini!pk je ne le sais meme pas!!je ne m interdis pas mais c est a force,moins je mange mieux c est je crois!!
oui biensur je plais a tt ces cons qui ne pe connaissent pas!je suis grde,fine,blonde aux yeux bleux mais ils ne connaissent rien de mon calvaire!
je veux me plaire a moi avt tout!mais ce n est tj pas le cas!!j ai un copain depuis 3mois,il ne st pas au courant et ne le sera pas!
quand je sui avc,j aurai tendance a parler de nourriture,a m inventer des repas pr qu il nes t aucun doute!!
enfin voila mon histioire!
je vous souhaiote a tous du courage et tous ensemble ns devons se tenir les coudes et se battre tres fort contre cette saloprie qui nous tue petit a petit!!!
cliquez si qq tiens a me parler!
bonne année 2006

Laure

(posté le 08/01/2006)

 

 

Bonjour a tous...
Et voila, encore une journée qui a mal commencé...Et oui, je me suis levée pleine de bonnes intention (manger normalement)et PAF ca y est je commence a fouiller....Mais pourquoi fouiller??juste pour le plaisir de trouver un paquet de gateau oublié?des croissants?alors que je suis sencée manger normalement sans m'empiffrer??....
Il y a deux moi: Celui qui dit " mais arretez moi!!!je vais le regretter" et l'autre "m'en fous....MANGER MANGER MANGER"............vous avez vite compris quel est le gagnant....Maudite histiore, maudite nourriture!! Au debut je me disais: impossible pour moi d'etre anorexique!Je suis bien trop accro a la nourriture.... Et bien deja la, c'est ICI que commence LE probleme....bien avant que je commence mon regime il y avait un probleme!Prendre 7kg en quelques mois: NON ce n'est pas normal...Il ne s'agit pas simplement d'une alimentation desequilibrée...Il s'agit d'un mal etre qui me ronge, quelque chose que je n'arrive pas a identifier...J'ai commencé une therapie, pour l'instant vu ce qui en ressort ca ne m'arrange pas des masses... Mais d'abord je vais vous expliquer un peu ce qu'il m'arrive...J'ai 16 ans, je fesais 1.72 pour 62 kg...normal me diriez vous??Je ne sais pas, moi je me trouvais grosse.Grosse je me trouve depuis mes 7-8 ans...rejetée par tout mes camarades du primaire...et du college...En 3 mois j'ai perdu 10 kg.Je ne mangeais quasiment rien, je calculais les calories comme une folle, bref je gerais bien mon affaire...Apres je me suis dit qu'il fallait que j'arrete de tout calculer qu'il y en avais un peu marre...maintenant je fais quoi??ben je m'empiffre....mais moi je ne me fais pas vomir....et la c'est la peur de reprendre du poids qui me guette...surtout que je mange nimporte quoi: pain congelé, croissant congelé,pomme, noisette moulues, chocolat, quiche congelée^^C'est debile, je vous le dis sincerement c'est STUPIDE!!Mais je le sais et pourtant je le fais, une partie de moi qui me pousse a le faire!!!!!De jour en jour je me jette de plus en plus sur la nourriture et en plus...du coup je suis obligée de faire 10h de sport par semaine (alors que avant j'en fesais a peine 2h^^)et je marche tt le temps (je descend 5 arrets plus tot le matin au bus)...........Je me sens si stupide, si nulle de faire ca!!C'est pas difficile pourtant de manger normalement, de faire comme Mr et Mme tt le monde qui savent attendre les repas....Le pire est ma peur de regrossir....elle m'obsede, elle me suit partout et me relance encore dans de nouvelles crises: chercher de la nourriture... Bref je pense que vous avez compris le probleme...j'ai un veritable probleme avec la nourriture qui me gache la vie, je ne peux meme plus lire un bouquin!!!(car en plus il y a le stress du boulot du lycée...quand je fais de scrises, je n'arrive plus a bosser!!!dc apres c'est du temps perdu....) Je cherche partout des astuces pour me permettre de me controler un peu en essayant de regler mes problemes chez le psy...Je crois que je pourrais dire
encore un tas de choses...mais je sens que c'est tres mal dit...comme d'habitude...(vs voyez je suis encore en train de me rabaisser^^Je vous le dis il y a deux partie: celle qui fait les erreurs, et lautre qui les analyse)
Je vous en supplie faites que je sorte de cet enfer!!!!!!!Je ne fais que pleurer et la vie n'a plus aucun sens pour moi...mais je lutte car je sais que je pense ca car je suis en depression!!!Enfin...je crois....
Clémence

(posté le 8/01/2006)

 

 

Bonjour

Je m'appelle Aude, j'ai bientôt 20 ans et je suis en voie de guérison de l'anorexie/boulimie. Je suis devenue anorexique quand j'avais 17 ans et par la suite boulimique vomitive. Actuellement je suis en voie de guérison, j'ai repris mon poids normal.Parfois j'ai quelques rechutes mais ça ne dur pas longtemps. Je viens sur ce site pour vous raconter mon histoire et pour vous montrer aussi que l'on peut guérir. Ce qui faut garder en soi, c'est la force, l'espoir, nos valeurs et que nous devons pas nourrir la maladie avec notre personnalité mais la faire disparaître de notre vie. Si vous voulez me parler ou me poser des questions je suis à votre disposition.
Bisous
Pour m'écrire

(posté le 05/01/2006)

 

 

Bonjour,
Je m'appelle Soizic j'ai 26 ans et je suis anorexique depuis 5 ans maintenant.
Tout à commencé par une banale rupture amoureuse: je ne pouvais plus rien avaler pendant 1 mois et j'ai perdu 10 kilos en 2 mois. A cette époque, quand j'ai refait un peu surface, j'ai réalisé que c'etait pas plus mal car à l'époque je faisait 1.62 m pour 65 kilos: j'avais enfin perdu ces kilos qui me gachais la vie et me trouvais physiquement mieux. Puis ce sont greffer d'autres problèmes (difficultés de trouver un emploi stable, problèmes familiaux, déménagements à répetition, retour sous le toit parental.....)  et la peur de reprendre du poids et la dépression s'installe en plus de l'anorexie. Depuis ce jour tous les jours sont devenus un peu
plus sombre, c'est la descente en enfer. Plus envie de rien, ne plus vouloir voir personnes, plus de règles mais cette magnifique sensation que de pouvoir gérer son alimentation et de maigrir, toujours maigrir. Je me suis avouée il y a moins d'un an que j'étais malade et que je mettais ma vie en danger et celle des autres aussi (j'ai faillit avoir plusieurs accidents de voiture, mes fonctions vitales sont au plus bas...). Alors j'ai décidé de me forcer à respecter un minimum de calories à ingurgiter mais ça n'a fait qu'empirer les choses, je n'ai pas pris un gramme, bien au contraire.... Je me force à manger, j'achète de la nourriture en cachette, je mange en
cachette des autres (et encore pas grand chose et ce sont que des produits basses calories), j'ai honte de moi, qu'on me voit manger, souvent je pleure quand je mange car c'est un vrai supplice... Résultat :je ne mange pas  suffisament et j'ai encore plus honte de devoir me cacher pour me nourrir afin de rester en vie. J'ai honte du regard que les gens me porte, honte de mon physique, de ne pas pouvoir m'habiller normalement (et oui quel paradoxe, on ne peut pas tout porter quand on est trop maigre), et j'ai peur de sombrer dans la boulimie. La nourriture occupe toutes mes pensées, mes faits et gestes, je connais les apports caloriques de tous les aliments, je ne mange que ce que je connais, je n'avale rien devant les autres (donc je ne sort pas de chez moi, ne vais chez personne encore moins au restaurant) à part mes parents (je vis chez eux).
Aujourd'hui je pèse 34 kilos, je ne peut pas sortir de chez moi, faire du sport car je suis trop faible, j'ai toujours froid et ne veut pas affronter le regard des gens (on me regarde comme un monstre), je ne peut pas trouver de travail alors que j'en ai envie, j'ai envie de vivre ma vie normalement, faire des projets. Je suis agent de voyages et rêve de courrir le monde, j'ai gaché ma vie. Mes parents et le peu d'amis voient bien ce qui se passe mais à part me faire des reproches ils ne prennent pas l'initiative de m'envoyer consulter alors qu'ils savent que je ne suis pas capable de le faire seule, alors je les déteste et les repousse car j'attend d'eux qu'ils
m'aident et je suis de plus en plus isolée.
Je voudrais m'en sortir mais seule je n'y arriverais pas, je suis consciente que je dois me faire soigner et d'ailleurs je le veux, surtout loin des chez moi pour ne pas subir le regard des autres (bons au mauvais). Quand je lis vos témoignages, je me pose la question de savoir qui a pris l'initiative de vous faire soigner. J'ai bien une amie qui a vécu ce calvaire et souvent je pense à lui en parler mais je ne voudrais pas faire ressurgir de vieux demons maintenant qu'elle est presque guérie et heureuse dans sa nouvelle vie.
C'est un grand pas pour moi de vous faire part de mon témoignage mais si cela peut aider quelqu'un j'en serais heureuse, l'anorexie c'est un long suicide, je ne souhaite à personne de vivre ça.
Je souhaite que ce témoignage soit publié et accepte de recevoir des e-mails d'autres personnes.
Je tiens à vous remercier d'avoir créer cette association où, même si celà a été long et dure de franchir le cap du témoignage, nous les malades, pouvons parler librement de notre maladie que l'on cache en soit et aussi pouvoir donner une chance à des personnes qui sentent tomber dans cet enfer à relever la tête avant qu'il ne soit trop tard pour le faire seule, comme moi.
Merci à tous et continuer à exister pour nous.
Soizic

(posté le 19/11/2005)

 

Bonjour à tous,
J'ai 15ans et je me remet lentement d'une anorexie d'une année, assez courte comparativement à d'autres témoignages, mais qui m'a néanmoins irrémédiablement marqué.
Je ne sais même plus comment j'ai fait pour arriver à me priver de tout, à maigrir comme ça, à installer ce mal être, essayer d'être une autre. Je me suis reniée, en quelque sorte. J'attendais trop de moi. Des Autres aussi.
L'anorexie a été pour moi le seul moyen de garder le contrôle sur ma vie, d'échapper à la pression parentale par ma propre pression.
Après bien des "bêtises" liées à mon "problème d'alimentation", j'ai compris que ça ne servait à rien...A rien du tout...
J'ai décidé de cesser ma fuite et de m'accepter enfin. C'est long, c'est dur mais je ne suis pas seule.
Je prends un nouveau départ et je ne peux que remonter.
Mon message est un message d'espoir.
Ma "résurrection" ne sera pas instantanée, mais je me sens déjà mieux de manger un peu plus. Je reprends des forces, je reprends confiance...
J'ai fait la paix.

(posté le 26/10/2005)


Bonjour à tous!

Je m'appelle Valentine et j'ai 23 ans.
Mon histoire à commencer à l'age de 14 ans. A cette époque j'étais un peu  ronde et pas comme mes copines belles et fines, donc les remarques des  autres commençais à me détruire le moral. Mais se qui à tout déclancher c'est mon amour de l'époque m'avais quittée et j'ai fais une dépression nerveuse. Entre anti-dépresseur et les réductions de nourriture rien ne pouvais me consoler. J'ai commencer à ne plus rien avaler pour pouvoir perdre ses petits kilos en trop, mais très vite tout c'est enchaîné. le plus dure a cette époque c'était de voir mes parents désemparés face à cette situation. J'ai vu mon père pleurer, ma mère ne savais plus quoi faire, j'avais perdu 10 kg en 3 semaines et je continuais à ma droguer de cachet. Puis les séjours à l'hôpital, les psy disaient que j'était folle! Ils se trompaient j'avais besoin d'aide, d'écoute, de soutien de ma famille, qu'on m'aide à relever la tête... Pendant des années j'ai souffert de tous cela. Un jour grâce à ma meilleure amie j'ai réussie à me relever un peu mais rien n'était acquis.  En recommençant à manger je suis tombé dans la boulimie et là c'est très dur.
Je ne me contrôlais plus! Manger, manger à ne plus pouvoir avaler et se faire vomir juste après! On se dit quel soulagement mais au fond on est désolée et on regrette se geste!
Mais voila c'est plus fort que vous. On dirait qu'il y avait une petite voix qui me disait "va-y"!!
Et voila un nouveau calvaire venait de commencer!
Cependant j'ai réussie à rencontrer quelqu'un de génial: mon copain, qui m'écoute, m'aide à me reconstruire jours après jours et qui est toujours là pour m'encourager dans mes efforts.
Cela fait 5 ans maintenant que je suis avec lui et que mes crises de boulimie se sont atténuées.
Mais rien est gagné, dés que j'ai un stress mes crises reviennes et là c'est un échec pour moi!
Je ne renonce pas pour autant et continuerais a vaincre cette maladie qui à  gâché les meilleurs années de mon adolescences et qui continue à me tourmenter de temps à autres.
Ce que je peu conseiller à tous et à toutes: Ne vous décourager pas, vous n'êtes pas seuls et battez vous la vie vaut bien d'être vécu!          

Valentine

(posté le 28/09/2005)

 

Ca commence par un régime :tri des aliments, jeûnes ,sport intensif et médicaments pour maigrir parce qu'on se déteste, qu'on se croit détesté par les autres et qu'on déplace toutes les fautes sur le physique parce q u'on sait qu'on le maîtrise mieux que le véritable mal-être qui est en nous.

Ensuite on découvre un véritable plaisir à se remplir pendant des heures, on a besoin d'être comblé mais plus notre corps prend l'habitude plus on a besoin de grandes quantités pour y parvenir. Puis on se vide pour pouvoir recommencer .se remplir est une vraie jouissance par contre se vider est un cauchemar(mais on est obligé de rejeter sinon on tomberait malade :les toilettes se remplissent intégralement et il faut tirer la chasse pour continuer sans qu'elles ne se bouchent,4 à 10 fois par jour).

Des années plus tard, même si notre corps nous convient et qu'on ne veut plus perdre de poids on est obligé de continuer pour calmer notre esprit car la nourriture devient une drogue.(notre emploi du temps est organisé autour de ça , notre argent n'est gagné que pour ça et les amis passent après, la famille, l'extérieur, la vie passent après, et on ne sait pourquoi on vit alors qu'on et déjà mort pour soi même…)

On n'a plus aucun sentiment , on ne rit plus , on ne pleure plus on n'a plus envie de sourire , tout se manifeste uniquement dans l'action de se remplir, on se met dans un état d'isolement total , on allume la télé à fond pour ne plus entendre un seul bruit extérieur , on débranche son téléphone , on s'installe confortablement, ça devient un rituel , il faut que ça aille vite qu'on se remplisse le plus vite possible sans laisser à l'estomac la possibilité de digérer.

Aujourd'hui, j'ai retrouvé le goût de vivre et mon entourage m'aide énormément. Mais mon corps a de nombreuses séquelles et mon estomac n'accepte plus le moindre aliment

Je suis fatiguée en permanence , le regard vide , je n'ai plus de mémoire, les dents usées par les acides gastriques, les cheveux tombent , les ongles se cassent.

En ce qui me concerne je n'ai pas subi de traumatisme sexuel , mais l'humiliation n'est pas toujours physique , on peut avoir été humiliée moralement, et de ce fait on se dévalorise autant

Le mal de vivre est un phénomène de société, la mort ne me fait pas peur , j'ai peur de vivre dans l'échec de n'avoir pas réussi à donner un sens à ma vie .et pourtant la maladie nous enferme encore plus et je comprends que c'est pas comme ça que je réussirais à donner un sens à ma vie.

Une psychothérapie est certainement utile mais nous avons trop peur de la réalité et nous n'avons pas envie de sortir de cet état où nous nous sentons protégées quant à l'hospitalisation elle est nécessaire pour soigner tous les problèmes physiques mais elle ne nous permet pas de reconstruire la vie à l'extérieur , malheureusement quand on sort on est dans le même état moralement qu'en entrant.

Le plus dur c'est le regard des autres , on vit dans la honte et dans le mensonge parce qu'on ne veut pas avouer les raisons qui nous poussent à nous isoler , on doit mentir tout le temps pour protéger son rapport avec la maladie.

J'ai entendu des gens parler de moi , ils disent par derrière que j'ai un regard de drogué et un visage en forme de fraise enflé sur les côtés et mince au milieu.

Je vais m'en sortir parce que si je ne crois plus en cela , je suis morte.

Julie

(posté le 27/09/2005)

 

 

Bonjour, tout le monde,
j'ai 19ans et demi, celà fait quelques moi que tout est fini enfin!
voila, je suis tombée dans l'anorexie à l'âge de 11ans et demi, j'étais belle, j'avais beaucoup d'amis, les étés je défilais en tant que mannequin, j'avais soi disant tout pour être heureuse, insouciante, mais non, je suis tombée dans ce cercle viscieux...
Mon père n'était pas proche de moi, il n'y avait pas beaucoup d'amour dans ma famille...
Et puis un jour j'ai commencé à vomir tout ce que je mangeais, à mentir, en disant que le soir je n'avais pas faim car j'avais trop goûter, à dire que j'avai pas fini mes devoirs, je montais dans ma chambre et mon plateau finissait à la poubelle, à ne plus rien avaler à la cantine...
J'ai commencé à maigrir alors que je n'étais déjà pas du tout grosse, et voila l'hôpital, pour la première fois j'ai 13 ans, je suis en cinquième, tout le monde s'inquiète, les docteurs disent que je suis un cas grave, ils disent à mes parents que j'en ai pour 3ans...je mesure 1m54 et 33 kg à peine, je ressors de l'hôpital, je ne fais que 31kg.
Je ne fais que de me dépenser, alors que je ne suis qu'un squelette, mais je ne m'en rend pas compte, à ce moment je peux encore m'en sortir, seulemt je ne saisi pas cette chance.
L'hiver arrive, j'ai froid, je le passe coucher sous d'énormes couverture, ma famille n'en peut plus, je suis au bord de la mort, je n'ai plus la force de me lever...
Février avant mes 14ans, je tombe à 22kg, je respire à peine, hôpital en urgences, je suis coupée du monde, privée de ma famille, c'est dur, je reste en observation un certain temps, ils me forcent à manger, je le fais pour sortir, j'en ai mal au ventre tellemnt que je mange...
Le jour de mes 14ans, je rentre chez moi, je pèse 32kg...Mais très vite je reperd...
Je ne retourne à l'école qu'en seconde,je ne suis plus suivie que par un psy je pèse 28/29kg pendant plus de 2 ans, je travaille très bien, puis déclic à la fin de ma 1ère ES, je réagis, je me rends compte que j'ai plein d'amis, qu'ils sont tjs là pour moi alors je remange, petit à petit...
Ce n'est pas facile, il ya des hauts, des bas, je ne peux pas aller à l'école à plein temps je suis trop fatiguée j'ai des gros soucis d'os de migraines...
Je passe mon bac, je l'obtien avec mention AB, c'est une victoire, je pèse 40kg j'y crois...
Je suis acceptée à l'école d'infirmière, mais épisode noir, je deviens boulimique et repère des kilos, j'arrête l'école... Heureusement, quelques moi avant j'avais rencontré un garçon, c'était mon petit ami, il n'était au courant de rien, je fais 7mois de boulimie, puis je luis raconte tout, nous sommes en mars dernier, j'ai décidé de m'en sortir...
il m'a encore fallu 8 mois pour n'avoir plus aucune pulsion d'anorexie ou de boulimie.
Aujourd'hui, je mesure 1m58 pour 46kg je mange ce qu'il me plaît, je suis en bts trilingue et je suis prête à vous aider et à vous soutenir.          

Clotilde

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(posté le 25/10/2005)

 

 

Bonjour,

Depuis mon enfance j ai des troubles du comportement et de la personnalité , mais je ne savais pas ce que c'était, puis déjà que j'en ai peur et honte maintenant c'était encore pire quand j'étais petite, en plus de mes troubles, mes tics, mes torsions, mes tocs, mes troubles neuro psy, j'ai des phobies, et des phobies alimentaires, je ne me fait pas vomir, mais à des moments mes phobies sont tellement fortes qu'on dirait qu'une bouchée de trop, une gorgée de trop et j'envois tout balader je ne me contrôle plus, je me mets en crise. Lorsque mes phobies sont graves ce que je prend ne m'apporte rien dans le corps. Moi je ne regarde pas les calories, je fais des sélections depuis petite que je ne contrôle pas, comme si ma tête décidait pour moi. Pour les autres je suis très maigre pour moi je suis grosse, je ne me vois pas comme les autres me voient et j en pleure parce que je voudrai être autrement mais c est comme si j était né comme ça ¨Petite, j'ai déjà eut beaucoup de problèmes de santé, et j'avais déjà des problèmes avec la nourriture, puis quand j'ai grandis ça a continué (enfin du moins a l'âge ou je commence un peu à me rappeler de ma vie, je sais que j'avais déjà des problèmes, mais comme j'arrivai pas à exprimer, je disais j'aime plus, ou je demandai pendant deux moi du grain de coucous, pendant 2 mois que du jambon etc etc. Puis j'ai eu mon passage ou je mangeais que des céréales et rien d'autres, voila moi c'est par périodes et des sélections que je ne contrôle pas des aliments) je ne prend pas les aliments par goût, mais je regarde que ma tête ne va pas le rejeter pour ne pas me mettre en danger, et c est difficile pour moi parce que ça me fait peur. J ai été longtemps classé simplement anorexique parce que je ne parlais pas sur mes autres troubles, puis un jour j'ai un peu avoué, et comme mes troubles était neuropsy on a quand même fait des examens neurologiques, on ma découvert une anomalie mais j ai mes troubles, mes symptômes, mes troubles et personne n'arrive à tirer les ficelles pour mettre en relation tout ça. Il me faut un grand ponte. Puis je m'en fou des examens mais j aimerais qu'un grand docteur puisse écouter mes troubles parce que j ai de grosses torsions, de gros problèmes neurologiques neuropsy de gros problèmes physiques et il y a peut être une relation entre tout ça. Si quelqu'un peut m aider, je n'en peux plus, puis j aimerais correspondre avec d'autres. Mégane

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(posté le 27/08/2005)

 

Bonjour, je voulais juste apporter mon témoignage et  dire que l'on peut bien sur SE REPARER J'ai été suivie par un psy extraordinaire, depuis environ 10 mois a raison de 3/4 d'heure par semaine.  En fait, ça faisait longtemps que j'en avais envie, mais ma timidité maladive assossié a mon anorexie et ma grande anxiété m'en disuadaient. Mes parents n'ont jamais discuté avec moi, je n'ai pas vraiment eu d'amis qui auraient pu me servir de confidents, alors il fallait vraiment quelqu'un d'extérieur pour que je puisse enfin parler. mes relations avec ma famille (c'est drôle au début j'avais écrit "faille" par erreur au lieu de famille) étaient de plus en plus chaotiques. Je sentais que j'allais de plus en plus mal et que je ne m'en sortirais pas toute seule.  l'experience est devenue voyage a la quête de moi même. Du fait de la durée très courte des séances, j'ai appris a m'ouvrir aux autres. Le psy a ouvert les vannes' et m'a explique beaucoup de choses sur mon comportement. Aujourd'hui encore, je me sers de certains de ses 'trucs' pour mieux me comprendre... Cet excellent psy m'a appris a m'affirmer, a m'accepter, et a agir pour moi même au lieu d'agir en opposition a des gens, des choses... ..Je crois qu'il est dommage d'exclure l'aide qu'on peut recevoir. Parfois les résultats sont surprenants! Depuis chaque semaine, chaque mois mes angoisses s'amenuisent et certaines disparaissent.
La reconstruction est longue, mais je la doit en grande partie a un très bon psychothérapeute parisien , très humain et très a l' écoute aucune critique, aucun jugement!!!! quelle bouffée d'air à partir de ce jour la!!!! Je suis en cours de thérapie et j'ai déjà appris à me respecter, à avoir moins peur des autres. J'apprend à communiquer, à écouter mes envies et mes désirs. J'apprend à vivre alors que pendant longtemps, je survivais... voila un tout petit témoignage Un grand merci à mon psychothérapeute, je ne sais pas comment j'aurai fait sans lui. Si vous avez  besoin des coordonnes d'un bon psychothérapeute , je peux  les donner, il est sur PARIS

Eva

(posté le 20/07/2005)

 

 

 

Bonjour,

J'ai 16 ans. Je m'appelle Mélodie et je crois que je souffre de TCA (je n'en suis pas tout à fait sûre). A la suite d'un régime où j'ai perdu huit kilos en trois mois, j'ai eu très peur de regrossir... alors la semaine quand je suis au lycée, je ne mange pas grand chose, je saute des repas.. (je suis à 300 kcal par jour environ). par contre quand je suis chez moi je ne peux pas m'empêcher de manger, manger! je ne peux plus m'arrêter! mais ensuite j'ai tellement mal au ventre et tellement peur de grossir, que je me fais vomir... j'ai honte. de plus comme je sais que je n'ai pas tout vomi, je ne mange presque pas les jours qui suivent... jusqu'à la prochaine crise... enfin voila, je me fais pitié. Je n'imagine pas d'avenir parce que je n'en peux plus, tout ça me fatigue... et je n'ai que 16 ans!

Mélanie

(posté le 12/07/2005)

 

 

 

Je ne sais plus qui je suis, où vais-je, ni comment extirper ce petit démon en mon esprit...

5 années furent passées sans qu'un jours ne se passe sans l'anorexie et la boulimie. ces addictions, mes amies, mes ennemies tout à le fois, je ne sais plus comment en sortir. mon comportement me détruit encore un peu plus chaque jour et ne sait plus comment y remedier. j'ai envie de vivre, vivre normalement en mangeant normalement et sans me poser de questions. je ne comprends pas pourquoi mais je lutte chaque jours pour vaincre le combat que je me suis moi même imposé.

J'ai peur, l'anorexie est devenue ma manière de vivre, une manière d'expression aussi. quand je la sens m'habiter je me sens plus forte mais la culpabilité me tue un peu plus chaque jours. pourquoi moi? pourquoi tant de haine envers ce corps qui ne m'a rien fait? je ne sais plus quoi faire, hospitalisations, thérapies, rien ni fait, je finis par croire que j'y arriverais jamais et que je serais troublé toute ma vie. je ne controle plus rien, me mens chaque jours un peu plus et m'enfonce dans les entrailles de l'enfer. sans toi, petite anorexie, je me sens apauvrit de toute choses, je me sens faible face à mes études, face aux autres. Boulimie quand tu me prends je me sens si mal  que je mettrais fin à mes jours en un tour de main si je le pouvais. je peux mais ne veux pas mourir en sachant que ma dernière pensée derait d'avoir succombé à une maladie psychique. le combat est entre moi et moi mais plus de ressources je ne posséde. je ne veux pas, non jamais mais que faire??la volonté et le courage sont mes aliées mais juqu'à quand? j'ai peur... je te connais, te sens, sais que guérir sans prendre 1 gramme ne sera pas possible, alors va t'en et laisse moi en paix pour que les années que tu as tué je les remplace par des années de bonheur, de reconstruction, certes, mais plus ça je t'en supplie anorexie, tue moi ou va t'en.

(posté le 04/07/2005)

 

 

 

Bonjour a toutes,

Je suis boulimique depuis 12 ans j'en ai actuellement 23 et depuis tout ce temps personnes n'a rien vu et a vrai dire je crois qu'ils ne s'en préocupent pas mais c'est de ma faute j'ai tout fais pour qu'ils aient une image de moi bien loin de ce que je suis réellement mais aujourd'hui s'en est trop mon endocrinologue veut m'hospitaliser pour la 4ème foies et je ne peux pas me permettre de refuser car malheuresement ma vie est actuellement en danger , je ne vois pas d'autre issues possible mais peut être qu'en allant jusqu'au bout je me rendrais compte de la chance que j'ai d'être là . je ne sais pas jusqu'ou ira ma descente mais une chose est sure c'est que je ne pourrais pas me battre plus longtemps c'est trop dure pour moi .

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(posté le 01/07/2005)

 

 

Depuis quelques jours, je vous lis, et j'hésite,mais là c'est décidé, je le fais!

Je suis anorexique depuis 4ans et demie, j'ai 17ans, oui, c'est long,mais pas si long! en six moi de temps, j'ai fais une descente aux enfers, je suis passée de 47kgs à 22kgs pour 1m58! et puis je suis remontée je ne peux pas vous dire combien je pèse, je n'ai pas le droit de monter sur cette machine qui me fait si peur, alors je me regarde dans la glace, et je me dégoute! je n'ai pas retrouver une alimentation convenable, je vis sur ce que je mange, et j'y arrive! ma vie tient sur un fil, il y a des bas, mais pas souvent de hauts. je veux toujours maigrir et maigrir. Chaque fois que je fais une allusion à mon poids, mes parents memenacent d'une gifle ou d'autres choses. Ils ne veulent plus en parler, j'ai retrouver une apparence "normale", pour eux, c'est tous ce qui les interessent! oui mais ils ne peuvent pas s'imaginer, que je n'accepte pas être regarder, que je rase les murs,...

trouvez-vous normal que je ne puisse pas accepter que quelqu'un puisse m'aimer? me regarder? me faire des compliments? se demander à chaque instant si les personnes qui vous entourent se disent si elles vous trouvent grosse....contrairement à certaines personnes, j'ia du mal à accepter les personnes plus minces  que moi. je ne peux pas accepter d'avoir du mal à rentrer dans un pantalon, parce que ça veut dire que je suis grosse! je ne me sents jamais à ma place, sauf quand je joue, je suis musicienne, quand je joue, j'ai l'impression que mon corps n'existe pas, que seul mon son peut m'identifier!     OUI je rêve que quelqu'un s'intéresse à moi, mais chaque fois que je lui dis qu'on pourra se revoir, je rentre et je me regarde dans cette glace en me disant qu'il s'est trompé de personne.

OUI je rêve de pouvoir faire les magasins avec des amis.     OUI je rêve de pouvoir manger ou je veux avec qui je veux et ce que je veux     OUI je rêve de mener une vie "normale" OUI je rêve d'être inviter chez des gens et qu'ils ne me demandent pas tout de suite àmoi ou à ma mère si j'aime OUI je rêve que ma mère arrête de mefaire des réflexions quand j'essaie un pantalon etc..... maintenant, pour m'en sortir, je ne sais pas comment faire, je ne sais pas réellement si je veux en sortir, je n'arrive plus à imaginer ma vie sans. à quoi je penserais pendant tout le temps où je pense actuellement à la nourriture? j'écris.     oui, j'ai écris plusieurs long témoignages sous la réalité parfaite telle que je l'ai vécue et que je le vis ou sous forme d'une histoire....     oui, j'en parle, mais seulement pas à beaucoup de monde. ma famille, je n'ose même pas, ma mère est derrière. aux amis, j'ai sortie une amie de cette maladie, elle s'en est sortie, mais moi, je reste au même point. Après, j'ai vu les "bons amis" pendant cette descente aux enfers....et puis il y a ceux qui ne comprennent pas ou ceux qui paraissent si bien dans leur peau que je n'oserai même pas y faire allusion. de toute façon, je n'en parle jamais, c'est au fil des moments passés ensemble, des discutions, des repas, ça se devine, et puis souvent il y a cette affirmation qui ne vous est pas directement destinée mais que vous entendez "l'anorexique" et là vous dites "n'importe quoi en devenant rouge écarlate et en étant génée" ou soit vous en avez marre et vous dites "oui et alors, tu vois je ne suis pas à la mort!" et là parès ils vous posent pleins de questions auxquelles vous essayez d'esquiver pour pas être exclue après ou pour ne pas vous faire appeller à l'infirmerie.... maintenant, l'hôpital n'est pas une solution, ça ne fait que retarder, mais les centres spécialisés, je pense qu'ils peuvent être bénéfiques, mais ils ne sont pas pour moi!

voilà mon enfer...

(posté le 30/06/2005)

 

 

 

Je pense qu'il y a, autour du problème de l'obésité chez l'enfant et l'ado, une énorme hypocrisie.... Mon fils a eu des petits soucis de poids lorsqu'il était plus jeune (pas d'obésité, quelques kilos de trop seulement), et j'ai lutté avec lui. Je lui ai appris à manger équilibré, à ne pas avaler n'importe quelle tentation sucrée ou même salée, à selectionner ce qu'il devait manger.... Maintenant il a 16 ans et n'a plus de problème de poids !!! Ce que je veux dire aujourd'hui, c'est QU'IL FAUT ARRETER LE MASSACRE AU NIVEAU DES CANTINES SCOLAIRES !! Comment faire  pour qu'un enfant mange équilibré, lorsqu'on sait que les repas de cantine sont sur-saturés en matières grasses, en sucre, en sel.... Il faudrait commencer le combat au niveau des cantines ! C'est vrai, certaines s'y sont mises, mais si peu....! Je vous remercie de l'attention que vous porterez, j'en suis sûre à mon message.

Dominique

Pour m'écrire

(posté le 16/06/2005)

 

 

 

J'ai 17 ans je m'appelle Charlotte...

J'ai lu tout les témoignages de ces femmes qui crient et se battent contre un même fléau...La nourriture! Je fais partie de ces jeunes filles mal dans leur peau, celles qui lorqu'elles se regardent dans la glace, nues, ne peuvent réprimer un rictus de dégout mais à la fois de consternation...Quand elles voient cette glace leur avouer sans délicatesse qu'elles ne sont pas les jolies princesses qui se pavanent à la télé, elles pleurent elles vont manger leur solitude et leur angoisse...Je mange je mange, mais un jour j'ai décidé de cesser tout ce rituel, toute cette bouffe que j'engloutissais sans vomir!!!!...Mais finalement j'ai continuer...Pour quoi? Pour vomir cette fois ci...Pour m'enfoncer les doigts dans la gorge, pour expulser cette colère, cette haine d'avoir mangé autant, ce dégout insupportable de me voir obsédée par cette bouffe...Mais en réalité j'ai compris le véritable impact de ces minutes dans les toilettes, lorqu'une amie m'a invité chez elle,  j'ai refusé, j'ai refusé, parce qu'il fallait que je vomisse parce que je sentais mon ventre porter la quantité de nourriture trop importante que j'avais englouti...Puis ensuite, après avoir vomi cette honte, je suis allée me douchée, me nettoyer de ce que j'avais oser faire....Je crois que ce silence est la chose la plus difficile de cette maladie..Et je suis heureuse de pouvoir me libérer autrement de cette solitude et de ce fardeau...En parlant...Tout simplement...J'aimerais beaucoup prendre contact avec d'autres femmes, d'autres filles qui ont besoin, comme moi, de cette main tendue et d'une oreille amicale...pour se libérer et se soutenir!

Charlotte

(posté le 11/06/2005)

 

 

 

Bonjour,

Je m' appelle Fanny j' ai 19 ans je suis anorexique depuis de longs temps je veux m' en sortir et je n' y arrive pas. J' ai été hospitalisée plusieurs fois durant ma dernière hospitalisation j' étais vraiment décidée à m'en sortir de mettre fin au crise de manger équilibrée et de vivre comme une fille de mon âge. Pendant 2 mois j' étais chez ma marraine ce que je mangeais étais suffisant pour moi mais manque de pot j' avais à nouveau  perdu du poids mon médecin voulais me ré hospitalisée.Le soir je suis rentrée chez moi j'ai fais une petite crise et le depuis 2 mois je ne fais plus que ça je pensais que c' était une étape de guérison mais les médecins m' ont dis que non! Maintenant je suis dans une pathologie inverse toute la journée je ne pense qu' à manger je vis plus que pour la bouffe depuis de long temps je n' en peut plus que faire j' aimerai temps vivre normalement avoir des amies un petit ami...

Fanny

(posté le 10/06/2005)

 

 

 

Bonjour!
J'ai bientôt 21 ans et çà fait 4ans et demi que je suis malade. Au début, comme la plupart d'entre vous surement j'étais anorexique, je
faisais du sport à outrance (moi c'était le vélo!) et je ne mangeais presque rien. Paradoxalement, c'est la période où je me suis sentie la plus heureuse dans mon adolescence. La nourriture me degoutait, les gens qui se nourissaient me degoutaient, les gens plus gros que moi me degoutaient. Et puis un jour où j'étais seule j'ai craqué sur un yaourth, et c'est là que mon enfer à commencé, j'ai vomi pour la première fois. Depuis je suis malade. J'ai cessé de maigrir quand je suis devenue boulimique vomisseuse, en fait mon poids est relativement stable, pas très grande et "en formes" comme ils disent, "tu es comme çà, c'est ta nature, tu le sais, tu n'es pas faite pour être mince..." et pourquoi?est-ce que c'est si grave de vouloir etre mince leur disais-je? J'ai eu une réponse après quelques mois de psychothérapie"ce qui est grave çà n'est pas de vouloir etre mince c'est de vouloir etre quelqu'un d'autre". Oui voilà notre probleme à toutes et à tous, nous voulons etre quelqu'un d'autre! mais ce qui m'étonne toujours dans cette maladie, ce sont les constantes. C'est pour moi ce qui permet de dire que c'est une maladie, il y a des symptomes, des faits, des conséquences sur l'organisme, sur le moral...mais pas de remède! Cette année j'ai encore changé de vie. Après mon bac, j'ai fait une fac loin de ma mère, et après ma licence, j'ai encore changé de ville, encore un peu plus loin de ma mère. Pourtant, je suis toujours malade. J'ai rencontré cette année une amie, dont je suis assez proche et qui a le même problème que moi, depuis un peu moins longtemps. Nos vies se ressemblent tellement, mais pas autant que nos symptomes. Je ne pense pas qu'on arrive à s'aider, à se surveiller, mais çà fait du bien de pouvoir en parler "hier j'ai crisé, voilà j'ai mangé çà, çà et çà, et puis j'ai vomi", on se raconte notre journée, et on essaye de comprendre ce qui a conduit à cette nouvelle"crise". Je vous avoue que je ne pense pas que çà aide à guerrir, mais çà aide à se supporter. Cette maladie rythme ma vie, je vis en fonction de çà, je calcul tout, à telle point que j'ai sans cesse l'impression de courrir après le temps. Mon ambition aujourd'hui est d'écrire un livre, oui sur la maladie bien sur mais sur d'autres problèmes qui en découlent et que je n'ai réussi à comprendre qu'après un certain recul et quelques mois d'analyse( j'ai cessé la psychothérapie par manque d'argent, pas de motivation, et oui je suis étudiante, c'est pas toujours facile!!). Je suis boulimique de bouffe, oui, mais aussi de garçons, de regards, d'attention, d'affection...je suis boulmique d'amour. L'amour d'un seul homme m'a manqué, mon père, et depuis j'ai décidé de faire payer tous les autres. Oui j'ai un "stand-by" dans ma vie, un "régulier", que j'aime et qui m'aime, mais dès que je suis dans un endroit où il y a du monde, je fais tout pour que l'attention soit sur moi et tout pour qu'un garçon souffre de m'avoir aimé le temps d'une soirée et de ne pas avoir pu attraper le papillon que je suis. Je vomis avant une soirée, je bois pendant une soirée, je vomis après une soirée. Vous comprenez vous? moi je ne comprends pas, et je suis encore plus exigeante avec les gens qui disent m'aimer et qui ne comprennent pas non plus:ma mère, mon amoureux, ma coloc, mes amis...et j'ai l'impression de leur mentir à tous, tout le temps. Ce qui me fait le plus peur, c'est que je ne vois pas de fin à cette histoire. Ma vie va continuer, je vais encore changer de vie probablement, encore rencontrer d'autres gens à qui mentir. Selon mon psy, l'important était de régler mon problème avec mon père, et la boulimie passerais d'elle-même. Vous y croyez vous? Ca me ferait plaisir de parler avec ceux et celles qui en ont besoin, ou qui me comprennent, pensent que je peux les comprendre...enfin n'hésitez pas. Bon courage à toutes et tous.

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(posté le 10/06/2005)

 

 

 

Je souffre de troubles alimentaires, je le sais, mais c'est une déscente aux enfers volontaire. Tout à commencé par la séparation de mes parents sans m'en rendre compte, entre fin Janvier et mi-février, j'ai pratiquement doublé, au mois de Mars je pesait environ 90 kg.  Depuis je vis des période où je mange normalement, puis je mange beaucoup, et où je ne mange pas. A la moindre contrariètè (je n'en ai pris conscience que recement) je me venge sur la nourriture. Par moments j'agit sous de vraies pulsions, je file acheté des friandises et je me bourre, et quand je suis pleine, et bien maintenant je vomis. Et puis comme j'aimerais maigrir, en ce moment, je ne mange qu'une fois par jour (le soir), et je n'en souffre pas . Et puis je fais tout passer avec des laxatifs. Bref j'ai un problème, mais je veux pas guèrir.

 

(posté le 17/05/2005)

 

 

 

Lorsque je me pose et que je réflexionne sur les années qui se sont écoulées, je me rend compte de ma maladie ! Ce n'était pas évident de la voir mais aujourd'hui, même si j'en ai un peu honte, je le dis : je suis boulimique depuis six ans !
Tout à commencer vers l'âge de 16 ans, l'âge où des problèmes entre mes parents surgissent, séparation, disputes, violence dans les paroles, violence dans le comportement et les gestes, c'est ce dont je me souviens. Me concernant, arrêt d'activités sportives, et là l'isolement, le renfermement sur soi à commencer à faire son entrée. Chaque crise d'angoisse est ensuite succédée par une pulsion alimentaire, je ne mange pas, je me rempli afin d'atténuer aux maximum ces angoisses qui sont douloureuses. IL y a la pause, le moment où les angoisses sont partiellement atténuées et s'effacent un peu mais reviennent après plus tard, une heure ou plusieurs heures, nouvelle crise ainsi de suite. Je me suis renfermée sur moi même, isolée et coupé du monde extérieure donc seule ! Ma solitude m'avait provoqué des instants où je m'ennuyais ! L'ennui est le pire ennemis de la solitude car ennui = frigo ! La sensation de faim ou l'inverse sont des choses que je ne connais plus depuis bien longtemps ! C'est triste mais c'est la réalité pourtant. Je mange sur pulsions ou je bois des produis sucrés tel que soda. Pendant une pulsion tout produit à sa chance du moment qu'il soit « bon », gras ou sucré ! Je n'ai pas de plaisir au moment des repas (si on peut appeler cela des repas), je n'ai plus le plaisir de manger ni des aliments. Je ne mettais pas rendu compte de ce problème, je vis avec depuis tellement longtemps, je pensais que j'étais simplement gourmande et voilà tout ! Plus j'y pense et plus je trouves des réponses à ces questions. Effectivement plusieurs fois, j'essaie de me faire vomir mais c'était difficile pour moi !!! Solitude, pulsion alimentaire, tout devient habitude donc c'est normal on se dit ! Ce n'est pas grave plus tard je perdrais ces quelques kilos que j'ai en trop, tout est reporté à demain en disant ce n'est pas grave. LA honte nous dévore après chaque pulsion mais cela nous empêche pas de recommencer. Plus j'ai reporté au lendemain ces petits kilos à perdre plus je me suis enfoncée dans la boulimie mais je ne le savais pas. Il m'a fallut une hospitalisation de trois semaines « pour dépression », pour comprendre ce qui mettait arriver. Je trouve de plus en plus les réponses, mais d'autres questions apparaissent également. Après cette hospitalisation, j'ai compris après plusieurs heures de réflexions que ce n'est pas normal de vivre ce que je traverse en ce moment. Ce n'était pas de la gourmandise que j'avais mais j'étais boulimique sans me rendre compte. L'âge de l'adolescent, l'âge où tout commence et on ne se rend pas compte. Est ce une victoire déjà de reconnaître sa maladie ? C'est un début, je me dis mais je me sens dans ce long combat qui m'attend pour me sortir de ce
cercle infernal. Si seulement ma boulimie était seulement mon problème mais non j'ai commencé des automutilation un peu plus grave. Finalement la boulimie ou l'anorexie est une forme d'automutilation, en plus de cette automutilation que je m'inflige, des entames corporelles, j'ajoute à ma liste de combat. Aujourd'hui, j'ai 23 ans, ce n'est pas normal ce que je vis, je le souhaite à personne, je suis aux portes de l'enfer chaque jour, il faut que cela change. C'est certain, je me lance dans un combat contre moi même, un long combat pour me sortir de la boulimie et de mes entames corporelles. Un combat pour recommencer à vivre mais surtout par amour ! Une pensée à la
personne que j'aime à réflexion de ma maladie. Il faut que je réagisse, là, ici et maintenant avant qu'il soit trop tard. J'ai besoin d'aide pour me sortir de cette maladie, de cet enfer, demander de l'aide est un vers la victoire, vers la sortie. Un pas vers la liberté, vers la guérison. Un pas, une victoire pour me retrouver. Où demandez de l'aide ? A qui ? Comment ? Je réfléchis et je me demande pourrais je vivre normalement après une telle épreuve ? Aurais je des séquelles ? Je traverse l'enfer depuis des années, le tunnel de l'enfer, verrai je un jour la lumière au bout du tunnel, la lumière de la victoire. Peut on vivre après de telles épreuves ? Comment dire un secret ? Je n'ai pas une belle image de moi même, j'ai honte, j'ai peur de beaucoup de choses, j'ai peur du monde extérieure. Je ne m'aime pas mais je me suis aimée pourtant. ! Je suis amoureuse d'un homme que je n'ai pas encore vu mais pour qu'il m'aime par de la le virtuel, il faut que je m'aime et que j'accepte celle que je suis. Je le fais pour nous ce combat car je l'aime vraiment. Je vais m'en sortir m'a-t-il ! Mon médecin
généraliste me la dit aussi donc ils doivent avoir raison. Un long chemin, une longue route s'offre à moi dès aujourd'hui même pour me
sortir de la maladie, je veux m'en sortir pour moi, pour l'homme que j'aime, ce n'est pas facile mais je vais m'en sortir.

(posté le 13/05/2005)

 

 

 

Bonjour les gens!!!

Les gens comme moi, cette espèce de personnes qui vivent avec un rapport plus qu'étrange avec la nourriture...Pourquoi j'ai l'impression que j'aurai pu écrire tous vos messages, tant je ressens la douleur et les cris qui s'en échappent. Il faut parler, tout faire sortir...Pour moi, tout a commencé au lycée, mais ça, je ne le savais pas...la maladie a insidieusement fait sa place dans ma vie, elle est s'est imposée le jour où ma mère est morte d'un cancer du sein, après 4 ans de souffrance. En plein milieu du bac....que j'ai eu quand même, j'étais tellement assommée que je ne me rendais plus compte de la vie qui tournait autour de moi....1ère année de fac, la vraie descente en enfer, je survis, mon père n'est pas souvent à la maison, il s'est trouvé une amie, et je joue à la maman avec mon frère... En juillet, après avoir longtemps reculé, j'entre enfin à l'hôpital...je le veux, je veux arrêter la machine, mais seule, je n'ai pas la force, 1m70 pour 37,5kgs...je n'ai bizarrement jamais fait de vrais malaises, j'avais seulement la tête qui tournait, parfois vite, je l'accorde. Suivent 4 mois d'hôpital psychiatrique, dont 10 semaines sans aucun contact, ces magnifiques contrats de poids que l'on vous impose sans vous demander votre avis....anorexique oui, mais pas débile, merci! Tout de même, j'ai effectué une psychothérapie, et fin novembre, je sors de cet hôpital, pseudo-guérie et pleine d'espoir. Je vous épargne tout ce que j'y ai enduré: les autres malades, les psys qui vous sondent l'esprit, se forcer à manger encore et encore.... Je cavale pour rattraper mon semestre perdu, et j'obtiens mon DEUG de langues. On me propose de prolonger mon initial semestre à l'étranger en année, pour obtenir un double diplôme. J'accepte, pendant que mon attitude par rapport à la bouffe prend une autre direction. Je vous écris donc d'Allemagne, où je fais des crises de boulimie...charmant revirement, je n'accuse pas directement, mais je soupconne l'hôpital et les 4 gavages quotidiens d'y être pour quelquechose! Ma vie est régulée par la bouffe, crise, jeûne, sport, mais sans vomissements, ça me répugne! Tout ça dans un cycle bien rôdé, et soirées où j'aime boire jusqu'à en perdre la notion du temps, mais en restant consciente. Parce que j'ai une vie sociale, je suis moins repliée sur moi même! Mais cette boulimie me hante, j'en ai honte, de manger jusqu'à avoir l'impression que mon ventre va éclater, ne pas pouvoir me retenir, manger encore et encore, ne sentir ni la faim, ni la satiété, lutter quand je jeûne, et voir les chiffres de la balance qui doucement remontent. Je ne fais que 50 kg, mais je me trouve grosse. C'est stupide et je le sais. Je ne vois plus ma psy, qui pourtant m'aiderai....disons que quand j'y allais régulièrement, c'était pour moi un garde fou qui m'évitait de sombrer. Point positif de mon départ, j'ai réussi à me détacher de mon père que je considérais comme le seul homme de ma vie, bien que je lui en ai voulu de son attitude dans le passé. Je me sens libre et indépendante vis à vis de lui. Mais la maladie est là, elle reste, je voudrais juste avoir un comportement normal face à la nourriture, arriver à mieux dormir, et point inhérent à la maladie, savoir ce que je veux faire de ma vie....la crise de la vingtaine! Je n'ai bien sur jamais eu de relations sexuelles, je vois les autres en parler, ne pouvant rien dire, terrorisée à l'idée même qu'un homme puisse me trouver séduisante et vouloir poser ses mains sur mon corps, elles que je repousserais sans doute comme si elles étaient brûlantes! BOULIMIE, je hais ce mot, je suis consciente de ma souffrance, mais les autres ne la voient pas....c'est marrant, parce que le phénomène s'inverse avec l'anorexie: on ne sait pas que l'on est malade alors que les autres ne voient que ça. Je souffre plus de ce point de vue là que quand j'étais anorexique.... Mais rien ne change vraiment, un trouble contre un autre, je ne pense pas avoir gagné au change..... Aujourd'hui, je me sens pleine d'espoir alors je vous l'écris: IL FAUT SE BATTRE, IL FAUT LUTTER, même si c'est dur, on peut s'en sortir, moi, je l'ai déjà fait, je pourrais le refaire, donc vous aussi!!!!! Si vous voulez me contacter, on peut se motiver ensemble!!!! Et juste un truc: TOUTES les photos de mannequins sont retouchées!!!!

Emilie

(posté le 12/05/2005)

 

 

 

Bonjour à vous, Katia, Sylvie, les autres,

Ce n'est pas la première fois que je témoigne sur ce site, car ici, j'ai trouvé des gens, identiques à moi, qui souffrent. Je suis boulimique depuis 9 ans maintenant, le genre boulimique qui ne se fait pas vomir, et je suis obèse. J'ai pris 60 kilos en autant d'années, j'ai perdu du poids, j'en ai repris, bref, un vrai yoyo!!!  J'ai vu des psy, des médecins classiques, des hypnotiseurs, des nutritionnistes, mais souvent, cela n'a abouti à rien. Je mange, j'ai besoin de ma dose. Je suis une droguée de la nourriture. Je sais très bien ce que je dois manger pour être mince, que je dois faire du sport, qu'un régime trop rapide peut me causer des soucis de santé. Qu'en mangeant, je mets mon corps, mon coeur à rude épreuve, et que finalement, je me suicide, doucement. Mais est-ce important, puisque de toute façon, nous ne semblons importants pour personne, personne ne comprends notre douleur? Nous manquons, nous les hypersensibles, boulimiques ou anorexiques, de confiance en nous. A un moment, dans notre vie, nous nous sommes sentis tellement nuls que nous sommes aujourd'hui incapables de surmonter l'excès de sensibilité qui nous anime. Alors nous mangeons; et pour d'autres nous refusons la nourriture. Les uns contrôlent, les autres refusent de contrôler ce qu'ils  mangent . Nous rêvons d'une vie meilleure, mais l'effort pour l'obtenir est trop énorme à fournir. Pourtant.......j'ai une famille, un mari, trois enfants, adorables et qui sont indispensables. Mais, parfois, je trouve que je n'ai pas l'attention de tous, qu'ils sont bruyants quand je veux du calme, qu'ils ne me laisse pas la possibilité de m'accomplir en tant que femme. Mais, moi, que fais-je pour le réaliser? Me plaindre me plais, parce qu'on s'apitoie sur moi. Je peux ensuite stigmatiser, en disant que l'on ne me comprends pas. Mais comme tous ceux qui sont dépendants d'une drogue, nous sommes difficiles à comprendre. Seuls, nous n'y arriverons pas. Formons des groupes de TCA anonymes, dans notre ville, et essayons de lutter ensemble, contre ce fléau qui détruit nos vies.

Bien à vous

Marie-Laure.

(posté le 8/05/2005)

 

 

 

Je ne m'étais pas rendu compte je ne savais pas vraiment mais maintenant je sais et je ne me laisserai plus faire je me disais ça ne peux pas m'arriver a moi je ne suis pas comme ça la boulimie ce n'est pas moi d'ailleur je ne me fais pas vomir et je ne suis pas grosse je me disais je suis jute gourmande epuis demain de toute façcon j'arrete mais demain n'est jamais arrive et je continuai aujourd'hui je sais que suis malade et je veux m'en sortir enfin je realise je me degoute quand j'y pense une personne normal n'est pas accroc de la bouffe comme moi je veux tout changer en moi je me sens tellement moche apres une crise mais resister est si dure tellement dure si je resiste une fois alors la deuxième fois c'est moins dure mais alors il ne faut pas que je replonge sinon c'est repartit mour au moins trois semaines un mois de gavages je ne suis pas une oie mon corp m'appartient et je ne laisserai plus cette bouffe de ....me la reprendre je veux etre ne mesure de decider j'ai 18 ans et mes troubles alimentaires ont commencer a 14 ans j'ai realiser que j'avais des crises de boulimies il y a 6 mois depuis ce temps je ne vis qu'avec ça dans le tete et je passe mon temps a essayer de m'en sortir puis a rechuter de plus belle ecrire tout ça ici me fais un bien immense c'est comme si je faisait le point sur moi meme je me reconnais aujourd'hui je sais car j'ai lu les temoignages des autres gens et j'ai compris ce qui m'arriver que c'etait possible pour moi aussi !!! je ne veux plus jamais avoir une de ces crises je les hais par dessus tout mon prenom est marine et aujourd'hui je prends le dessus sur cette maladie qui me detruit j'espere que mon temoignage aidera certains ou certaines d'entre vous la volonte n'est pas si loin moi je ne m'en donné pas le peine car c est un cercle sans fin on se sent si moche a l'interieur qu'on recommence puisqu'on est si laide mais ce n'est pas vrai c'est faux le tout est de passer le cap je vous souhaite tous bon courage et a moimeme aussi car je sais que ce n'est pas si simple

Marine

(posté le 29/04/2005)

 

 

 

Bonsoir,

c'est avec douleur que je vous parle, je suis le copain d'une jeune et belle femme anorexique, j'ai 21 ans , elle est anorexique depuis 10 ans ,je connais les chemins que cette maladie a emprunté, mais voilà ma douleur s'accroit dans la mesure ou elle est en depression et qu'elle "n'a plus envie de vivre " elle se scarifie tous les jours , a meme tentée de s'ouvrir les veines heuresement la pointe était mal talliée ,et mes mots de réconfort s'amenuisent à chaque jours qui passent, j'ai grandement du mal à parfois repondre a la question "comment je vais m'en sortir hein?" même si je sais qu'elle va s'en sortir car je vais y mettre toutes mes forces afin que cela se passe, j'ai du mal à considerer les methodes thérapeutique établies, a savoir "Retraite", du fait se son age 24 ans, certains psychiatres la renvoie vers d'autres qui sont des impasses, et quand l'on voit dans qu'elle mesure ces jeunes fille sont traitées'" à mais c'est elle qui l'a choisis..." mon dédein que j'essaie de cacher  afin de ne pas m'allier à une possible 'anti solution therapeutique qui peut parfois subvenir dans certainnes discussions que nous avons, n'en est que plus grand. Elle est pas bien et moi non plus, je ne peu plus sortir une minute sans me dire 'sera t-elle là pour m'ouvrir la porte?', Je vous souhaite bonne chance mesdemoiselles la maladie qui vous ronge de maniere latente ou pas est un combat de chaque instant et je pèse mes mots. Quelles solutions thérapeutique? à part l'enfermement? 

Merci de me répondre. 

(posté le 29/04/2005)

 

 

 

24 ans, soit disant nos plus belles années! moi je ne vis pas, je survis.. depuis 10 ans, ma vie est un véritable calvaire. Suite à un viol j'ai sombré dans l'anorexie abusant en parallèle de la drogue et de l'alcool. Je me suis sortie de cette galère mais  est apparue la boulimie. Mon corps me répugne, je me dégoûte, j'ai honte et je culpabilise.. Je suis dépressive et je passe mon temps à faire croire que tout va bien alors que ma vie est un cauchemar. Etudiante dans une autre ville que celle de ma famille, j'arrive assez bien à les leurrer. C'est peut-être ma seule fierté, ne rien montrer pour ne pas les inquiéter davantage. Mais la maladie me ronge, je reste enfermée chez moi, volets fermés et téléphone coupé pour ne pas être dérangée. Dans ces moments, si j'arrive à sortir, ce n'ait que pour "m'approvisionner", c'est ma nouvelle drogue, je dois absolument bouffer! Sans un minimum d'une crise par jour, je me sens physiquement et nerveusement au plus mal, je deviens comme hystérique. A ce rythme, je m'épuise tant moralement que physiquement et financièrement.. Certes je parviens à garder un cercle d'amis mais jusqu'à quand? à force de fuir les sorties en inventant tous les prétextes et de leur mentir parce que je ne veux pas leur avouer la situation réelle, je crains voir les liens disparaître.. Enfin bref, je hais la vie et je suis arrivée à perdre tout espoir de m'en sortir un jour. La dépression et la boulimie seraient-ils ma condamnation à perpétuité?

(posté le 29/04/2005)

 

 

 

Bonjour!

je suis mathilde j'ai 16ans je suis anorexique-boulimique depuis plus de 4ans! Marine si tu lit mon message ,et je l'espère,j'ai eu et j'ai le même problème que toi je suis là si tu veux parler! n'hesite pas a répondre sur ce site ou bien sur mon adresse msn si tu as une adresse msn n'hesite pas a m'entrer dans tes contacts!! voila si quelqu'un d'autre souhaite prendre cette adresse n'hesitez pas! bonne chance a vous tous!

Mathilde

(posté le 28/04/2005)

 

 

 

Je suis "malade" depuis 2 ans je ne sais pas si je suis anorexique ou boulimique dans la mesure ou je ne me suis jamais empeche de manger et jamais empifrer...je vomis tout,tout simplement peu importe ce que j ai manger peu importe si j ai encore faim peu importe si ce n etait qu'un seul gateau...paradoxalement je ne m empeche pas certains aliments comme le chocolat les yaourt ou les pommes les seules aliments que je ne recrache pas (  ca depend de la quantite pour le chocolat!)alors deja si quelqu'un pouvait m'aider a savoir ce que je suis ca serait bien autre chose j'ai decide de guerir mais je n'y arrive pas j'ai tellement toujours cacher ma maladie que je ne sais pas a qui en parler....j'ai fait croire a tout mon entourage que j'avais des problemes d"estomac meme si ce n'est pas faux maintenant...j'ai vu mon corps deperir...qu'on ne me dise plus qu'etre mince c'est bien je suis passé de 110 kg a 52kg en 2 ans mais la peau fletri relaché les os qui font mal les dents qui s'abiment a cause des vomissements...je suis mince mon corps ne me plait toujours pas et pourtant j'ai tellement peur de regrossir que je ne peux pas me laisser regrossir...on m'a appeler la grosse pendant si longtemps maintenant c'est moi qui commande........

(posté le 15/04/2005)

 

 

 

Bonjour,

Je m' appelle Marine. J' ai 14 ans.J' ai toujours était une enfant bouboule mais tout le monde trouver cela mignon.A l' âge de 12 ans, avec mes parents, j' ai décidé de faire un régime.J' ai perdu 5-6 kilos.J'étais beaucoup mieux.Puis lorsque ma mère a appri que mon frère fumais, la c' est devenu un enfer pour ma famille.Aujourd' hui je pèse 38 klg pour 1.51m, je sais que cela n' est pas très grave mais mon maximum a était de 55 klg alors compter la différence!Je viens de me rendre compte que je ne mange pas car je me punie de ce que mon frère fait subir à ma mère.Mon père ne le sait pas encore mais elle lui a laisser jusqu' à lundi.Je pense que des qu' il le saura, j' irai beaucoup mieux.Ajouter à cela les "rateaux"...Le pire c' est que les gens qui me traiter de grosse sont maintenant des amis et ils me disent que je suis trop maigre!Je n' ai qu' une envie c' est mourir.Je recherche quelqu' un avec qui parler car l' anorexie va me faire mourir et la nourriture est ma pire ennemie. merci d' avance.

Marine

(posté le 08/04/2005)

 

 

 

Bonjour,

j'ai 30 ans je ne sais pas depuis quand je suis boulimique mais depuis queque temps je prend du poids car je ne me fait plus vomir car je ne veux pas tomber malade je suis maman de 3 enfants maintenant je me trouve tres laide et bc trop grosse je n'ose pas en parler a mon mari il pense que je manque de volontée mais ce n'est pas cela  en vrai je ne sais pas me maîtriser.

(posté le 06/04/2005)

 

 

 

Bonjour,

j'ai 29 ans et je suis un des rares mecs à qui s est arrivé...  

Il y a  huit ans maintenant j ai eu commencé à sombrr dans l anorexie. comment c est venu et pourquoi? j en saurai rien et peu importe en fait.   c est venu peu à)  peu : je faisais du cyclisme  et du triathlon à haut niveau et le poids etant considéré comme un ennemi dans ces sports j ai commencé à diminuer les portions alors que je m entrainais beaucoup (plus de 20 heurs par semaine); alors j ai progressivemlent fond avec des resultats qui s amélioraient d abaord puis plafonnaient puis ont reculé...et j etais de moins en moins lourd (fonte musculaire surtout , sans que je ne m en apercoive). puis je suis parti de france pour les etudes et les stages et là ca a dureé que quelques mois : j ai été rapatrié d urgence car ma santé s était vraiment détériorée ...et depuis j'ai été pris en charge par des psys...j ai jamais mordu et ça n a servi à rien...je me suis coupé de tous les autres. mes seules connaissances maintenant sont mes parents (mais je ne suis pas très proche, pas intime avec eux) je veux rencontrer du monde, sortir , vivre mais seul je n ose rien faire. peu )à peu qd même je progresse ; même si j evite de manger avec autrui (je carins de trop manger) desormais je réussis à manger au resto avec mes parents les rares fois où ca se présente et j ai bcp de plaisr à chaque fois ; je me sens resocialisé progressivement ça m a lassé ces conneries surtuout que je voyais autour de moi mes anciens copains d entrainement qui s eclataient tjs dans le sport...et moi je galérais comme un con..et lesmedecins qui me disaient de réagir que j etais entrain de me faire du mal de facon chronique , que je m en ressentirai plus vieux bref j ai progressé doucement mais surement. j ai plaqué mon jjob et repris les etudes. aujourd hui je ne me resocialise de plus en plus et je fréquente les etudia,nts avec qui je suis même si je me sens un peu mal des que l on me parle de bouffe. mes crises ont quasiment disparu sauf quand je suis très contrarié comme hier. alors là ca retombe comme aux pires époques de la buffe de la bouffe de la bouffe ...et puis ca coince je pleure, et je vais faire une activté quelcoque tant que je me sens trop plein...hier après la crise j ai marché avec mes bequilles dans l a campagne plus de trois heurs sans m arrêter...

Rémi

(posté le 01/04/2005)

 

 

 

Je m'appelle sylvie et j'ai 36 ans. Je suis boulimique depuis l'age de 13 ans, avec des hauts et des bas. je me suis beaucoup associée au témoignage de katia. je connais sa souffrance et malheureusement sa famille ne peut pas la comprendre. c'est une maladie de solitaire où la nouriture nous rempli jusqu'au dégout. je ne pense qu'à me remplir et comme je n'arrive pas à me faire vomir, je me puni en me privant de manger aux repas suivants. mes premières pensées le matin sont pour les aliments et la quantité que je vais avaler. mon rève est de m'installer devant une table et d'avaler un maximun d'aliments sans jamais m'arréter et sans prendre un kilo. c'est un tel plaisir de manger, j'oublie tout, je suis seule, en paix. après c'est la torture, le dégout. et je recommence.  c'est sans fin...

Sylvie 

(posté le 30/03/2005)

 

 

 

S'il vous plait, aidez-moi

Je m'appelle Katia et j'ai 29 ans et depuis plus de 10 ans j'ai des problèmes de boulimie Je croyais en avoir fini mais tout recommence quand des soucis apparaissent dans ma vie Je ne sais plus quoi faire Je suis une psychothérapie depuis qqs mois et j'avais vu déjà d'autres psychiatres et psychologues les années passées J'ai parlé de ce souci à ma psy mais pour le moment elle me fait parler de mes problèmes sans me donner de solution pour me défaire de la boulimie Je ne me fais pas vomir Je prend donc des kilos très rapidement car je mange dès que je suis seule et ne m'arrête que quand j'ai vraiment mal au ventre Je me dégoûte tellement Je ne supporte pas mon corps et ai détruit tous mes efforts car j'avais enfin atteint un poids acceptable il y a 3 mois après presque 2 ans d'efforts Mais je gère mal le regard des autres dans tous les cas: plus mince je ne sais pas réagir face au désir des hommes et quand je regrossis, je me déteste et vis très mal les réactions de rejet des hommes Je ne sais plus du tout quoi faire? Croyez-vous qu'il faille continuer cette psychothérapie? Existe-t-il une façon de traiter efficacement ce mal qui me fait pleurer si souvent et me refermer sur moi-même? J'en ai parlé autour de moi à mes parents et ma meilleure amie. Mais mes parents m'ont toujours répondu que c'était une façon de m'occuper comme d'autres fument car je me sentais seule et que ça cessera quand je fonderai une famille et que je serai heureuse. Bien sûr quand je n'étais pas seule, la boulimie s'éloignait mais elle revient à chaque fois J'aurais besoin de leur soutien au moins s'ils reconnaissaient que c'est une maladie comme pour ceux qui boivent ou se droguent.

Bien sûr on ne meure pas de manger trop comme ça mais mon mal de vivre est de plus en plus dur à supporter

Aidez-moi s'il vous plait

Katia

(posté le 27/03/2005)

 

 

 

Bonjour à tous ,

je suis maman de trois garçons dont le dernier a des tendances anorexiques (d'après les médecins ) ; il n'a que deux ans et demi , et il y a  un an et demi que  le problème a commencé . Il peut refuser de s'alimenter pendant quinze jours voire trois semaines , et n'accepter que du lait . Si d'autres parents son dans le même cas que moi , pourraient-ils me donner quelques conseils ? Le quotidien est de plus en plus difficile , la vie de mon enfant est de plus enplus en danger chaque jour qui passe . Merci à tous ceux qui voudront m'aider .

Mon mail

(posté le 27/03/2005)

 

 

 

Bonjour, 

J'ai 27 ans, je travaille, j'ai un amoureux, jsui pa tro moche et j'ai fait de 'brillantes' études...mais jsuis fragile Voilà 4 semaines que je n'ai pas eu de crises et une envie de guérir inébranlable! ça peut paraître dérisoire mais pour moi qui suis (étais) boulimique depuis 8 ans  je sens que je tiens le bon bout après trop d'années de souffrances et de gachi . depuis que je suis tombée malade je n'ai jamais réussi à m'abstenir de crises plus d un mois (malgré mes nombreuses tentatives, j'ai même vu un psychiatre) : le déclencheur pour guérir a été un événement personnel (une opération) qui m a prouvé que j'avais besoin de me fixer des objectifs et surtout de retrouver une confiance que j'ai certainement perdu dans mon adolescence (relations difficiles voire inexistantes avec ma mère)...j'ai l'impression d'avoir partiellement gaché une decennie de ma vie, perte d'energie à cause de ces foutus gavages suivis de cette illusoire libération qu'est le vomissement, je dis 'illusoire' car si je me libérais de ces quantités de bouffe, je ne chassais pas le mal, au contraire après les crises le mal est encore plus présent, le lendemain matin on se réveille hagard, faible, dans le gaz, mal dans la bouche... on se dit qu'on est une merde, que l'on a encore craqué, que l'on va encore passer une sale journée  où l'on va devoir faire semblant de sourire (quand on en a la force mentale), mes crises me mettaient toujours dans le même état : un dégoût de moi même et me rendaient irritables, à la moindre contrariété on se sent d'une émotivité extrème, bref on est tout le temps sur les nerfs car on est impuissante face au mal qui nous ronge. on en a marre de recraquer, on est lasse de souffrir et de faire souffrir nos proches. j'étais obsédée par mon poids(malheureusement je le suis toujours) mais aujourd'hui je ne me gave plus, je mange plus équilibré, généralement mes crises survenaient le soir après le 'repas' du soir je pouvais manger jusqu'à 2Kg de bouffe en tout genre...aujourd'hui c fini , je mange mieux aux heures de repas, de sorte à ne pas avoir de tentation en dehors des repas, et si j'en ai je me contrôle, je prends 2 ou 3 biscuits au lieu de vider les placards. bref je tiens vraiment le bon bout, bon courage à toutes, fixex vous des buts ! et surtout retrouvez une confiance perdue, il faut avancer car l'on ne peut pas refaire le film de notre enfance, voyez devant ! merci à la vie mille bisous,

so

(posté le 22/03/2005)

 

 

 

J'ai 63 ans, et une longue vie de régimes tous plus privatifs les uns que les autres. Alors que j'étais à Djibouti en 1971, un médecin militaire a décidé qu'il allait me faire maigrir... ce fut spectaculaire, en 3 mois j'avais perdu 33 kg, je me nourrissais de yaourts, de légumes cuits à l'eau, une nourriture maussade et triste. Le tout orchestré par une prise massive de coupes faim, des diurétiques à fortes doses. Cette façon de faire me conduisit à des déprimes des tentatives de suicides à répétitions, et à une reprise de poids pire qu'avant. J'ai cessé depuis très longtemps d'avaler tous ces poisons qui me faisaient plus de mal que de bien, mais je véhicule en permanence un surpoids qui n'arrive pas à décrocher. Je fais très attention à ma nourriture, mais parfois je craque, lasse de toutes ces privations. Les invitations à dîner sont pour moi un réel problème, je culpabilise, et n'ai qu'une hâte, rentrer chez moi.  Ma vie est totalement animée par ce surpoids que je n'accepte pas. Je suis constamment mal dans ma peau, les médecins ne prennent pas assez au sérieux ces problèmes de surpoids, convaincus que si on est dans cet état c'est forcément par une suralimentation.

(posté le 21/03/2005)

 

 

 

J'ai 30 ans, je suis boulimique, ca fait plus de 2 ans, en fait, je ne sais même plus vraiment. j'ai l'impression de ne pas vivre avec les gens qui m'entourent, je suis une espece d'autiste de la nourriture. je ne pense qu'à ca et a mon apparence. il m'arrive de passer des journées a manger et à vomir. voila ma vie, vide de sens. je m'isole de plus en plus, je me detruis et je detruis le bonheur qui m'entoure. j'en ai assez. je ne sais pas comment faire. je vis dans un lieu où il n'y a pas de psy a coté pour m'aider et sincerement je ne sais pas vers qui me tourner.

Laurence

(posté le 9/03/2005)

 

 

 

Bonjour a toutes,

en lisant les autres témoignages, je me suis dit que c'était peut être enfin pour moi le moyen d'en parler. J'ai 30 ans, et apres la naissance de mon deuxième enfant, je pesai 105 kg, alors j'ai fait un régime. mais pour que cela aille plus vite, je suis tombée dans l'anoréxie, pour en arriver à 49 kg. et puis la nourriture me manquait, j'aimais manger ... alors je me suis empifrer, et bien sur j'ai eus honte, alors je me suis fais vomir voila, j'ai cru avoir trouvé la formule miracle : manger tout ce qu'on veut, puis vomir, et maigrir .... ca me parraissait géniale maintenant je me rend compte de ma bétise, mais je suis pris dans l'engrenage ca fait maintenant 4 ans que cela dure, et je n'arrive pas à en sortir. je me degoute, et me trouve moche avec mes os qui apparaissent, pourtant d'un autre coté, si j'essaye de manger et que je prend a peine 300 grammes, je cours au WC pour me faire vomir, et m'enpresse a faire des heures de sport, pour faire partir ces bourlets, qui a priori je suis la seule a voir je mens a mon entourage, qui essaye de me faire manger, mais je trouve toujours un pretexte pour  m'echapper, soit "je dois partir", ou bien sur "j'ai deja manger" comment m'en sortir, je suis en train de tuer mon corps et je fais souffrir les gens qui m'aiment et qui se sentent impuissant face a ma maladie le plus dur, c'est que je m'en rend compte, et pourtant je ne fais rien pour changer

Séverine

Mon mail

(posté le 8/03/2005)

 

 

 

Bonjour à toutes.

Je vais paraitre un ancetre par rapport à vous...J'ai 45 ans.... Je soufffre de TCA depuis que je suis jeune. Ce n'était pas encore très net. Cela l'est devenue, vraiment, il y a 8 ans. J'ai commence a faire une sérieuse dépression, et tout de suite, la première crise d'anorexie est apparue. Un dégout de la nourriture, un plaisir de voir mes os apparaitre. Hospitalisations, et déclic... Bonjour la boulimie. Je ne savais pas que cela pouvait arriver. Je me suis remise à manger, sans aucun problème. En fait, j'étais affamée, et ce qui devait arriver, arriva : 50 kgs repris petit à petit.... L'horreur.... J'ai pris conscience, il y a un an, que je ne pouvais pas continuer ainsi. Je me suis vue en photo, et là, j'ai réalisé, le désastre. Je me suis dis, ok, tu vas refaire un régime. Pendant trois jours, j'ai géré, et depuis un an, c'est redevenu un enfer. J'ai perdu 40 kgs. Je suis complètement bloquée. Je ne sais pas quoi faire pour me sortir de cet engrenage rigide. Je controle tout ce que je mange. Enfin, si peu de choses. Par moments, j'arrive à faire un repas normal, et puis après, ce sont des restrictions insupportables. Je ne pense plus quà cela. Je sais que j'abime mon corps, vu mon age, mais cela m'indiffère. Ne faites pas la meme betise que moi. Jétais presque plus heureuse en étant plus forte, meme si c'était laid. J'avais du plaisir. Aujourd'hui, c'est un combat quotidien, qui revient trois fois par jour. Vous connaissez bien le problème. Je ne sais pas ce que je vais devenir. J'ai très peur. Ne faites pas la meme chose. Je vous en prie. Quelques kilos en trop, ce n'est rien ,comparé à la souffrance de l'engrenage de l'anorexie. Vous etes toutes jeunes. Alors, vivez. Je vous embrasse toutes, très affectueusement.

Therausa.

(posté le 28/02/2005)

 

 

 

Bonjour à tous,

Ca m'a fait du bien de voir que des personnes étaient dans le même cas que moi, c'est dans ce but que je témoigne pour que l'on se sente moins seul. Je m'appelle Noémie, J'ai 22 ans et je suis boulimique depuis 4 ans. Comme d'autres, je ne me fais pas vomir, j'ai essayé au départ mais sans grand succés. Le plus dur c'est de voir son corps se déformer au fur et à mesure et être là impuissante. Petit à petit on rentre plus dans ses vêtements mais ça n'empêche pas de manger. On se dit il faut faire attention, on est motivée à se restreindre et il suffit d'être stréssée ou bien on est triste ou les choses ne se déroulent pas comme on le souhaite et hop on se console avec la nourriture. Quand je mange j'oublie que je ne devrais pas. C'est bien sûr une fois terminé que la raison revient et là je pleure, j'ai honte et je culpabilise. C'est un cercle vicieux, on stresse après par rapport à son image, on s'isole mais on souffre de cette solitude alors on continue de manger.Ca fait mal de se dire qu'on a de la volonté pour plein de choses (j'ai reussi à arrêter de fumer) et ce qui me tient le plus à coeur: être mince, ça m'est impossible. L'entourage n'aide pas forcément, je sais que c'est pas évident pour eux mais ils commettent de nombreuses maladresses. On a tous entendu: "si tu n'arrives pas à maigrir c'est que tu n'es pas mal dans ta peau" "Tu ne dois pas avoir vraiment envie de guérir" "c'est quand que tu te mets au régime ?" Il y a des périodes où j'ai réussi à perdre du poids, je me croyais même guérie. Et puis je reprends tout et là c'est la déprime totale, j'ai honte de moi, je n'ose plus sortir, je refuse les invitations de mes amis. J'en brûle d'envie mais en même temps je me sens incapable de m'assumer dans ce corps. j'ai tenté mais je passe de mauvaises soirées, je suis obsédée par ce que les gens peuvent penser de moi. Ca fait 3 ans que je consulte une psychologue et j'ai vu un tas d'autres médecin, j'ai l'impression d'avoir fait le tour et pourtant je suis toujours boulimique. J'ai tout pour être heureuse, des amis, une famille, je fais des études qui me plaisent et je suis malheureuse. Je ne vois pas d'issue

Noémie

Mon mail

(posté le 20/02/2005)

 

 

 

Bonjour a toutes,

c'est terrible de voir autant de femmes qui soufre mais ça fait bcps de bien de voir que l'on est pas seule. moi j'ai 23ans et ça fai 7ans que je me bat contre mes phobies. En ce moment je suis plus boulimique que jamais et ça me rend malade de honte. Mais le pire c'est que je ne comprend pas pourquoi je vien de feter mes 2ans de vie commune avec un mec genial qui m'adore et pourtant rien ne c'est arrangé. En 2ans de vie il ne m'a jamais vu manger autre chose que des légumes des fruits et un peu de pain alors que ds son dos je me goinfre en me faisant vomir ensuite. j'ai souvent envi de lui en parler mais j'ai trop honte et je ne veux pas montrer mes faillles par peur de le decevoir peut-etre? Le plus difficile aussi c'est de ne plus perdre de poids comme si le corps ne voulait plus maintenant je fais 1m68 pour 50kg et je me degoute bin que je me sois féminisé tout est si contradictoire!

(posté le 14/02/2005)

 

 

 

Bonjour,

je m'appelle Dominique. Je ne suis ni anorexique (car je ne jeûne pas), ni boulimique (car je ne me fait pas vomir). Pourtant j'ai un véritable problème avec la nourriture. Je passe par des phases de contrôle extrême de tout ce que je mange et par des phases de perte de contrôle totale. Il y a des jours où je ne veux faire que manger. Je ne pense qu'à ça :à ce que je vais manger pour le goûter, ce que je vais manger au repas suivant. Je suis capable d'ingurgiter des quantités de nourriture énormes. Mais je n'ai pas le courage de me faire vomir. Pourtant des fois qu'est-ce que j'aimerais le faire… Pouvoir éliminer tout ce que je viens de manger. Comme par un coup de baguette magique.

L'année dernière j'ai perdu 12 kilos en 3 mois. J'ai fait extrêmement attention à mon alimentation et fait énormément de sport. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau. Enfin, j'ai pu mettre des petits hauts moulants, des pantalons taille 36. J'avais enfin réalisé mon rêve. Etre mince. J'avais des compliments partout où j'allais. Mes amis n'en revenaient pas du poids que j'avais perdu ; bref c'était génial. Et me voilà un an plus tard et j'ai presque tout repris. Je ne me supporte plus. Je me trouve bouffie. J'ai peur que tout le monde voit que j'ai grossi et se demande quel est mon problème. Ce n'est pas normal de perdre et reprendre aussi rapidement. En plus, j'ai perdu mes règles. Je ne les ai plus depuis presque un an.

Ce problème affecte tous les autres domaines de ma vie car quand je prends du poids, je me trouve nulle et du coup je ne réussis à rien. Je n'ai qu'une envie c'est m'enfermer, ne voir personne. Si je pouvais disparaître, cela m'arrangerait. Je ne peux pas être grosse et heureuse. C'est inconcevable pour moi. Ce que j'aimerais c'est d'être moins focalisée sur moi, mon poids, mon image et me tourner un peu plus vers les autres. Mais je n'y arrive pas. Je suis introvertie, timide. Je n'ai pas eu de copain depuis une éternité. Je n'attire personne. Je me sens horrible, bizarre, différente, ininteressante. Et j'ai l'impression que ce n'est qu'en maigrissant que j'irai mieux. Je sais bien que le problème n'est pas mon poids. Objectivement, je le sais mais je n'y peux rien, c'est ce que je ressens. Je n'ose en parler à personne car j'ai honte d'être obsédée par la nourriture. Il n'y a rien d'autre dans ma vie. C'est pathétique…

(posté le 07/02/2005)

 

 

 

Bonjour,

Je m'appelle Aurélie. J'ai 26 ans, mariée depuis quelques mois avec un homme extraordinaire, et bien sûr nous voulons avoir des enfants. Mais là, c'est le hic. Je suis tombée dans l'anorexie il y a 10 ans. En l'espace de 9 mois, j' ai perdu plus de 20kg, je pesais 35kg pour 1, 63m. On m'a hospitalisé, j'en suis sortie quelques mois après. Quand on sort on n'est pas totalement guéri, mais on a pris conscience de certaines choses et commence un gros travail sur soi : comprendre pourquoi. J'ai bien sûr été suivi cela m'a permis de parler, de m'ouvrir à quelqu'un qui ne me juge pas, qui ne me connaît pas. Mais ce n'est pas mon psy qui m'a le plus aidé, c'est la vie et tout ce qu'elle apporte. En 10 ans je suis passée d'ado à femme, de lycéenne à enseignante. En 10 ans on évolue, on prend du recul, en 10 ans on comprend le fameux pourquoi, et puis tout devient clair. Parce qu'on ne tombe pas dans l'anorexie comme ça, et il est important de faire un travail sur soi.

Mais le problème, c'est qu'en 10 ans l'anorexie fait des dégâts. Cela fait 2 ans que je remange de tout, mais j'ai encore une alimentation déséquilibrée. Je fais du sport, trop. Je n'aime pas particulièrement l'inactivité. Le danger, c'est que l'anorexie laisse des traces…aujourd'hui, je ne me considère plus anorexique, mais je garde quelques mauvaises habitudes. Pour moi, il me reste à trouver un réel équilibre avec le sport et à m'accorder plus de temps de détente.

J'ai toujours accepté l'anorexie et tout ce qu'elle peut apporter de mauvais. A l'hôpital, les infirmiers m'appelaient leur petit rayon de soleil, j'ai toujours gardé le sourire et un certain optimisme.

Mais aujourd'hui je dis STOP.

Lanorexie est catastrophique pour l'organisme : ostéoporose, aménorrhée, carences, …et stérilité…

Et oui, quand on a 16 ans, on n'y pense pas forcément, mais à 26 ans… A l'hôpital, on m'avait dit qu'il ne fallait surtout pas que je prenne la pilule, pas avant que mes règles reviennent. Mais quelques temps après, on a découvert une ostéopénie sévère donc pilule pour me permettre de fixer le calcium. Pendant des années, j'ai eu mes règles, mais elles étaient artificielles. J'ai arrêté de la prendre en juillet 2004 et depuis rien. La pilule ne faisait que masquer le problème. J'ai commencé un traitement de stimulation ovarienne il y a de cela 2 mois. Je n'ai pas assez d'hormones…et oui.

Voilà…je me suis posée beaucoup de questions, j'ai culpabilisé et puis j'ai pris du recul…encore ! faire un travail sur soi…encore ! C'est fatiguant…

Je suis heureuse, tellement heureuse, mes parents sont fiers du chemin parcouruet moi aussi ! Mais l'anorexie a ses démons.

Mais là encore je me battrai pour devenir maman, parce que c'est la vie !

Voilà, j'espère que mon témoignage permettra à celles et ceux qui résistent encore, d'aller demander de l'aide, de se jeter à l'eau. Il faut guérir et le temps est compté. Plus les années passent plus notre corps garde des séquelles.

Chacune et chacun d'entre nous méritent une vie telle qu'ils la rêvent.

(posté le 02/02/2005)

 

 

 

Bonjour,

J'ai lu vos nombreux témoignages, ils sont trés émouvants. J'ai suivi vos exemples et j'ai pris mon courage à deux mains pour vous raconter un peu de mon histoire. Je suis victime de compulsion alimentaire depuis un long moment. Aujourd'hui je suis arrivée à un point tel que je n'arrive plus à gérer le pb toute seule, je suis de plus en plus invivable. Jusqu'à maintenant je me voilai la face, je trrichai. Je travaillais à 300% pour ne pas me retrouver face à mes crises à la maison, à me ruer sur la bouffe , à me culpabiliser sans vomir pour me punir d'être aussi gourde. J'ai essayé la sculpture, les longues marches. Mes crises ne se produisaient qu'à la maison mais maintenant elles me poursuivent à l'extérieur de chez moi .Alors je me dis que sans aide je ne vais pas pouvoir m'en sortir. J'alterne les régimes entre les crises pour maintenir un poids mais depuis 1 mois je suis plutôt sur une phase de prise de poids que je n'arrive pas à casser malgré mes efforts. De part mon travail ( je suis infirmière), j'ai honte et je n'ose pas me tourner vers des professionnels de peur de passer pour une folle. Voila  une histoire de plus...

(posté le 02/02/2005)

 

 

 

Comment j'en suis arrivée là ???

Qu'est ce qui fait que je veux partir le plus loin possible de cette vie que je ne supporte plus ?? J'aime tout ce qui peux me détruire, comme cet américain qui va repartir et pour qui j'ai failli mourir. J'ai l'impression que tout est étudié, que l'on me donne tout et que je fais tout de travers. A priori, j'ai tout pour moi, je suis jolie, sympa et intelligente. Pourtant, rien ne va. Je veux une autre vie. J'essaie d'y arriver mais je peux pas. Qu'est ce qui fait que j'ai un trou dans ma personnalité. Pourquoi je ne sais pas qui je suis et ce que je veux ?? La dépression de ma mère quand j'avais 5 ans et dont je ne me souviens même plus ?? La tension familiale ?? L'art du paraître dans cette société que je déteste et adore. Je suis boulimique depuis plus de 2 ans. C'est venu, inscidieux depuis mon premier régime. J'avais juste 15 ans et je n'étais même pas grosse. La nourriture prends toute la place dans ma vie. A 17 ans j'ai commencé à vomir. J'ai trouvé ça tellement merveilleux. Je maigrissais sans rien faire, je me faisais plaisir. Je pouvais vivre sans tout le temps me sentir coupable de ce que je mangeais. J'ai essayé de toutes mes forces de changer. J'avais 18 ans et j'ai tenu 4 mois. Puis c'est reparti de plus belle. J'en ai marre des échecs, de pas savoir ce que je veux faire. Personne ne semble comprendre. Je mange, on dit que j'aime la vie. J'ai l'impression de mourir. J'aime l'américain, il rentre chez lui pour toujours et ne veut pas de fille ici. Je le veux. Pour oublier mes soucis, je bois avec mes amis. J'oublie tout et je m'amuse sans problèmes. Au réveillon je veux mourir, je bois tellement que je me retrouve dans le coma à l'hôpital, je vais chez lui. La seule chose qui me contrarie c'est de ne pas être morte. Mais la vie continue. Il faudra bien grandir un jour. Mais comment faire ?? Je veux un amoureux mais je ne sais pas où je pourrais le trouver. Je n'aime pas me vanter mais on me dit que je suis belle. je ne comprends pas pourquoi il ne veut pas de moi. Ce que j'ai fait pour lui déplaire? Quel est mon autre tort que d'être française. Je veux oublier cette vie, ce pays, cette maladie, ma famille, mes problèmes. Je veux un nouveau départ, une nouvelle langue, une nouvelle image. Je veux changer et partir. En attendant, la vie continue. Les études aussi, il faut bien survivre même si la vie c'est pas toujours facile.  Amanda

(posté le 25/01/2005)

 

 

 

bonjour a tous et a toutes,

cela fait maintenant 4 ans que je suis tombee dans l'anorexie( j'avais 14ans). Je ma trouvais trop ronde alors j'ai commence a reduire mes repas,a faire plus de sport au debut sans reel succes. Mais cela a commence a prendre ensuite une autre ampleur: je reduisais de plus en plus mes repas, ne les partageaient pas avec mes parents pour leur cacher que je ne mangeais quasiment plus, faisais du sprt a outrance. C'etait devenu mon combat quotidien. Absurde impression de tout maitriser. Ma mere, deja inquiete depuis un moment, a commence a m'emmener voir des medecins, et j'ai ete hospitalisee apres avoir perdu 20kilos. Apres cette epreuve, je suis sortie, ai redecouvert au fur et a mesure pleins de choses que j'avais laisse de cote tout en continuant mon combat pour maintenir le poids minimum que mon medecin m'avait autorise. malgre qq moments un peu plus difficile, ca allait globalement de mieux en mieux. mais depuis un an et demi je me suis mise a grossir (j'ai fait qq crises de boulimie mais me suis vite arretee grace a l'aide de mon medecin). Je ne comprend pas pourkoi. J'ai maintenant repris tout le poids ke j'avais perdu, j'ai tres peur, je me degoute... Par moment, je me degoute tellement ke je me gave juska en avoir mal au ventre a ma faire vomir... (rarement mais ca m'arrive). J'avais reussi a eliminer ces acces mais ils reviennent en ce moment. je ne sais plus quoi faire. J'ai maintenant presque 19 ans, tout a toujours bien ete pour moi, j'ai une famille geniale, une enfance heureuse et j'accomplis maintenant le reve de ma vie: des etudes de medecine. alors je ne comprend pas ce qui cloche, ce qui m'empeche de mettre un point final a cette histoire et d'etre enfin heureuse, de me sentir enfin bien dans mon corps. car je suis persuadee que si j'arrivais a cela, tout irait pour le mieux. Si qq pouvais m'aider, je n'en peux plus, tout en me rendant compte de l'absurdite de cet "handicap", cela m'empeche de vivre, je n'arrive pas a passer le cap . merci a vous

mon e-mail

(posté le 23/01/2005)

 

 

 

Bonjour,

je viens de voir les temoignages de toutes c'est personnes et je voudrais avoir quelques conseil car je suis maman de 2 petites filles j'ai 22 ans et je mesure 1m69 pour 52 kg il y a deux ans apres la naissance de ma deuxieme fille je mangée un peu moins je suis deja tres difficile a la base mais maintenant je ne me nourris plus, un bol de chocolat le matin et un leger repas le soir, je vient de me rendre compte que je commence a etre anorexique et je ne sais pas a qui en parler j'ai mon mari mais je ne veut pas le faire souffrir deja qu'il se doute un peu, je suis tout le temps fatiguer , pale, j'ai toujours froid mais maintenant je veut m'en sortir mais je sais que toute seule je n'y arriverais pas, si quelqu'un pourrait me conseiller j'en serait ravie car j'en souffre vraiment maintenant

merci a toutes

(posté le 19/01/2005)

 


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