Ajoutez aux favoris Faire d'Enfine votre page de démarrage Nous contacter Rechercher sur ce site
Témoignages de personnes souffrant ou ayant souffert de TCA Annonces de journalistes, étudiants, malades, proches ... Rubrique destinée aux parents et proches de personnes souffrant d'anorexie ou de boulimie Annuaire recensant Hôpitaux, CMP, associations ... Rubrique santé Bibliographie d'ouvrages liés aux TCA Activités proposées par l'association


Autour de l'assiette, vu autrement... par Sylvie - Janvier 2006

Consultez les rubriques des autres mois en cliquant sur les liens :

Année 2005 : décembre, novembre, semaine du goût , octobre, septembre, juillet, juin
Année 2006 : janvier, février, mars, avril, mai, juin, septembre

Et c'est reparti contre une nouvelle année

contre les TCA

 

Nouvelle année, bonnes résolutions :

« A partir du 1er janvier, je remange plus »,

« A partir du 1er janvier, je ne ferai plus de crises  de boulimie », 

« A partir du 1er janvier, j’arrête de me faire vomir ».

 

Ø     Bien sûr que cela ne marche pas comme cela, les bonnes résolutions, les TCA n’en ont que faire ! 

 LUTTER CONTRE LES TCA

Lutter contre les TCA, c’est accepter de se battre au quotidien pendant des mois, des années.

C’est aussi aller chercher de l’aide auprès de professionnels, car avancer seul(e) est bien plus difficile.

Une autre alternative est de se tourner vers les personnes auprès desquelles vous vivez, qui vous aiment. Elles peuvent être parfois démunies et ne savent pas toujours comment vous apporter de l’aide, du soutien, vous motiver pour avancer, vous redonner l’envie et la joie de vivre.

Le fait est, qu’elles sont là, présentes, c’est leur rôle, car elles ne peuvent pas et ne doivent pas se substituer aux soignants.

 

Dans les précédentes pages, je vous ai donné des conseils pour parvenir à rééquilibrer votre alimentation, ou montrer comment manger à la cantine ou au self.

 

Il est effectivement plus simple et facile de s’y retrouver quand la personne s’occupe elle même de faire ses courses, de cuisiner pour elle. Il est aussi plus aisé de laisser s’exprimer parfois les TCA quand personne dans l’entourage n’est présent pour poser des limites, un cadre.

 

 LES TCA DANS LA FAMILLE

Des personnes plus jeunes, collégiens, lycéens, étudiants vivant chez leurs parents se trouvent donc « confronter » aux repas de famille, à la vie de chacun de ses membres, dans laquelle les TCA viennent prendre beaucoup de place voire toute la place.

 

Voici quelques indications pour ceux qui vivent avec leur famille afin de vous aider à cohabiter et rendre les repas moins problématiques.  

Il est important que les parents, la fratrie soient informés de vos TCA. Pour vous aider, vous soutenir, ils ont besoin de savoir comment vous vous comportez chez vous et  à l’extérieur.

Dire que l’on souffre de TCA n’est pas facile quand il s’agit principalement de boulimie et/ou  de vomissements, qui font honte (à tort, car c’est une maladie au même titre qu’une autre).

 

Ils peuvent trouver de nombreuses informations (livres, internet), sur les symptômes des TCA si vous ne vous sentez pas la force de discuter avec eux.

Parler avec eux est pourtant essentiel.

 

Il est important aussi que les parents comprennent qu’ils sont vos parents, là pour vous aimer, soutenir, mais qu’ils ne sont pas des soignants.

 

 

Ils peuvent eux mêmes avoir besoin de se faire aider via des groupes de parole ou une psychothérapie pour être guidés dans la meilleure façon d’être là pour vous.

 

En résumé, ils ont un rôle actif dans votre guérison, si bien sûr eux et vous le désiraient.

 

Vous pouvez vous réunir afin de leur expliquer vos attentes,  voir de quelle façon ils peuvent vous apporter de l’aide, leur dire simplement ce que vous attendez d’eux et voir  ce que eux peuvent aussi être en mesure de vous donner.

 

 ALIMENTATION ET FAMILLE

Il est important que votre famille comprenne qu’il vous est impossible du fait de la maladie de manger comme eux en quantité, en qualité, aux mêmes heures, ou en leur présence.

 

Les parents doivent comprendre qu’il est impossible et illusoire d’imposer à leur enfant leur mode d’alimentation.

 

Souvent les premiers jours des hospitalisations le choix est laissé à la personne de manger dans sa chambre ou au réfectoire, car le regard d’autrui est insupportable, quand il s’agit de manger.

Vous permettre de manger seule au début, si vous le désirez peut vous aider dans un premier temps à ne pas avoir à rajouter la crainte du regard en plus de l’angoisse des aliments.

Par la suite, vous pourrez prendre vos repas avec d’autres, afin de ne pas vous isoler.

 

D’autres, à l’inverse préféreront discuter à table pour oublier le contenu de l’assiette. Vous pouvez chercher à  reproduire les mêmes gestes et attitudes d’une personne qui mange en face de vous et qui n’a pas de soucis avec son assiette.

 

 

Si vous êtes suivi(e) par une personne qui s’occupe de vous guider pour les quantités, la qualité des repas, je vous conseille d’expliquer à vos parents la façon dont vous chercher à vous alimenter.

Vous pouvez même  montrer (si vous le souhaitez) le document écrit stipulant votre régime alimentaire. Un de vos parents peut aussi contacter la personne référente, pour lui demander des explications ou des conseils.

Vous pouvez de vous même expliquer pourquoi il est préférable de fractionner vos repas, de réintroduire à votre rythme les aliments, afin de montrer la logique de vos soins et le réel travail que cela implique.

Lorsqu’il y a un suivi nutritionnel, il se fera de façon progressive, et en incluant petit à petit et peu à peu des aliments tabous ou interdits.

 

Je  ne pense que ce soit à la famille de surveiller la qualité et la quantité de ce que vous consommez. Ils peuvent néanmoins vous faire remarquer qu’ils trouvent que vous manger trop ou trop peu, ou vous dire qu’ils se rendent compte que vous vomissez après manger.

Jeter de la nourriture, la cacher, tous les mensonges et manipulations amènent à une perte de confiance, et finalement c’est uniquement à vous que vous mentez.

La personne est responsable de ces actes et la relation de confiance mutuelle est indispensable.

 

Il faut respecter les TCA sans que le malade ne devienne un tyran de la cuisine et y impose sa loi.

 

Le principal est de respecter la nécessité de temps dont a besoin la personne  pour avancer.

  • Encourager, ce peut être dire que l’on constate que vous avez mangé vos 200g de féculents, que cela vous a été dur, que vous faites beaucoup d’efforts et que votre réussite fait plaisir à voir.
  • Vous aider, ce peut être aussi faire la vaisselle avec votre frère ou votre sœur, parler de tout autre chose que de la nourriture, le temps que votre angoisse s’atténue et que cette présence vous permette de ne pas prendre la direction des WC.

C’est au sein de votre famille, en discutant concrètement de ce qui vous angoisse, de ce que vous craignez avant et après les repas, en  verbalisant ce qui pourrait vous aider à passer le cap difficile des repas, qu’ils seront à même de vous aider en retour.

 

 

L’important, c’est que vous ré appreniez d’abord à vous alimenter en fonction de vos besoins, de vos envies et après peu à peu vous pourrez vous recaler sur les repas familiaux.

 

Je préfère une jeune fille ou jeune homme qui mange ce qui l’angoisse le moins, ce qu’il aime et qu’il accepte, plutôt que de le voir se forcer à avaler le repas familial, si c’est pour le vomir 30 min plus tard.

 

Votre famille peut très bien manger le repas prévu, vous aurez vous votre propre repas, correspondant à votre protocole de soin que vous pouvez d’ailleurs préparer.

 

 

Pour les conduites boulimiques :

 

Le fait de payer une partie des aliments consommés pendant les crises, permet aussi de vous rendre compte du coût que vous « imposez «  malgré vous à vos parents. Cet argent « gaspillé », surtout quand il finit aux WC aurait pu vous servir pour vous payer une place de cinéma ou autre.  

Et la motivation pourrait alors être tout ce que vous pourriez faire avec cet argent.

 LE GATEAU AU YAOURTH

C’est une des premières recettes de cuisine que l’on apprend à faire à l’école, pour sa simplicité. On peut ensuite le faire un peu plus « élaboré », et le consommer à tout moment de la journée, notamment au petit déjeuner et au goûter.

 

L’unité de mesure c’est le pot de yaourt.

 

Ingrédients 

 

2 œufs

2 yaourts nature au bifidus

2 pots de sucre

1 sachet de sucre vanillé

3 pots de farine

1 sachet de levure

½ pot d’huile

 

Pour le gâteau poire/chocolat

 

2 pots de chocolat en poudre

4 poires

 

Dans un saladier, avec un fouet, mélanger, l’un après l’autre chaque ingrédient. (Le chocolat après l’huile)

Tapisser un moule de papier sulfurisé, ajouter les poires coupées en dés.

Faire cuire au four à 180/200°C 20 min environ.

 

Bon appétit et n’oubliez pas de profiter tout le mois des :


Sylvie

 

Sur le forum « autour de l’assiette… ». Je vous souhaite de passer de bons moments et vous donne rendez vous l'année prochaine.

 

 


Enfine est un site bénévole d'information et d'entraide autour des TCA, il ne peut en aucun cas être considéré comme un prescripteur ou comme un médecin : toutes ces informations vous permettent de mieux comprendre les TCA mais se cantonnent strictement à un caractère informatif d'ordre général. En cas de problèmes de santé, consultez un médecin.

| Partenariat | Notre audience | Plan du site | Nous écrire | A propos d'enfine.com | Données | Copyright |



Les informations personnelles concernant les patients et les visiteurs d'un site médical, y compris leur identité, sont confidentielles. La responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité des informations médicales applicables dans le pays dans lequel le serveur (ainsi que les éventuels sites- miroir) est situé.

©ENFINE, PARIS 1999-2006 -