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Dans
l’attente
Des
beaux jours |
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Les pathologies anorexique et boulimique sont entretenues par des croyances irrationnelles au sujet des aliments.
Il s’agit souvent du sucre, des matières grasses, synonymes de prise de poids. Il peut aussi s’agir des protéines dont ce sera le thème ci-dessous.
L’un des objectifs de la prise en charge nutritionnelle est d’amener le patient à repérer ces idées erronées, de les démonter les unes après les autres et de les remplacer par la réalité de l’aliment, non pas en valeur calorique mais en sa qualité nutritionnelle : son bénéfice santé, son intérêt à être présent au menu de façon régulière.
L’individu pourra alors se faire sa propre expérience, en testant d’abord les aliments puis en les réintroduisant progressivement dans sa ration alimentaire.
Les protéines
Les protéines animales type : viandes, poissons, œufs sont souvent délaissées par les personnes présentant des TCA. Or, leur rôle est primordial dans le maintien du capital musculaire.
Les raisons qui poussent à ne pas consommer suffisamment de viande/poisson/œufs ne sont pas leur valeur calorique ou la quantité de « gras ». Il s’agira plutôt des images associées à ces aliments, les pensées auxquelles la personne va les associer.
(Je ne parle du cas particulier des personnes qui suivent un régime végétarien ou végétalien et qui exclue ces aliments pour des raisons qui leur sont propres, religieuses.)
La chair des produits animaux peut faire penser au sang, à la mort, à la chair humaine…, faire peur, angoisser, dégoûter.
Si vous êtes concerné(e) par ce type de pensées, l’évoquer en psychothérapie peut s’avérer intéressant. Car il est dommageable pour votre organisme d’être privé de façon chronique de protéines.
- Les protéines sont des molécules composées de l’enchaînement d’acides aminés dont 9 sont indispensables et doivent êtres apportés par l’alimentation car l’organisme ne sait pas les synthétiser. Les protéines contiennent ces différents acides aminés en proportion variable, d’où l’utilité de varier leur source sur une semaine, puisque la notion d’équilibre alimentaire est applicable et appréciable sur la semaine.
Les protéines animales se trouvent dans :
- Viande : 18 à 25 % de protéines
- Poisson : 15 à 25 % de protéines (cf recette)
- Œuf : 13 % de protéines
- Fromage : 21 % environ
- Laitage : 4 % environ
- Lait : 3.3 %
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Les protéines végétales se trouvent dans :
- Légumes secs : 19 à 35 % de protéines
- Soja : 40% de protéines
- Céréales (avoine, maïs, seigle, orge, riz, blé) : 10% de protéines
Mais leur qualité nutritionnelle est moindre, car elles sont déficitaires en certains acides aminés.
Besoins en protéines de l’organisme 
Les protéines doivent représenter 12 à 15% de l’apport énergétique total de la ration journalière.
Elles jouent un rôle dans :
- La croissance
- L’immunité (lutte contre les infections)
- La constitution des muscles, des os, de la peau,
- La synthèse des hormones
- Les protéines sont peu énergétiques : 4 kcal pour 100 g. Il n’existe pas de forme de mise en réserve des protéines hormis les protéines musculaires.
Pour être en bonne santé, l’organisme a besoin de 0.8 g à 1g de protéines /kg de poids corporel /jour.
Ex : Si vous pesez 55 kg, vous avez besoin de 44 g à 55 g de protéines par jour dans votre assiette. |
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Exemple de ration n°1 :
- ½ litre lait
- 100g de poisson ou viande ou 2 œufs
- 30 g fromage
- laitage (yaourt, fromage blanc, petit suisse, flan, crème, faisselle)
Exemple de ration n°2 :
- ½ litre lait
- 200g légumineuses (lentilles, pois cassés, haricots blancs, flageolets)
- 30 g fromage
- 3 laitages
Si vous vous sentez près à réintroduire viande/poisson/oeuf mais que malgré tout, vous êtes encore inquiet, je vous conseille d’opter pour le schéma suivant : alternez chaque jour en commençant avec 30g de viande ou poisson ou 1 œuf puis passez à des quantités plus importantes quand vous le pourrez.
| L’art de la table |
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Souvent les TCA prennent toute la place, la cuisine et les repas deviennent un vrai champ de bataille et les situations suivantes font souvent partie du décor :
- Manger debout dans la cuisine sans prendre le temps de sortir la nourriture à peine acheter des sacs et emballage jetés par terre, entre 2 allers retours aux WC…
- Arpenter les rayons d’un supermarché à regarder la nourriture pour finir par n’acheter qu’une pomme mâchée et avalée avec une angoisse à se taper la tête contre un mur et 5 pesées derrière, cachée dans sa chambre à l’abri des regards supposés de la famille….
Pour retrouver du plaisir à s’alimenter il faut commencer par se mettre dans de bonnes conditions pour faire que les moments passés à table se passent dans un cadre serein, rassurant, chaleureux, qui puisse aussi apporter une nourriture intérieure.
Cette sécurité intérieure vous est propre c’est à vous de vous interroger pour la découvrir et chercher à la recréer le plus souvent possible, quand le moment vous semblera propice.
- Ce peut être la présence d’une personne chère à vos côtés que vous n’avez pas vue depuis longtemps, lors d’une circonstance particulière.
- Ce peut être simplement, vous installer devant un bon film, après avoir consommé un repas que vous gardez habituellement sans problème sans angoisse et dont vous appréciez le goût.
- Ce peut être aussi, sortir la vieille vaisselle que vous adorez, donnée par votre grand-mère, mais que vous réservez d’habitude aux grandes occasions.
- Il peut aussi s’agir de détails comme une nappe, un bougeoir, un chandelier, un rond de serviette, un set de table : de quoi donner vie, chaleur et beauté, à votre table et laisser libre court à votre création artistique, en décorant vous même une nappe blanche vierge ou des assiettes en papier.
- Installez votre table, comme si vous receviez du monde par exemple, en prenant soin de choisir une nappe, assiette et couverts que vous affectionnez.
Regardez alors si les changements que vous apportez sur l’aspect extérieur de votre repas apportent une couleur positive à l’ambiance du repas.
Je vous conseille de rechercher tout ce qui peut sortir de l’ordinaire, de la routine du repas habituel, qui peut vous montrer que l’acte alimentaire ne s’arrête pas au contenu de votre assiette mais va au-delà et peut être chargé d’affectif, d’émotions, comme un moyen de vous réconcilier avec ce qui vous est encore difficile, chargé de doutes et d’appréhension.
Et si lors de ces repas quelque peu différents vous éprouvez des sentiments ou vivez le repas autrement : moins d’angoisses, plus de goûts, plus de plaisir, contacts, conversations vécus avec intérêt, c’est l’occasion de recueillir vos impressions sur votre carnet alimentaire si vous en tenez un et voir en cela de réels progrès.

Posez vous ce genre de questions :
Quelles peuvent être les conditions qui feraient ?
- Que je puisse manger dans un contexte serein en fonction de ma ou mes problématiques ?
- Que je me sente moins angoissée en mangeant ou avant et après mangé.
- Que je ne culpabilise pas.
- Que je puisse faire mes courses en respectant ma liste.
- Que je puisse finir le repas sans caler devant mon assiette dès la 1ère bouchée.
- Que je puisse éviter que cela ne se termine par une crise de boulimie et/ou des vomissements
Ne pas perdre de vue, que pour tout un chacun, prendre un repas signifie manger dans le calme, en prenant le temps de mastiquer les aliments (la satiété est accrue). Un repas dure en moyenne 20 à 30 min.
Les sensations de faim et de satiété sont altérés dans les TCA or c’est en prenant le temps d’écouter son corps que ces repères pourront plus facilement revenir.
Prendre le temps de préparer votre repas est une étape à franchir dans la guérison sans qu’il s’agisse pour autant de vous lancer dans de la grande cuisine, (trier une salade, faire cuire un poisson et du riz).
Cela sera un exercice d’autant plus important à entreprendre, si vous avez des difficultés à toucher les aliments. Ce sera aussi l’occasion de sentir les mets.
Pour les plus jeunes d’entre vous qui vivent chez leurs parents, vous avez la possibilité d’avoir une « vraie » cuisine, voire une cuisine équipée.
Ce n’est pas le cas pour les étudiants ou les jeunes qui vivent dans des studios équipés ou un petit appartement avec un mini réfrigérateur et une plaque de cuisson.
Dans ce cas là, on ne peut garder au frais beaucoup de produits, et ce n’est pas simple de faire cuire uniformément sur une plaque.
Se faire un repas peut devenir rébarbatif et devenir une corvée voire même le parcours du combattant pour ceux qui vivent en cité universitaire où il faut alors cohabiter et partager le coin cuisine.
Ces situations là ne contribuent pas à donner envie de cuisiner, de passer à table quand le lieu ne s’y prête pas, quand on est obligé de choisir ses aliments en fonction de ses possibilités de stockage de cuisson.
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Vous devez adaptez votre mode de vie, vos moyens et vos locaux, évidemment, mais respectez aussi un lieu consacré à vos repas, qui soit à vous, et qui vous soit agréable.
En ce qui concerne précisément la vie en cité U, je conseillerai de garder certains repas (3 par semaine) pris au restaurant universitaire, d’une part pour la socialisation avec les autres étudiants, d’autre part pour respecter un équilibre alimentaire sur les plateaux notamment en protéines animales. Les repas aux restos U ont l’avantage d’être peu onéreux et de proposer aux étudiants qui ont peu de moyens financiers, viande ou poisson. |
filet de cabillaud à la
moutarde
Ingrédients pour 2 personnes
- 300g filet cabillaud
- 2 c à soupe de moutarde
- 1 oignon (ou oignons surgelés tranchés) et/ou 1 échalote
- 2dl de vin blanc
- 2 tomates
- persil
- sel, poivre
Rincez et essuyez le cabillaud,
Dans un plat allant au four, faites un lit de persil haché, oignon et échalote,
Badigeonnez de moutarde,
Versez le vin blanc,
Déposez le cabillaud,
Disposez les rondelles de tomates fraîches dessous,
Cuire au four, thermostat 6-7 pendant 20 min.
Vous pouvez accompagner avec des pommes de terre au four ou du riz.
Bon appétit.
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