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Autour de l'assiette, vu autrement... par Sylvie - Novembre 2005

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En route vers l’équilibre  

 

 

 

 

     Se sortir des troubles alimentaires passe par un réapprentissage de l’équilibre alimentaire. Les personnes qui présentent des TCA possèdent pour beaucoup de bonnes connaissances sur les aliments, en terme calorique notamment.

 

Mettre en pratique ce savoir théorique est loin d’être évident quand la hantise de la prise de poids domine le sujet, de même, quand elle est prise de pulsions alimentaires qui entraînent des conduites boulimiques.

 

Les restrictions alimentaires qui s’installent sur des mois voire des années, entraînent de nombreuses carences en vitamines hydro et  liposolubles, acides gras essentiels, minéraux, oligo éléments.

Il est aussi primordial de découvrir ou redécouvrir le plaisir de s’alimenter,

de faire ses courses,

de cuisiner,

et de passer un moment de convivialité avec d’autres. 

 

De ce fait, il faut apprendre à évoluer selon ces deux aspects :

      une nutrition optimale qui va permettre de redonner au corps les nutriments qui lui manquent et dont il a besoin.

        le plaisir recouvré,

 

Compenser la dénutrition due aux TCA, pallier aux carences peut demander des mois. Un  corps abîmé par les TCA peut aussi  garder des séquelles, comme l’ostéoporose, un tube digestif malmené par les vomissements répétés, des caries, des dents qui se déchaussent.

 

La  prise en charge diététique quand elle existe doit être personnalisée, afin de s’adapter aux besoins de la personne, selon qu’elle soit dans une phase de reprise de poids ou de stabilisation, voire de perte de poids pour des personnes non vomisseuses ou hyperphages.

 

Il peut être nécessaire quand le malade ne parvient plus à s’alimenter, que le BMI est très bas, que le risque de décès est présent ou lorsque la renutrition nécessite de se faire de façon très progressive et contrôlée de passer par une renutrition enterale, dans un premier temps. .

 

         Se faire aider par des professionnels de la nutrition peut être un moyen supplémentaire d’encourager,  de soutenir lors de la phase de reprise pondérale, qui peut être plus ou moins longue, ou rapide pour d’autres.

 

La reprise de poids étant régulièrement associée à des moments d’angoisses, de dépression, il est important de démontrer tout les bénéfices à pouvoir à nouveau mener à bien des activités, à pouvoir faire à nouveau du sport, réfléchir, se concentrer.  

 

      Etre présent,  notamment après une période d’hospitalisation, lorsque le retour au domicile laisse plus de liberté et où le cadre de l’institution n’est plus le garant d’un équilibre et d’une sécurité.

 

      Dédramatiser l’apparition de conduites boulimiques, encourager à manger un peu plus sont autant d’éléments qui peuvent favoriser des changements du comportement alimentaire dans le but de tendre vers une amélioration, un assouplissement du contrôle de l’alimentation.

 

      En ce qui concerne les TCA, il est d’autant plus important de retrouver des repères en terme qualitatif et de quantitatif.

Je conseille dans un 1er temps de peser les aliments pour parvenir ensuite à se servir dans un plat commun. Consommer des aliments en portion permet aussi de se rendre compte des réelles quantités.

 

      La prévention des conduites boulimiques passe par une alimentation suffisante en terme de calories mais  doit inclure des aliments interdits, souvent tabous, ou qui ne sont consommés que lors des crises. Il est alors intéressant d’aider la personne à consommer ces aliments générateurs d’angoisses et/ou de pulsions boulimiques, et de l’amener  petit à  petit à s’y confronter, par exemple selon un protocole établie entre le patient et le malade.

 

      Passer par la rédaction d’un carnet alimentaire permet aux deux protagonistes de travailler de façon concrète, de noter les périodes d’évolution favorable.

 

      Je conseille de fractionner la prise alimentaire, en  4 ou 5 repas ou collations au moins quand le malade est dans une phase de reprise alimentaire. Cela permet que le poids des aliments soit tolérable pour un estomac qui n’a plus l’habitude de recevoir de grandes quantités de nourriture.

Ces prises alimentaires peu importantes permettent aussi de limiter les angoisses qui peuvent apparaître après les repas. Elles peuvent être utiles également pour ne pas entraîner des vomissements ou des régurgitations.

  

      Il est primordial de respecter ses goûts, ses envies, de rechercher le plaisir de s’alimenter à nouveau.

  

Les objectifs doivent se faire en fonction de l’évolution de chacun. Quand le pronostic vital n’est pas en veut, avancer au rythme du patient est préférable.

 

      Le suivi diététique doit se faire en association le médecin référant qui s’occupe de l’aspect somatique de la personne.

 

        Vous trouverez ci-dessous les bases d’une alimentation variée et équilibrée que chaque individu doit chercher à approcher pour garantir une bonne forme et santé.

 

Il ne s’agit nullement dans le cadre des TCA d’imposer d’emblée cette composition de repas mais de chercher à se rapprocher au fil des mois de ce modèle. Respecter l’évolution de la patiente est le garant de la réussite.

 

Il est possible de partir sur une base de 3 repas principaux : petit déjeuner, déjeuner et dîner auxquels on peut ajouter 1 ou  2 collations dans la  matinée et l’après midi.

 

La répartition de la ration calorique journalière sur la journée, va permettre de posséder suffisamment d’énergie pour les diverses activités.

 

Le petit déjeuner 

 

Premier repas de la journée, il permet de tenir le coup toute la matinée, après une nuit de jeûne. Ne pas le négliger garantie de pouvoir  rester concentré(e) en cours ou au travail.

 

Il comportera donc :

 

      Une boisson pour réhydratée l’organisme : thé, café, tisane…

      Un produit laitier : lait, fromage blanc, yaourt, laitage…

      Des sucres lents : pain, céréales. Le pain peut être agrémenté de beurre, confiture, chocolat, fromage.

      Fruit ou jus de fruit

 

Le déjeuner  et le dîner

 

 Des légumes cuits ou crus, ils peuvent être préparés en gratin,  

    Des féculents,  

    Du pain,

    Viande poisson ou œufs,

    Un laitage,

    Un fruit.

Collation :

 

      Avec la boisson, elle sera composée d’un à trois éléments du petit déjeuner.

 

 Le far breton de Laurence

 

 

~ 250 g de farine
~
250 g de sucre
~ 4 oeufs
~ 75 cl de lait
~ une pincée de sel
~ pruneaux autant que vous le souhaitez (ou raisins secs)
~ on peut y ajouter un peu de vanille liquide

Battre les oeufs avec le sucre et la pincée de sel.
Ajouter la farine puis le lait (et vanille pourquoi pas).
Beurrer un moule à tarte haut en céramique d'environ
28 cm de diamètre).
Disposer les fruits secs et verser le mélange.
Faire cuire une demie heure environ (mais vérifier la cuisson!) à 220° après avoir préchauffé.


Personnellement, je l'aime glacé.

Une recette toute symbolique.
Je me la permettais quand j'étais anorexique, c'était de biens bons moments de plaisirs...
Voilà plus d'un an que je n'en ai pas fait, et c'est paradoxalement depuis ma santé est de nouveau-là. Je me rue sur les paquets de petits gâteaux et autres produits du genre, et ne me laisse plus le plaisir de prendre ce dont j'ai réellement envie.
Je serais fière de moi quand je serais capable de le refaire sans le manger d'un seul coup, un sixième par un sixième, au sortir du frigo, avec la petite cuillère la plus petite, je mange les pruneaux en premier, je n'aime pas trop une fois cuit, mais je préfère toujours en mettre pourtant.

Ce sera probablement un peu "pof-pof" pour certaines mais j'aime bien les recettes roboratives...


Sylvie

 

Sur le forum « autour de l’assiette… ». Merci et à bientôt.


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