Une bouteille à la mer

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Aaron
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Une bouteille à la mer

Message par Aaron » 26 déc. 2019, 21:15

Bonjour,

Ceci n'est pas mon premier message. J'en avais déjà posté un en avril, concernant le TCA dont je souffre, l'anorexie.
Malheureusement, ce message avait été sans suites. J'avais besoin d'en parler, besoin d'expliquer à des personnes susceptible de me comprendre et qui vivent la même chose que moi. Mais personne n'avait alors répondu, je m'étais fais une raison.

Aujourd'hui, je suis interne en pédiatrie à l'hôpital.
Je cotoie régulièrement des adolescents souffrant d'anorexie eux aussi. J'essaie alors de leurs apporter toutes mon aides de par mon expérience en temps que patient et soignant à la fois.
Le "hic", c'est que je me retrouve seul ensuite face à moi même et cette maladie.. Il y à bien une psychologue qui me suis, bien sur. Mais ce n'est pas là même choses. Elle est là pour m'aider à m'en sortir, pas pour me comprendre ou partager ma peine et mes doutes.
J'aimerai tant avoir cette oreille compatissante que j'essaie d'apporter à mes patients.
C'est avec tristesse que je mesure quotidiennement à quel point mes confrères sont incultes et aveugles face à cette maladie. Ils ne me sont d'aucunes aides et je préfère taire ma maladie, la cacher, ME cacher ...
Je pense que cette maladie les effraies, on ne la connais finalement pas tant que ça et la prise en charge est assez hasardeuse. Chacun y va de son idée, beaucoup ne veulent pas nous soigner, nous fuie, mais presque tous ne nous comprennent tout simplement pas.
Comment pourrait on comprendre qu'une personne se suicide à petit feux ... Se fasse autant de mal en racontant à son médecin qu'elle ne voit pas le mal et qu'elle va très bien. C'est incompréhensible après tous, irrationnel même.
Le plus marquant, aura été une discussion que j'ai eu avec un pédiatre venant du Bénin. Lui pensait que cette maladie n'éxistait tout simplement pas. Que l'on faisait exprès de se tuer, que ce n'était qu'une question de volonté, il fallait simplement "se forcer à manger" et si cela ne fonctionnait pas alors il fallait nous gaver avec une sonde nano-gastrique et que tous rentrerait dans l'ordre après ça.
Je ne lui en ai pas voulu de tenir ces propos, je lui ai même avoué mon terrible secret.
Ce qui lui à rendu service, puisque en voyant un médecin atteint de cette maladie, il à alors pu réviser son jugement et se dire que finalement oui, cette maladie était peut être bien réelle.

Que dire de plus ? ... Je suis actuellement à l'internat lorsque j'écris ces quelques mots. C'est un petit studio au sein même de l'hôpital, juste en dessous du service de pédiatrie. Nous n'avons pas actuellement d'enfant souffrant de TCA dans le service. Mais je mets un point d'honneur à rencontrer tous les enfants avec ces pathologies.
Non pas que je sois un meilleur médecin que mes confrères, mais simplement que je me dis que je peux peut être apporter d'avantage à ces jeunes, mieux les comprendre et les conseillers.
J'ai actuellement 27 ans, je suis un homme et je souffre "officiellement" de cette pathologie depuis 1 ans et demis. Elle s'est déclaré lors des mes années d'études de médecine. J'ai préférer me cacher la vérité dans un premier temps, pensant que je connaissais la maladie à travers mes livres et que ça me protégeait face à elle.
Force est de constaté que j'ai eu tord. Pire encore, je me suis rendu compte que je ne connaissais moi même rien à cette maladie malgré ces années d'études.
Et puis je me suis détruits, encore et encore. Tout en travaillant pour devenir médecin et pouvoir un jour aider les autres, me donner pour les autres, pour leur santé en abandonnant la mienne.
Malheureusement, j'ai bien failli ne plus être un jour en mesure de le faire et ne pas être là aujourd'hui pour vous écrire ces mots.
Mauvaise expérience que cette semaine passé entre la vie et la mort, de l'autre coté du miroir, en réanimation, dans la peau du patient....

Marie1921
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Re: Une bouteille à la mer

Message par Marie1921 » 27 déc. 2019, 03:21

Cher Aaron,

Je me reconnais tellement à travers ce message. J'y lis la souffrance que j'ai senti tant de fois dans mon processus de guérison. C'est difficile quand on est dans la santé/relation d'aide de s'appliquer à soi-même ce qu'on apporte aux autres. De faire preuve de la même indulgence, protection face à soi. Souvent, les troubles alimentaires restrictifs s'accompagnent d'une privation sur d'autres plans. Celle de demander de l'aide, celle de raconter notre histoire, même quand les gens qui n'en souffrent pas ne comprennent pas.

Au début de mon plan de traitement, j'ai participé à de la recherche concernant l'anorexie nerveuse. Des données recueillies montrent qu'il y a une composante génétique dans la maladie. Ces résultats viennent contredire tous ces jugements non fondés à savoir que cela dépendait du vouloir de la personne de s'en sortir. Tout au long de mon processus de guérison, j'ai souvent senti, malgré toutes ces théories que je comprenais et que je connaissais, que je luttais contre une force plus grande que moi...quelque chose qui dépassait la logique et la rationalité.

Je pense que quand le trouble est très puissant, on réagit plus fortement à tous les jugements ou toutes les incompréhensions extérieures. Puis, avec les efforts qu'on met à guérir, on fini par décider à qui on se confie et à quels sujets.

Je pense aussi qu'on fait beaucoup d'éducation, principalement par rapport aux fausses croyances dont tu parle justement et qui sont très boulversantes pour nous qui avons ces troubles.

Je n'ai pas de recettes miracle pour aller mieux. Je pense que ca vient vraiment plus le plan de traitement avance et qu'on reprend du poids. Quand mon corps, mon âme et mon cerveau ont eu assez de nutriments, j'ai commencé à faire plus de sens et aussi à délaisser ce que j'entendais de non-fondé sur ma maladie. Je me fais un devoir maintenant de faire de l'information générale aux gens qui méconnaissent la maladie. Et tranquillement, nous arriverons surement à mieux la faire comprendre.

La meilleure façon que j'ai trouvé de sortir de la privation fut de commencer à m'offrir des petites douceurs graduellement. Un petit film, un cd, une sortie, un café avec une amie, etc pour apprendre à prendre soin de moi. Plus on le fait, plus on est à l'aise de renouveler l'expérience.

Pour aujourd'hui, c'est ce que je te souhaite. Un petit moment, juste pour toi.

Marie-Anne

Aaron
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Re: Une bouteille à la mer

Message par Aaron » 27 déc. 2019, 20:58

Bonsoir Marie1921,
Merci infiniment pour votre réponse et votre bienveillance. Cette attention me fait énormément de bien, être écouté et surtout compris, c'est une chose dont je n'ai pas l'habitude.

Vous avez entièrement raison sur le fait que la bienveillance envers nous même est très difficile. L'expression du cordonnier mal chaussé prends alors tous son sens dans cette situation. J'aime mon métier, je prends plaisir chaque jour à rendre des services, soigner et donner aux autres. En revanche, je suis incapable de l'appliquer à moi même. Pis encore, j'ai cette tendance à l'autodestruction. Cela va simplement du refus d'utiliser de la crème sur les crevasses présentent sur mes mains abimés par les produits à l'hôpital, jusqu'à me priver volontairement d'eau, alors que je suis en insuffisance rénale depuis 6 mois ... Tous ça pour dire que cette maladie va bien plus loin que le simple fait d'avoir cette phobie maladive de grossir.

En effet, la composante génétique porterais sur le fait que nous tolérerions d'avantage le jeun que d'autres personnes entre autre. Ca, plus une certaines héritabilités venant des parents si eux même souffrent de TCA ou d'une autre pathologie psychiatrique. Globalement, nous avons une "prédisposition à", puis les aléas de la vie nous font basculer ou non dans la maladie.
Cette force de l'anorexie est énorme ... Elle gagne très souvent, trop souvent. Je vous admire d'avoir réussis à la vaincre ! Vous pouvez être fière, c'est une immense victoire ! Et mine de rien, votre corps doit vraiment vous remercier.
Pour ma part, elle gagne. Toujours.

Surtout, je crains de ne plus avoir autant de motivation à m'en défaire. Je me suis énormément investis dans mes études, pour un concours très importants que j'ai passé en juin, mettant volontairement ce processus de guérison de coté en faisant le strict minimum.
Ce qui n'a pas vraiment fonctionné puisque je me suis retrouvé en réanimation quelques jours après ce fameux concours.
Malheureusement, je suis en trin de réitéré la même bêtise. A me donner dans mon métier en laissant ma propre prise en charge de cotés. On retrouve là le coté "autodestructeur". N'ayant pas une grande estime de moi même, je me flagelle inconsciemment pour pouvoir me prouver que malgré le fardeaux que je porte, je peux faire aussi bien que les autres.
"Si je le fais en pleine possession de mes moyens, alors je n'aurais aucuns mérites à réussir ou à bien faire mon travail".
C'est là que le problème prends d'avantages d'ampleur. Puisque cela peut empiéter sur ma capacité de concentrations dans mon rôle de soignant...

Toujours dans cette logique illogique de se faire du mal pour se sentir plus vivant, je ne parviens pas vraiment à me faire de petits plaisirs. Je ne sors pas au restaurant par exemple puisque je ne peux rien manger en dehors de chez moi. D'une anorexie relativement restrictive, je suis passé depuis plus de 6 mois à une anorexie vomitive. Je suis incapable de garder quoi que ce soit dans mon estomac. Quelque soit l'aliment que je mange, bon ou mauvais, il faut que je le vomisse dans les minutes qui suivent. Et si cela m'est impossible, alors je ne mange pas. Le meilleur exemple étant ces fêtes de noël en famille où j'étais présent à table, mais je n'avais ni assiette ni couverts et je n'ai absolument rien ingéré d'autre que quelques verres d'eau sur la totalité du repas.
J'ai également assez de mal à aller à des soirées entres amis comme je ne bois pas d'alcool, ne mange pas. Je suis très vite stigmatisé et je fui ces situations. C'est très handicapants. Je suis très vite mal à l'aise en dehors d'une situation "cocon", proche de chez moi. Comme je suis en déficit caloriques, j'ai forcément tout le temps faim et j'ai ce besoin psychologique de me dire que je peux rentrer rapidement afin de réaliser mon rituel de manger/purger.
Là encore cela dit, vous avez entièrement raison sur le fait qu'il faille graduellement augmenter cette bienveillance pour sois même, la retrouver pour ma part. Il n'y a pas de recette miracle en effet. Alors il faut se faire aider, discuter, s'ouvrir aux bonnes personnes pour enfin recevoir un petit peu de compassion que l'on ne s'accorde pas sois même.
C'est pourquoi j'ai voulu réessayer de poster un message sur ce forum. Alors encore une fois, merci de me lire et merci d'être cette oreille compatissante et bienveillante.

Marie1921
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Re: Une bouteille à la mer

Message par Marie1921 » 28 déc. 2019, 02:50

Bonjour Aaron,

Oui, c'est très souffrant comme maladie. Je suis moi-même dans le domaine de la santé (travailleuse sociale), donc je comprends très bien l'expression cordonnier mal chaussé.

Je comprends tellement le côté autodestructeur de la maladie. Quand je vous lis, je perçois (je peux me tromper) que vous vous responsabilisez grandement pour les comportements privatifs ou pour les impacts du trouble sur votre vie et vos relations sociales.

Une des premières choses qui m'a aidée à guérir a été de différencier le trouble de moi. Commencer à le considérer comme autre chose. De cette façon, on se rapproche davantage d'une compréhension de la maladie et on la personnifie moins. Je dis ca, parce qu'inconsciemment, si on confond notre personne avec notre trouble, ca rend difficile la mise en application du plan de traitement. En effet, si on pense qu'on perdra un aspect identitaire, on augmente la peur. Alors que si on la voit comme quelque chose d'externe à soi (ce qu'elle est en grande partie), on arrive à moins se mettre de pression pour guérir ou à moins s'en vouloir de ne pas le faire assez vite.

Pour le reste, il est certain que le temps des fêtes représente une période très difficile pour les rassemblements familiaux quand on a un TCA.

Bon courage pour la suite.

Marianne

Aaron
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Re: Une bouteille à la mer

Message par Aaron » 22 janv. 2020, 08:27

Bonjour Marie,

Je me permet de vous répondre et de relancer l'échange après plusieurs semaines, j'espère que cela ne vous dérangera pas.
Il y a une phrase que vous avez écrite dont je ne suis pas vraiment sur de comprendre le sens:
"Quand je vous lis, je perçois (je peux me tromper) que vous vous responsabilisez grandement pour les comportements privatifs ou pour les impacts du trouble sur votre vie et vos relations sociales".
C'est à dire que je suis conscient de l'impact que peut avoir la maladie sur ma vie et que j'essaie d'en limiter les conséquences ?

Une chose est sur et vous le décrivez très bien, il n'y à pas qu'une personne mais il y a soit et la maladie. Et ces deux entitées ne sont pas indissociable.
De fait, lorsque l'on vit avec ce parasite depuis longtemps, on peut se demande qui est ce que l'on est vraiment si on enlève la maladie. C'est mon cas en tous cas et là encore vous avez raison, cela me terrorise et bloque la voie de la guérison.
J'ai déjà changé depuis que je suis pris en charge, moins de contrôle de tous, moins de sport, la reprise de quelques kilos. Et je déteste ça ...
Je me déteste. J'ai horreur de ce corps, de cette personne "faible" que je suis devenu, sans réussir à me motiver suffisamment pour aller à la salle de sport alors qu'avant, je parvenais à faire des séances de 2h30 tous les jours.
Je ne veux pas, je ne veux plus guérir ... Je veux juste retrouver mon corps sans ces kilos, au plus bas que j'ai pu être. C'est à ce moment là que je me sentais le mieux 😔
En écrivant ces mots, je sais que c'est ce que je veux, sincèrement. Mais en relisant ces mots, on peut se dire que je suis complètement fou. Tirer de la satisfaction dans l'autodestruction, inimaginable pour une personne saine d'esprit.
Je ne sais pas de quoi demain sera fait pour moi, si je m'en sortirai un jour ou si je continuerai de vivre avec et advienne que pourra. Mais ce qui est sur, c'est que pouvoir vider son sac sur ce genre de forum à quelque chose d'apaisant. Et même de réconfortant lorsque l'on à une réponse.
Merci beaucoup pour vos messages, une très belle année à vous Marie, meilleurs voeux.

Eguzki
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Re: Une bouteille à la mer

Message par Eguzki » 05 févr. 2020, 19:17

Bonjour Aaron,

Est ce que tu sais pourquoi tu veux être au plus bas de ton poids ? Est ce que tu as l'impression de mieux plaire dans ce cas là ? Ou de mieux te plaire ? Ce dysfonctionnement est terrible, moi-même je ne sais pas pourquoi je me préoccupe autant de mon poids... Je sais même être plus jolie et plaire d'avantage avec des kilos en plus mais j'ai toujours cette terrible peur de grossir qui est là... Je suis dans un moment de ma vie où je vomis énormément, et pourtant je crois que c'est celle où j'avance le plus. C'est celle où j'ai compris que je dois m'accompagner moi-même, me tenir par la main et me soutenir et m'encourager moi-même. J'ai arrêté d'attendre de la compréhension ou du soutien extérieur. S'il vient je l'accueille, s'il ne vient pas je sais que de toute manière je suis là pour moi et, tout doucement, je reconnais les mécanismes (qui datent de mon vécu d'enfant) qui me poussent à utiliser le contrôle (ou non contrôle) de la nourriture pour anesthésier mes angoisses. Je cède à beaucoup de crises de boulimie car POUR LE MOMENT elles ont un rôle à jouer, mais à côté de ça j'essaye de prendre soin de moi, faire des choses qui m'apportent du bien être, faire attention à ce que je ressens et à quoi cela me ramène.
Je suis aussi dans une période compliquée à vivre, et j'ai peur...
J'ai lu tes témoignages, je trouve que tu es une personne très courageuse, comme nous tous, car on est bien courageux pour arriver à vivre tout ça...
Tu n'as pas envie de guérir pour le moment et tu tires de la satisfaction dans l'autodestruction ? C'est déjà très courageux et honnête de le reconnaître, et ça ne veut pas dire que demain, ou dans 1 mois, ou même dans 1 an ça sera pareil ! Je pense qu'il est important d'accepter ces moments de vide, car ils sont là pour quelque chose, et on en tire des enseignements sur nous-même. Ajouter de la culpabilité ne fera que renforcer le mal être et engagera encore plus à se punir... Continue à faire comme tu peux, jour après jour, c'est déjà très bien !
C'est plus ou moins long selon chacun, selon son vécu pour s'en sortir mais moi j'y crois, dur comme fer, je le sais qu'on peut...! (j'ai 28 ans et 12 ans d'anorexie et boulimie). On n'a qu'une seule vie, soyons de bons compagnons pour nous même, sinon qui le sera mieux que nous ?

Courage !

Elodie

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Re: Une bouteille à la mer

Message par Marie1921 » 06 févr. 2020, 02:15

Bonjour Aaron,

je m'excuse si cela m'a pris du temps, je n'avais pas vu votre nouvelle réponse et question par rapport à mon message initial.

Ce que je voulais dire c'est que parfois, en prenant du recul, on se rend compte qu'on ne se dissociait pas de la maladie et qu'on tenait notre propre personne (soi-même) responsable des conséquences du trouble sur notre vie.

Je voulais simplement apporter comme conseil de parler du trouble alimentaire comme d'une ''entité'' à part entière pour ne pas s'en vouloir personnellement, mais bien garder en tête que c'est une maladie.

C'est un processus qui peut s'avérer une montagne russe par moments.

Il y a des gens qui passent toute une vie à ne pas reconnaitre leurs problèmes. Tu es très courageux de te confier. C'est une résilience exceptionnelle.

J'ai lu un livre qui m'a beaucoup fait de bien. Je ne sais pas si tu lis l'anglais ? : "life without ED" de Jenny Schaefer.

C'est un roman avec une touche d'humour (bien placée et respectueuse) et qui personnifie le trouble alimentaire comme un conjoint-e qui serait inadéquat avec nous et dont on tenterait se protéger/séparer. C'est très intéressant et aidant. Il y a des outils en annexe de ce livre qui m'ont beaucoup aidée.

Tu sembles être une très bonne personne. Je t'envoie tout le positif pour la suite.

Marie

Nectar
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Re: Une bouteille à la mer

Message par Nectar » 14 févr. 2020, 00:33

Bonjour Aaron,

Je viens de vous lire, et je tenais à vous remercier.

Je m'appel Arthur, j'ai 26 ans et je suis devenu boulimique il y a 2 ans à la suite d'un rassemblement rainbow crudivore d'un moi en montagne.

Je m'identifie à votre témoignage, et cela aide, merci d'avoir trouvé les mots.

Cette ambiguïté de vouloir donner, mais de ne pas se donner à soi-même.

Cette difficulté de partager, de trouvé comment échanger sans abuser.

Je tient à vous partager seulement ceci, mon espoir et mon soulagement croissant, difficile et lent, mais précieux, trouvé dans la danse.
Celle que l'on danse seul assurément mais surtout,
Celle que l'on danse accompagné.

J'ai récemment fais face à une de mes peurs en me lançant dans la danse traditionnel dans le monde du bal, alternant le duo et le groupe, et cette magie de la danse me guéri. Ce partage avec l'autre, avec la musique et ses ambassadeurs, ce mélange misterieux m'a séduit !

Celle que l'on danse aussi avec le tout et,
Celle que l'on danse avec les plantes..
Elles, je les trouve à la frontière, et je les aime pour leur subtilité.. J'aime les sentir et les boire, sentir comme elles me nettoient, comme elle guérisse mon Corp, mon cœur et mon esprit.

Bien à vous et du fond de mon cœur.
🌹

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