Les autres troubles du comportement alimentaire

Quelques-uns des autres troubles du comportement alimentaire

Les compulsions alimentaires

Il n’est pas rare qu’une personne ait recours à la nourriture pour se réconforter et il est quasiment familier de donner un bonbon à l’enfant qui pleure, d’offrir une boîte de chocolat à l’accidenté, de creuser à la cuiller une boîte de crème glacée après une rupture.

Mais lorsque l’obsession de manger devient chronique et pose un véritable problème, on parle de compulsion alimentaire ou de l’obsession de manger. Le besoin d’absorber impulsivement et abondamment une nourriture, notamment sucrée, est la manifestation d’une souffrance bien réelle et l’individu qui mange tente de se libérer des émotions négatives, telles que la colère, les angoisses, la peur, la sensation de vide.

Physiologiquement, le fait de manger libère dans le cerveau des substances antalgiques qui entraîne alors une satisfaction et un apaisement immédiats. Il est possible d’être dépendant de cet état et de rechercher dans la nourriture ce dont on se sent privé (manque affectif, manque de confiance, etc.)

L’aliment est choisi, apprécié et apporte également un plaisir gustatif. Au terme de la compulsion, la personne n’a pas recours à des comportements compensatoires même si une honte se fait ressentir, telle que celle de n’avoir pas pu résister. C’est d’ailleurs sur cet élément qu’est mesurée la gravité de ce comportement, selon la dépendance de l’individu et la souffrance qui en résulte.

L’orthorexie

Est orthorexique, la personne dont l’obsession s’établit dans la qualité de ce qui se trouve au centre de son assiette, qualité fondée ou non sur des croyances propres à l’individu. Ainsi, l’orthorexie est une manière de s’alimenter suivant des règles très strictes et dont un écart peut bouleverser la personne qui s’isole peu à peu pour poursuivre sa diète astreignante.

Dans le souci de « bien manger », la personne contrôle sa nourriture et écarte de son régime tous aliments qui selon elle lui sont néfastes ou sales. Ainsi, un individu peut limiter sa consommation en refusant des produits qu’il considère trop sucrés, trop gras, trop cuits et n’absorber que des aliments blancs ou clairs, d’une seule couleur, d’une certaine consistance ou que des fruits ou des légumes, etc.

Ce trouble du comportement alimentaire entraîne des carences et selon la gravité du trouble, la personne si angoissée de bien faire peut perdre jusqu’à l’appétit.

Le trouble de l’alimentation nocturne ou night eating syndrome

Combinaison entre les troubles du sommeil et les troubles du comportement alimentaire, le trouble de l’alimentation nocturne concerne les personnes qui durant un épisode de somnambulisme vont manger de grandes quantités de nourriture sans en garder un souvenir précis le lendemain. C’est en retrouvant des paquets ou sachets alimentaires que l’individu réalise son comportement.

De même qu’il en est pour la boulimie et les compulsions alimentaires, on retrouve parmi les patients qui souffrent de ce trouble de l’alimentation nocturne, des angoisses d’être, un stress évident et des difficultés à gérer les émotions.

Le grignotage

Le grignotage désigne l’habitude de manger s’en vraiment s’en rendre compte, tout au long de la journée, en petites quantités et sans faim des aliments choisis, salés, ou sucrés.

Il peut s’agir d’un pli contracté dès l’enfance dans le cadre familial, habitude dont la personne peut avoir du mal à se défaire ou différemment, manger, absorber, mâcher est une manière de combler un besoin. Par ailleurs, le stress est aussi pour 1/3 des grignoteurs la cause de leur comportement.

Le grignotage, comme l’hyperphagie, le trouble de l’alimentation nocturne et les compulsions alimentaires, peut être la cause d’un surpoids et de déséquilibres alimentaires.

Le mérycisme

L’individu souffrant de mérycisme régurgitera sa nourriture juste après l’avoir mâchée ou avant que celle-ci ne soit digérée. Les aliments sont mastiqués et ensuite crachés et jetés ou sont réingérés de sorte qu’ils peuvent être ruminés pendant des heures.

Ce trouble du comportement alimentaire s’observe majoritairement chez les jeunes enfants mais il est parfois associé à l’anorexie ou la boulimie.

La potomanie

La potomanie consiste à boire, sans soif et énormément tout au long de la journée, le plus souvent de l’eau dans le but de purifier, de débarrasser l’organisme de « déchets » ou pour occuper l’espace de l’estomac pour éviter la prise alimentaire ou la réduire.

Il n’y a pas un minimum ou un maximum convenable lorsqu’il s’agit d’apprécier la potomanie car le besoin d’eau de l’organisme diffère selon les individus, mais certains considèrent que la potomanie est avérée lorsque la consommation de liquide dépasse 4 à 5 litres par jour sachant que des personnes boivent jusqu’à 20 litres quotidiennement.

A ce niveau, le corps risque de nombreuses complications dont la polyurie (sécrétion d’urine en quantité abondante, augmentation du volume urinaire) allant pour les cas les plus graves à des oedèmes (poumons, cerveau) ou jusqu’au coma potentiellement mortel.

Mise à jour le 22 Septembre 2010

Définitions

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