Vos témoignages


Bonjour, Je suis une jeune étudiante, souffrant de trouble du comportement alimentaire (T.C.A) depuis l’âge de treize ans. Onze ans que je bats contre cette maladie. Il y a eu des réussites, des rechutes. Beaucoup de rechutes.
Pour moi tout à commencer, lorsque mon père a été médaillé d’or olympique en athlétisme à Athènes en 2004. Je n’avais que douze ans, mais ça a été la descente aux enfers. Mon père voulait toujours être le meilleur, faire de meilleur temps. Dans sa quête de la perfection, il m’a entraînée dedans. J’ai commencé à faire des sports, sports qui demandaient de l’exigence, le contrôle de soi, la perfection. J’étais ni trop grosse, ni trop maigre.
Mais pour mon père et mon entraîneur ce n’était jamais assez. Je devais toujours être la plus légère. « Que je puisse m’envoler dans les airs », comme ils disait. Puis dans l’année qui a suivit mes onze ans, je commence à subir mes premières humiliations, harcèlements morales et physiques. Mon père et mon entraîneur qui répétaient toujours le même refrain « tu es grosse ». Mes matinées étaient ritualisées par monter et descendre d’une balance. Malgré un poids dit « idéal », il stagnait. C'était insupportable. J’ai alors entrepris un régime très stricte. Je ne sortais plus avec mes amis par peur des tentations. Puis les jours passèrent plus je me restreignais. Ne pas manger c’était source de satisfaction, de bonheur. Et le poids à commencé à descendre. On pouvait lire un sourire au coin de mes lèvres, tellement j’étais ravie. Plus j'étais maigre plus mon père me trouvait belle, et j'y avais toute son attention. C'était comme une récompense pour moi.
Chaque jour où la balance affichait des grammes en moins, j'étais envahie par un sentiment de joie et de "grandeur". Comme si j'avais été plus forte que la graisse. Mais tout a un prix, et je l'ai appris à mes dépends. Hospitalisations, carences, perte de cheveux, etc. Mais tout ce qui comptait c'était l'amour de mon père. Ce que me disais les médecins, rentraient par une oreille et sortaient par l'autre oreille. Ils ne comprenaient pas que j'étais heureuse comme ça. Puis est arrivé le décès de ma mère : anorexie. Se fut comme un choc. D'un côté je venais de perdre ma mère souffrant des mêmes troubles que moi, mais de l'autre côté je voulais garder ce lien que j'avais réussi à avoir avec mon père, tout en sachant que cette maladie pourrait me tuer. C’est alors que s’est installé la boulimie. Cette envie de manger pour vivre, mais la crainte de grossir pour finir aller se faire vomir.
Pour moi, j’avais trouvé un compris entre manger pour vivre et ne pas grossir. Mais je faisais fausse route. Plus les années passèrent plus je m’enfonçais dans ce trouble qui mettait jusqu'alors inconnu. Les crises pouvaient monter jusqu'à six par jours. J’engloutissais des quantités astronomiques de nourriture. La satiété, le plaisir mettaient devenues complètement inconnu. On ne peut même pas dire je mangeais : je bouffais. Tout et n’importe quoi. Il fallait que je me remplisse, jusqu'à ce sentiment d’étouffement, jusqu’à la douleur d’un ventre qui va exploser, pour enfin abréger mon calvaire et vomir. Voilà à quoi ressemblait mon quotidien. Toutes mes journées étaient accès sur les crises. C’était même l’angoisse lorsque j’allais en fac et qu’un prof rajoutait un cours à la dernière minute « comment faire pour faire ma crise ». La nourriture est devenue mon obsession, et de l’autre une angoisse envahissante celle de la peur de grossir.
Maintenant je vogue entre anorexie et boulimie. Je peux passer des jours sans manger. Et dans le sens inverse manger plus ce qu’une personne normale ne peut avaler. D’un côté je pense contrôler la situation en m’abstinent de manger, mais en réalité je perds tout contrôle de moi-même lors de mes crises. Il y a l’envahissement d’un dégoût de soi, mais impossible de ne pas recommencer...au début ce n’était qu’un régime, maintenant c’est devenu un combat.

Merci de m'avoir lu, et pour courage pour ceux qui se battent contre un les troubles du comportement alimentaire.

Bonjour,


Je vous ai lu toutes. Courage ! Je suis une maman qui vit avec une jeune fille anorexique depuis deux ans. Je l'aime tellement fort. Je peux vous dire que je souffre de la voir avec 'elle' comme on l'appelle chez nous. Elle m'empêche d'être avec mon enfant comme j'aimerais être. Et ma fille est tellemnt parfaite et empêche sa vraie personnalité d'être là. Si vous saviez comme mon enfant mon manque. En aucun cas je veux la contrôler ; j'aimerais juste tellement la retrouver ! Courage

Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai appelé les secours. Je ne supportais plus la douleur. Et pourtant, Dieu sait que je sais la supporter cette douleur. Cette impression que tout va exploser. Imploser. Tout en se jurant que cette fois, oui, cette fois-ci, ce sera la dernière. Cette douleur là, je ne la connais que trop bien. Aujourd'hui pourtant, c'est allé encore plus loin. Ca a fait encore plus mal. Et pour la première fois en presque 10ans, j'ai eu peur. J'ai eu peur que mon corps me lâche. Et ce matin encore, je me le suis juré. Plus jamais. Plus jamais je ne recommencerai. Jamais plus je ne ferai de mal à mon corps. La torture, c'est fini. La douleur, c'est terminé. Oui, je me le suis juré.

Cela dit, maintenant que le mal est passé. Maintenant que je ne suis plus tordue dans mon lit, tremblante, et que je peux à nouveau marcher... Elle me semble bien loin cette pensée. Cet engagement, bien vain. Après tout, cela va bientôt faire 10ans que je mange de ce pain. Bientôt 10 années que je suis enfermée dans ce même schéma. Tous ces plans, toute cette organisation. Tous ces murs... Tant de fois j'ai essayé de les briser. Parfois, en prenant mon temps. Souvent à grands coups de poings. Mais toujours ils revenaient. Petit à petit, ils réapparaissaient. Et le pire dans cette histoire, c'est que je suis celle qui les érige. Je fais en sorte de les rendre chaque fois plus solides, de les élever toujours plus haut. Oui, ces murs que je veux faire tomber, c'est moi qui les crée.

Lorsque je me l'imagine ; lorsque j'essaie de lui donner une forme, deux images similaires, bien que différentes, me viennent en tête. Il y a l'Ancre. Et il y a l'Ombre. L'Ancre, pour le poids. Oh non, pas ce poids là. Pas celui sur la balance. Il a, certes, toute son importance, mais au fond, il est trop flou, insignifiant. L'Ancre, elle, pèse. Sur moi. Sur mon corps tout entier. Elle tire sur mes chevilles, et tente de me couler. Elle s'agrippe à mon bassin pour me faire tomber. Elle s'accroche à mon cou et cherche à me noyer. Mais l'eau est profonde. L'ocean, immense. Tout autour est inconnu et effrayant. Alors au fond, cette Ancre, elle me garde en sécurité... Puis, il y a l'Ombre. Elle est silencieuse. Elle est plus grande que moi. Elle reste dans mon dos. Une main sur chaque épaule. Elle n'est ni chaude, ni froide. Il y a des fois où elle s'éloigne, comme dans un souffle. Elle prends ses distances et reste calme. Et, d'autres fois... C'est une tornade. Une tempête. Elle se rue sur moi et elle m'attrappe. Elle rentre en moi et elle me prend tout. Mon sourire, ma joie, mon énergie, mes certitudes, mes projets. Elle tache tout de noir. Du cerveau au coeur ; de la tête aux pieds. Elle obscurcit ma vue et me vole ma voix. Elle est comme du pétrole sur mes côtes. Du goudron sur ma peau. Elle est mon cancer. Mais il est dur d'avancer seule. Et mes jambes sont lourdes. Tous ici me sont inconnus, indifférents. Alors, au fond, cette Ombre, elle me garde en vie....

Ne vous fiez pas au calme. Ne vous fiez pas aux formes. Allez plus loin que les mots. Parce qu'à l'intérieur, je crie. A l'intérieur, je hurle. Je donne des coups de poings dans les murs. Ce n'est pas une ancre. Ce n'est pas une ombre. C'est une maladie. Ce sont des symptômes. Ce sont des douleurs. Ne tournez pas le regard. Observez. Prenez conscience. Car à l'intérieur je me bats. A l'intérieur, j'y crois. Je veux mes sourires et ma joie. Je veux mon énergie, mes certitudes et mes projets. Oui, cette fois c'est sûr. Je veux vivre, c'est juré.


Anne-Line

Bonjour à tous,

Je m'appelle Fanette, j'ai 28 ans, je me permets de vous exposez mon probleme ici en esperant être écoutée.

Commençons par le debut, je suis née je faisais **kilos. Jusque là rien d'anormal, mon enfance à été trés rhytmée par les insultes moquerie et mise à l'écart. J'avais des crises de boulimies infernales, j'ai subi des insultes de la part de mon professeur de sport en cm1 car j'étais en surpoids. A l'adolescence je suis devenue obèse. Les rdv chez les docteurs pour voir ce qui n'allait pas ne m'ont jamais aidée. Aujourd'hui j'ai 28 ans, au mois de Juin j'ai decidé de me reprendre en main. J'avais atteint le poids de **kilos en juin 2016 je faisais du sport. J'avais une alimentation équilibrée. Grâce a tous mes efforts, j'ai perdu ** kilos. Apres, n'ayant plus le courage de faire des efforts par le mode de vie qui nous entoure, je n'ai plus perdu. Je faisais des crises de boulimie, et là, depuis le mois de septembre je suis arrivée à ** kilos.

Je suis restée tres lontemps avec ce poids là et depuis le mois de novembre il m'arrive quelque chose d'assez incroyable et etrange. Je ne supporte plus de garder de la nourriture dans mon estomac. Aujourdui je suis à ** kilos. Au moment ou je vous écris j'en fait peut-être moins et en 4 jours j'ai perdu ** kilos. Je ne supporte plus la vue de nourriture. Dès que je vois un plat j'ai une phobie, j'en attrape mal au ventre presque l'envie de vomir. Dans une journée je peut garder environ 1 repas sur 3, je me fais vomir tous les soirs. Matin et midi de temps en temps. Si je vomis c'est parce que je me suis mis dans la tête que la nourriture est mauvaise pour moi.

Voilà je vous en dirai  un peu plus si vous avez des questions ou des idees sur mon probléme. Je vous remercie de bien vouloir respecter tous ce que j'ai marqué et ne pas me critiquer sur ce que je vis en ce moment car c'est tres dur a vivre pour moi en ce moment. Je me sens tres seule face a ce probleme. Je souhaite bon courage a toutes les personnes qui vivent des moments douloureux et de solitude et je vous souhaite bon courage à tres bientot.


Bonjour à tous,

Je m'appelle Fanette, j'ai 28 ans, je me permets de vous exposez mon probleme ici en esperant être écoutée.

Commençons par le debut, je suis née je faisais **kilos. Jusque là rien d'anormal, mon enfance à été trés rhytmée par les insultes moquerie et mise à l'écart. J'avais des crises de boulimies infernales, j'ai subi des insultes de la part de mon professeur de sport en cm1 car j'étais en surpoids. A l'adolescence je suis devenue obèse. Les rdv chez les docteurs pour voir ce qui n'allait pas ne m'ont jamais aidée. Aujourd'hui j'ai 28 ans, au mois de Juin j'ai decidé de me reprendre en main. J'avais atteint le poids de **kilos en juin 2016 je faisais du sport. J'avais une alimentation équilibrée. Grâce a tous mes efforts, j'ai perdu ** kilos. Apres, n'ayant plus le courage de faire des efforts par le mode de vie qui nous entoure, je n'ai plus perdu. Je faisais des crises de boulimie, et là, depuis le mois de septembre je suis arrivée à ** kilos.

Je suis restée tres lontemps avec ce poids là et depuis le mois de novembre il m'arrive quelque chose d'assez incroyable et etrange. Je ne supporte plus de garder de la nourriture dans mon estomac. Aujourdui je suis à ** kilos. Au moment ou je vous écris j'en fait peut-être moins et en 4 jours j'ai perdu ** kilos. Je ne supporte plus la vue de nourriture. Dès que je vois un plat j'ai une phobie, j'en attrape mal au ventre presque l'envie de vomir. Dans une journée je peut garder environ 1 repas sur 3, je me fais vomir tous les soirs. Matin et midi de temps en temps. Si je vomis c'est parce que je me suis mis dans la tête que la nourriture est mauvaise pour moi.

Voilà je vous en dirai  un peu plus si vous avez des questions ou des idees sur mon probléme. Je vous remercie de bien vouloir respecter tous ce que j'ai marqué et ne pas me critiquer sur ce que je vis en ce moment car c'est tres dur a vivre pour moi en ce moment. Je me sens tres seule face a ce probleme. Je souhaite bon courage a toutes les personnes qui vivent des moments douloureux et de solitude et je vous souhaite bon courage à tres bientot.


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