Je m'interroge
pour un proche

Quels signes interrogent ?

Certains signes sont très visibles et doivent alerter :

  • Une perte brutale de poids, en un temps très court
  • Un changement radical dans la façon de s’alimenter : suppression de plusieurs catégories d’aliments (supposés faire grossir), sélection sévère, obsession du poids.

Mais d’autres sont plus discrets et c’est plutôt la coexistence de plusieurs signes qui doit finir par interroger. Citons parmi ces signes :

  • La durée prolongée d’un régime
  • L’évitement des repas pris en commun ou le fait de manger différemment des autres lors des repas pris en commun
  • La focalisation sur la valeur calorique des aliments
  • Le surinvestissement de la cuisine (préparation des repas pour la famille auxquels la personne ne touche pas elle-même)
  • Une hyperactivité physique et/ou scolaire, professionnelle
  • Une tendance à boire du liquide en quantité excessive (potomanie)
  • Une obsession du poids qui pousse la personne à se peser quotidiennement voire plusieurs fois par jour
  • L’alternance de périodes de jeûne et de périodes d'alimentation excessive
  • Le fait que la personne mange en quantité excessive sans pour autant grossir
  • Des signes de dépression, d’angoisse
  • La dépréciation
  • L'isolement par rapport aux autres (amis, famille…)
  • Des disparitions aux toilettes ou dans la salle de bain après les repas

ils/elles s’expriment sur ce sujet, sur le blog

Comment se comporter ?

L'anorexie comme trouble

Face à une personne qui se présente ou qui présente des Troubles du Comportement Alimentaire (TCA), la position de l'entourage est difficile. Bienvenue la personne elle-même est dans le déni, assure que tout va bien et c'est alors l'entourage qui est très inquiet, très angoissé. Comment aider quelqu'un qui ne demande pas d'aide? L'entourage se postent vite impuissant, ce qui renforce son angoisse. La première choisie à faire est de sortir de ce cercle vicieux en reconnaissant son inquiétude ou son angoisse et en faisant appel à un tiers.

L'entourage n'est pas impuissant plus il ne peut pas détenir toute la solution. Faire appel à un tiers, renoncer à sauver soi-même, rester présent Mais pas dans l'exclusivité est la ligne directrice à l'adoption.

Un équilibre difficile à trouver

Il s’agit donc de reconnaître que l’on ne va pas soi-même trouver la solution pour la personne souffrant de TCA. Il est important de ne pas s’approprier le symptôme de son proche, de son enfant : il faut absolument que la personne souffrant de TCA ait un espace pour s’emparer elle-même de son symptôme.

Néanmoins, le temps peut être long entre la prise de conscience par l’entourage et la décision de se soigner de la personne.

Il ne faut pas hésiter à consulter pour soi-même, à se faire aider pour supporter ce temps.

Quelques conseils aux parents

  • Parlez ouvertement avec votre enfant sans tabou. Parlez-lui de votre inquiétude à son sujet, des risques encourus.
  • Faites appel à un médecin qui surveillera régulièrement son état de santé.
  • Ne vous focalisez pas sur la nourriture, les repas. Continuez à partager d’autres sujets d’intérêt.
  • Montrez-lui que vous êtes là. Dites-lui que vous ne le jugez pas, mais que vous êtes inquiet. Incitez-le à s'exprimer, mais sans le harceler.
  • Encouragez-le, soutenez-le pour qu’il accepte l’aide extérieure.

Mise à jour le 2 mai 2017

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