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Comment gérer son impuissance?

Bonsoir,

j’ai lu de nombreux témoignages, et je tiens à dire que je suis en ampathie avec tous ses proches qui se battent. Cela me donne de l’espoir

Je suis ici pour parler d’une amie à moi. Elle s’appelle chloé, et elle est anorexique depuis bientôt 1 an, c’est à dire que les premiers symptomes visibles pour nous ce sont manifestés autour du mois de Mars. Nous avons toujours eu une relation extrémement fusionnelle, si bien que je me suis énormément investie dans sa maladie dès le début, sans trop savoir ce que je pouvais faire ou non et quel impact je pouvais avoir sur la situation. Avant l’été, elle était à 45 kilos pour 1m76. Elle avait repris 2 kilos, puis elle est partie voir sa famille à l’étranger seule avec sa mère.. Elle est revenue en pesant 37 kilos.

Depuis, elle n’a pas pris de poids. Elle est suivie par un psychologue depuis le mois de juillet, elle est également suivi par un endoctrinologue, un médecin généraliste, et elle a vu un psychiatre à deux reprises pour savoir si elle devait se faire hospitaliser ou non. Son père est en contact avec moi ainsi que deux autres amies proches de chloé, mais sa mère ne veut pas nous parler. J’y ai cru très fort au départ, surtout grâce au fait que la maladie semblait avoir été détectée tot, et aussi parce que chloé exprimait une réelle volonté de se battre.

Cependant, les choses stagnent depuis. Je n’ai plus de nouvelles de son père, chloé continue à me dire qu’elle va regrossir, mais aux phases d’excitation où les bonnes résolutions fusent se succèdent des phases d’isolement, ou elle ne répond plus à son téléphone ni à ses mails, ou elle construits des mensonges abracadrants pour m’empecher de passer à l’improviste chez elle, ce que j’avais pris l’habitude de faire depuis quelques mois lorsqu’elle ne répondait plus. Bizarrement, elle a fini par attendre ses visites, comme si en me disant non elle attendait que j’y vois un appel…

J’ai compris il y a peu en parlant avec un psychiatre que malgré son discours, elle était encore loin du stade de la guérison. Il n’est pas question pour elle d’aller à l’hopital. Je sais bien que c’est la maladie qui parle en elle, mais je suis alarmée car plus le temps passe, plus la guérison sera difficile.

Ses parents veulent la protéger mais ils refusent d’en parler autour d’eux ou de chercher du réconfort, et j’ai l’impression qu’ils essayent de la croire, alors même qu’elle ment en permanence. Je suis consciente de l’horreur de la situation pour ses parents, et je ne juge pas leurs actes car il faut du courage pour affronter ce qu’ils affrontent au quotidien bien que la situation familiale est loin d’être parfaite.. Chloé est dans le contrôle constant de son poids et je m’alarme.

Ai-je le droit de lui dire ce que je pense? Je souhaiterai conseiller un groupe de soutien aux parents, est-ce mon rôle?

Je ne l’ai jamais lachée mais il y a 10jours, elle a fait sa deuxième rechute et je suis très triste, j’ai peur de la voir de nouveau car j’ai peur de craquer devant elle. Au poids qu’elle pèse, l’internement dans un hopital ne serait pas judicieux?

Je ne supporte plus de ne rien pouvoir faire sinon de la soutenir, de plus elle a 19 ans et j’ai remarqué que passé la majorité, les marges de manoeuvres pour de telles situations étaient plus réduites..

Voila. J’ai besoin d’agir, j’aimerai vos avis sur la situations.

Merci d’avance.

Article écrit par Tilly


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