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Tout est possible !

Par : Valérie

Bonjour à toutes et tous,

Je viens tout juste d’avoir 42 ans et je vous apporte mon témoignage ici pour démontrer du fait que se sortir de genre de trouble est possible. Je suis aujourd’hui une femme heureuse et bien dans sa peau. Pour moi le chemin a été long mais j’espère que mon récit pourra aider d’autres personnes, leur faire gagner du temps…car finalement la chose est assez simple…il suffit de s’aimer !  Quelque soit votre passé, votre éducation, votre environnement dans l’enfance tous les drames qui ont pu vous tomber dessus, la nourriture (ou son absence) n’est pas une réponse. la réponse. La réponse, c’est l’amour que l’on se porte et même si vous en avez manqué, il n’est jamais trop tard pour s’en donner et le plus fort sera celui qui vient de vous, pas de l’extérieur ou d’ailleurs…

Voici mon histoire :

Depuis l’enfance j’étais en guerre avec la nourriture et en guerre contre moi-même. Mal dans ma peau, persuadée d’avoir un problème que je devrais supporter toute ma vie, d’être anormale puisque dotée d’un appétit ingérable.

J’ai passé plusieurs décennies à essayer de résoudre le problème mais aussi à me cacher et à me refuser toute vie amoureuse tellement je me trouvais moche. J’ai fait des régimesle premier à 8 ans m’a été imposé et il m’a complètement détraquée. J’ai perdu une bonne partie de ma confiance en moi, en mon instinct et en ma capacité à savoir ce qui était bon pour moi. J’ai aussi perdu la légèreté de l’enfance et l’amour de mes parents, je suis devenue une source d’inquiétude et j’ai appris à me détester. Me nourrir est devenu une source d’angoisse permanente que je sois en période de régime ou en période d’excès.

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J’ai vu des médecins généralistes, des spécialistes, je suis allée dans un centre d’amaigrissement pour adolescents (à ma demande), j’ai lu des tas de livres, suis allée chez Weigth Watchers, j’ai fait du sport, suis allée voir une psychologue, un psychiatre…j’ai pris des médicaments, j’ai essayé la sophrologie, la méditation, l’hypnothérapie, et tout un tas de thérapies comportementales…tout ça sur plusieurs années. J’ai souvent réussi à perdre du poids, jamais à me débarrasser complètement du problème.

Vers 35 ans, j’ai commencé à me dire que les régimes (et même le rééquilibrage alimentaire) ne marchaient pas et qu’il fallait trouver autre chose. J’ai un peu laissé tomber l’affaire et j’ai continué à alterner des périodes bien équilibrées avec des périodes d’orgies de sucre. Je faisais bonne figure, mais je vivais l’enfer.

Trop manger est pris pour de la gourmandise, on passe pour une bonne vivante mais ça n’a rien à voir. Le sucre est une drogue, j’en ai aujourd’hui la certitude et le gras peut le devenir aussi. Régulièrement, j’allais acheter des paquets de gâteaux, du chocolat…un  peu de salé pour compenser cette overdose de sucre et je pouvais manger tout ça en un temps record, dans ma voiture ou devant la télé, en tout cas dans un endroit où personne ne me verrait.

Combien de fois, je suis sortie du supermarché pour me retrouver à pleurer dans ma voiture en me disant que je ne m’en sortirai jamais et que ce n’était pas une vie ? Mais je croyais que c’était “mon destin” d’être grosse. C’était d’autant plus frustrant que j’avais passé plusieurs mois (sur une longue période) à tout décortiquer avec des psys pour déterminer que j’avais manqué d’amour étant petite et que c’est pour ça que je mangeais trop. La belle affaire ! Non seulement, je n’avais pas besoin d’un psy pour savoir ça mais en plus cela ne résolvait en rien le problème puisque je ne pouvais pas changer mon passé et que l’on ne me proposait aucune solution.

A 40 ans, j’ai réalisé que tout allait de travers dans ma vie que je n’avais pas de vie amoureuse, pas de travail, pas d’enfant et que j’étais très malheureuse. J’ai commencé à me projeter dix ans plus tard et là j’ai pensé qu’il serait vraiment ridicule de continuer, à cet âge, à traîner ce problème de poids. Comme par ailleurs cela faisait plusieurs mois que je dépensais beaucoup d’énergie à trouver un travail sans résultats, j’ai pensé que c’était peut être un signe, voire une opportunité de changer, de régler ce problème définitivement.

J’ai décidé d’agir. Par expérience et à cause de mon vécu et de mes déceptions, j’avais déjà pris beaucoup de recul sur tous les discours que l’on peut entendre à droite, à gauche sur les problèmes de  poids et de nourriture. J’ai décidé de prendre encore plus de recul et même beaucoup de hauteur pour me défaire de tous ces discours et trouver ma propre solution.

J’ai aussi décidé de me faire confiance et de n’écouter que moi. J’ai compris qu’avant mon premier régime, je n’avais pas un comportement alimentaire anormal et que je ne me posais aucune question quand à la façon de me nourrir, c’était naturel. J’ai été victime d’un physique bien charpenté (à 7 ans je faisais une tête de plus que tous mes camarades de classe) et des angoisses des autres qui m’ont imposé un régime draconien à l’âge de 8 ans.

A cette époque, j’ai alors commencé à désirer fortement tous les aliments qui m’étaient interdits et notamment le sucre alors qu’avant je n’aimais pas particulièrement ça. J’ai commencé à m’acheter des gâteaux, des barres chocolatées et autres…en cachette. Sans le savoir, j’ai connu mes premiers shoots de sucre.

En comprenant ça, j’ai décidé de considérer le sucre et les produits sucrés comme la cigarette, c’est-à-dire, un truc inutile, qui rend dépendant et n’apporte rien, si ce n’est des sensations désagréables et des problèmes de santé, bref…un boulet, un fil à la patte…et je sais de quoi je parle puisque j’ai aussi fumer pendant dix ans !

J’ai constaté que deux types d’aliments me posaient problème : tous ce qui était trop sucré, biscuits, barres chocolatés, gâteaux, viennoiserie et le fromage parce que j’adore ça ! Pour ces deux types d’aliments me restreindre relevait de la torture. Alors, comme le sucre au fond, je n’aime pas vraiment ça et que le fromage je peux m’en passer, j’ai décidé d’éliminer ces deux types d’aliments de ma nourriture. Plus précisément, j’ai décidé d’arrêter de m’acheter du sucre, des gâteaux, etc. et de ne plus me faire de plateau de fromages. J’ai conservé la possibilité de manger du fromage, si j’en avais vraiment envie, lors d’une invitation et celle d’en utiliser pour cuisiner, et je ne me suis pas privée de manger un peu de sucre sur une tarte aux fruits ou d’utiliser du sirop d’agave pour sucrer un thé ou une tisane…

J’ai aussi choisi de ne pas me peser, l’idée étant d’adopter une façon de me nourrir que je pourrais conserver toute ma vie, j’ai pensé que mon corps irait là où il devait naturellement aller et surtout que, contrairement à tout ce que je croyais depuis plusieurs décennies, ma personne ne se résumait pas à un chiffre 🙂 !

J’ai aussi choisi de n’en parler à personne, car non seulement cela ne concernait que moi mais aussi parce que j’avais trop souvent laissé mon pouvoir aux autres sur ce point. Désormais, j’ai compris que je suis la mieux placée pour savoir ce qui est bon pour moi.

Donc une recette simple : pas de sucre, pas de fromage, pas de balance, un peu d’activité physique parce que j’aime ça (mais j’en faisais déjà avant de toute façon) et c’est tout !

J’ai aussi tenu un journal pour noter mes progrès et mes bonnes idées, que ce soit une recette de cuisine que je venais d’inventer, une idée de menu, un produit cosmétique bio qui me plait et qui me convient, la liste des vêtements qui constituerait ma nouvelle garde-robe, le temps passé à marcher, faire du vélo, etc…

Je voulais que ce soit simple et ludique…les résultats se sont fait sentir assez vite, rapidement j’ai commencé à flotter dans mes vêtements, j’étais plus joyeuse et j’ai commencé à pouvoir me regarder en entier dans le miroir sans avoir envie de pleurer. Je me suis sentie de mieux en mieux, j’ai commencé à remarquer le regard des hommes et à l’accepter. Au bout de quelques mois, j’ai même décidé de me mettre à la danse classique ! A 40 ans c’est plutôt pas mal, non ? {#emotions_dlg.smile}

Plusieurs personnes de mon entourage ont remarqué un changement et m’ont félicité, moi j’ai mis encore un peu de temps à l’intégrer dans ma tête mais mes vêtements ne mentaient pas, il m’a fallu refaire toute ma garde-robe !

Un ancien pantalon m’a servi de référence pour constater le changement mais je n’avais aucune idée du nombre de kilos perdus. J’ai profité d’une visite médicale pour la plongée pour me peser et là, je n’en suis pas revenue […]. Et tout ça sans régime et sans efforts, juste en réglant l’addiction au sucre et en étant beaucoup plus raisonnable sur le fromage.

Le gêne de l’obésité n’existe pas, ce sont des conneries ! Personne n’est gros à lécher les murs. Il n’y a pas de prédisposition non plus. Ces expressions sont complètement inappropriées, elles impliquent une fatalité et font croire aux gens qu’ils n’ont aucun pouvoir sur la prise de poids ou pire encore qu’ils devront se battre toute leur vie, c’est ridicule. Mais il n’y a qu’à comprendre ce que le marché de la minceur représente (et j’englobe les autorités scientifiques comme par exemples les médecins) pour comprendre l’intérêt de ce discours.

Par contre, je sais aujourd’hui que les excès de sucre peuvent provoquer une vraie dépendance et qu’il faut en avoir conscience. Mon histoire fait que je ne peux plus manger de sucre rapide sans que mon cerveau en redemande encore et encore…même si je n’ai pas faim et franchement ce phénomène n’a rien à voir avec le plaisir, c’est plutôt l’enfer, alors je suis bien contente de m’en être débarrassée.

Par ailleurs, pour avoir fait beaucoup plus attention à mes sensations de satiété durant ces quelques mois, je sais aussi qu’il y a autant d’organismes différents que de personnes et que nous n’avons pas tous les mêmes besoins. Je mangeais trop par rapport à mes besoins parce que j’avais perdu cette sensation. Aujourd’hui, je mange ce que j’aime à la quantité qui me convient et quand je n’ai plus faim j’arrête, c’est aussi simple que ça ! Mais dans cette sensation, le sucre est un leurre et me fait perdre les pédales. Une fois que l’on a compris ça, c’est gagné. {#emotions_dlg.smile}

 

Article écrit par Valérie


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